Duty.com - The Grimsby Experience
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Duty.com - The Grimsby Experience

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 Breathe in, breathe out... Here we go again!

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MessageSujet: Breathe in, breathe out... Here we go again!   Ven 23 Mai - 22:49

La lumière blanche crue se répercutait douloureusement contre les murs immaculés du couloir devant les ateliers. Il y avait dans l'air comme une éléctricité contenue que Candice semblait être la seule à capter.
Ou peut-être était-ce le moyen qu'avait découvert son instinct de survie pour la prévenir que tout cela était une très vilaine idée.

"Mauvais plan Candy, très très mauvais plan" Lui hurlait son cerveau.
La réponse de son coeur se résume très rapidemment: "Je ne suis pas une sucrerie, sur ce va voir ailleurs si j'y suis!"
Et puis, de toute façon, elle n'avait pas vraiment le choix. il était hors de question que toute l'école mette le nez dans ses placards pour en ressortir ses vieux démons. Non! Inadminssible. Elle ne pouvait même pas, ne serait-ce que l'imaginer!

Elle serra dans sa main le papier déjà froisser pleins de menaces pernicieuses à demi voilés et d'ordres impérieux que Duty avait eut la gentillesse de lui envoyer. Elle qui jusque là n'avait céssé de défendre la théorie selon laquelle Duty n'agissait ainsi que pour leur bien et leur divertissement commençait à trouver de plus en plus de charme à celle qui affirmait qu'il n'était qu'un safique venu de leurs enfers personnels pour les torturer. Non, mais vraiment, elle qui aurait été la première à se proposer pour mettre un peu de bazar dans cette école, voire dans ce pays, (d'ailleurs elle n'avait jamais choisit d'y atterir), se retrouver à faire ça!

Elle relit les mots sans équivoque de la missive:

Cette saleté ne lui laissait aucune échapatoire. Et Eliott refuserait sûrement catégoriquement de la peindre, si toute fois elle avait assez de courage pour aller lui parler. Et ce n'était pas gagner.

Candice était de nature phobique, pas vraiment le genre à jouer les héros et à affronter ses peurs.

Hors, aller se frotter à Eliott Jeckyll, le garçon le plus fantastique, époustouflant, merveilleux, l'homme dont elle rêvait stupidement toutes les nuits comme une gamine rêve à son prince charmant, et qui par sa simple présence suffisait à faire monter la température comme dans un sauna était très risqué pour sa santé mentale. Approcher son idole, c'était risquer de griller un fusible au moment même où il poserait les yeux sur elle.
Vous l'aurez comprit, Candice idolâtrer Eliott Jeckyll comme l'ange tombé du ciel divinement canon qu'il était et elle était actuellement complètement paraliser par la peur devant la porte de l'atelier devant lequel se trouvait ce dernier avec pour seule consigne qu'il devait la peindre.

Elle mit de l'ordre dans ses cheveux, arrangea rapidement ses vêtements comme elle le put -quoi que cela ne servait visiblement à rien- en tentant de se persuader que la situation pourrait être pire:
Elle pourrait être l'une des premières chrétiennes de Rome enfermée dans une arenne face à une douzaine de lions anémique et affâmés. ou la sorcière que l'on crâme sur le bucher devant les yeux ébahis d'une foule d'abrutis congéniteaux et encore, elle n'était pas certaine que cela soit pire!

Puis avalant une grande goulée d'air aromatisé aux produits ménager elle frappa deux petis coups sur la porte.
Après cinq longues secondes d'attete, et la patience n'étant de toute façon pas une qualité dont la jeune Russe pouvait se targuer, elle entra en silence dans la pièce.

Il y avait là une petite dizaine d'étudiants tout à leur travail artistique qui ne la remarquèrent même pas ce qui était pour le mieux!
Elle chercha des yeux le garçon de ses rêves, puis son regard tomba sur sa silhouette.

Son sang fit le plus rapide tour de son anatomie qu'il n'ait jamais fait. Sa respiration se bloqua dans sa gorge et sa température monta brusquement. Elle se débarassa de son sweeter bleu-gris avançant vers le garçon en s'astreignant à inspirer calmement l'air aux relents de guaches et de peinture à l'huile.

Elle bloqua ses jambes arrivée à sa hauteur, restant un instant pensive en le contemplant de profil.
"Inspirer... Expirer..."
Elle ne savait même pas de quelle foutue manière elle était censée l'aborder sans paraître immédiatement stupide, alors elle tenta d'être très neutre:

" - Bonjour... Je m'appelle Candice, j'étais là durant le voyage, tu sais pour le match..."

Elle marqua une pause anxieuse, elle venait probablement de se vendre, ce genre de phrase faisait totalement groupie de campus. Quelle horreur, depuisquand est-ce qu'elle ressemblait à ça?! Au moins, sa voix n'avait-elle pas tremblée... quel réconfort... non, en sortant de cette salle elle demanderait à changer d'école! Bien sûr ses parents n'accepteraient jamais alors en dernier recours elle devrait se décider pour le suicide et alors Duty aurait sa mort sur la conscience! Bien fait!
Elle continua d'un ton qu'elle voulait désinvolte sur le sujet qui la précoupait et qui était le plus éloigné de sa propre attirance envers le garçon:

" - Et, je suis complètment fanatique de toutes tes oeuvres, tu vois.
Alors, j'aimerais savoir, si tu avais une minute à m'accorder pour qu'on en discute. J'aimerais beaucoup savoir si ce que j'ai déduis de tes tableaux est bien ce que tu voulais faire passer. Enfin, bien sûr si ça ne te dérange pas et si tu as du temps je te promet de rien cracher à tes admiratrices..."


Bien ça! Vraiment! Elle ne s'en serait pas crut capable! Avec ça, et un peu de chance elle pourrait parler avec Eliott de préférence hors de cet endroit bondé et faire doucement glissé la conversation vers le fait qu'il la peigne sans trop se mouiller! C'était parfait! Et au pire des cas personne ne serait là pour la voir se prendre un rateau mémorable! C'était vraiment mieux qu'elle n'espérait, à condition qu'il accepte bien sur. Et dans le cas contraire... Elle verrait bien.
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MessageSujet: Re: Breathe in, breathe out... Here we go again!   Jeu 29 Mai - 22:14

Un cours d’art plastique un jeudi après midi comme beaucoup de cours d’art plastique des jeudi après midi. Eliott Jeckyll avait l’esprit ailleurs. Il faisait machinalement balader son pinceau sur sa feuille, réalisant ce qui ne serait sans doute pas l’œuvre fondatrice de sa carrière. A vrai dire, ses songes divaguaient vers la fête qu’il allait héberger dans pas longtemps dans son manoir près de Leeds. Et qui promettait d’être huge. Et qui promettait de mettre son père dans tous ses états. Ainsi que sa belle mère. Ce qui était, avouons le, une motivation d’enfer. Ses pensées furent interrompues par le bruit de la porte qui s’ouvre, et les pas de quelqu’un qui rentre. En l’occurrence il s’agissait là d’une quelqu’une. Il la dévisagea un instant pour déterminer son identité. Il repris ensuite son activité normale, à savoir la peinture. Elle se mit à parler. A lui.

Candice, c’est ça…


La phrase était sortie de sa bouche, mais étrangement, elle n’avait rien d’une question. Candice. C’était ça. Son prénom. Oh, détrompez vous, il connaissait bel est bien son prénom. Il savait aussi qu’elle était en seconde, qu’elle avait ces drôles de ???, et qu’elle passait étrangement pas mal de temps à se trouver dans les mêmes endroits que lui au même moment. Il en savait des choses. Sur les gens, ses camarades. En vérité, lorsque Eliott était enfant (zoom sur regard mélancolique, fondu sur un paysage désertique du Yorkshire où respire l’ennui et la lassitude) l’un de son passe temps préféré était d’observer les fourmilières. Je vois d’ici les sourires moqueurs, mais pour la défense de mon personnage, en tant que narrateur, je me vois dans l’obligation d’objecter que le Yorkshire, c’est vraiment à crever d’ennui parfois, surtout lorsque l’on vit au manoir Jeckyll. Donc, l’observation des fourmis. Quelque chose d’assez fascinant en soi, même si ça n’est a pas l’air au premier abord. Et poétique de surcroît. Toute cette vie qui grouille, ces détails à observer, pour tenter de comprendre. Ce que nous ne révèlerons pas au lecteur, c’est que Eliott Jeckyll avait également l’habitude de piétiner sans scrupule la fourmilière une fois son observatoire terminé. Nous ne le révèlerons donc pas, afin de ne pas nuire à l’image immaculé de notre personnage adulé par les foules.
Harper était en quelque sorte semblable à une fourmilière, et considérer ses camarades comme des fourmis (ou des larves, pour les plus pitoyables d’entre eux) n’éloignait pas tellement Eliott de la vérité. Voilà pourquoi il connaissait le prénom de la fourmi numéro 312, Candice. Membre du club d’art plastique, tout comme lui, et de la fanfare, ce qui, du point de vue d’Eliott s’apparentait à de la lèpre sociale, mais cela n’avait pas l’air de traumatiser la jeune fille outre mesure.
Il daigna finalement poser son pinceau et lever les yeux vers elle, la dévisageant d’un air impassible, comme il le faisait toujours, en particulier avec les individus de sexe féminin. Après quelques longues secondes passées ainsi, il reporta son attention sur son pinceau, le trempant amoureusement dans un verre rempli de white spirit et remuant lentement.

Premièrement, je ne sais pas si tu possède une quelconque légitimité à te trouver en ces lieux.


En effet, ce cours était réservé au élèves préparant les A-levels et ayant choisi « Arts Plastiques/Histoire de l’art » en matière. Au loin leur professeur s’agitait de manière passionnée en expliquant le subtil art de Pollock à Stanley Reynolds (oui, vous aussi vous trouvez que ça fait beaucoup de « Y » pour un seul nom ?) un demeuré star de l’équipe de water polo qui s’était trompé en remplissant son formulaire de réinscription et qui s’était donc retrouvé dans la même classe qu’Eliott. La seule chose dont il était capable était de faire goutter des petites tâches de peintures sur sa feuille. D’où le monologue enflammé sur Pollock. Mais n’est pas Pollock qui veut, tâcher d’expliquer ça à madame Collins, leur professeur, s’éventrant à trouver le génie caché au fond de chacun de ses étudiants. Même Reynolds, oui oui !
Autre individu particulièrement remarquable ayant choisi de suivre cette classe : l’inimitable Pamela « Pam » Salmon, qui était en pleine confection de ce qui, selon ses dires était un bouclier intergalactique en papier toilette et sur lequel trônait mystérieusement un harmonica rouillé. La routine, somme toute.

Et deuxièmement…


BONJOUR CANDICE HALLICKA CANDICE !


Non vraiment, Eliott d’apprêtait à prendre la parole… mais ça, c’était avant que Pam ne tende sa main de demeurée frappée par la foudre divine par dessus la table pour serre (de force) celle de Candice. Hélas, Pamela avait toujours eu du mal à coordonner ses mouvements, et ne pouvait évidemment pas prévoir le désastre qui allait arriver. Alors qu’elle serrait frénétiquement la main de Candice, son bouclier intersidéral alla rouler pile dans le récipient contenant du white spirit, vous savez le truc qui pue et qui est un tantinet désagréable à avoir sur soi… et bien ce machin se déversa sur le canson d’Eliott, détruisant son merveilleux travail, et alla finir sa course en plein sur la robe de Madame Collins. Qui aimait beaucoup cette robe. Vraiment vraiment beaucoup.

JECKYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYLL !


Eliott leva une tête innocente, qui aurait suffit à donner l’envie à n’importe qui de lui pincer les joues. Tout le monde sauf Collins. Qu’il soupçonnait d’être lesbienne, soit dit en passant. Bref, c’était l’anarchie in the atelier. Leur chère professeur était à présent rouge telle la tomate trop mûre, et elle n’eut même pas la force de prononcer les fatales paroles (à savoir « dehors ») désignant d’un doigt tremblant la porte. Eliott aurait pu protester et lâchement dénoncer Salmon. Mais pour l’heure, le cours lui avait déjà parut bien trop long, et l’air libre semblait une bonne idée. Il attrapa au passage le bras de Candice, toujours avec sa légendaire délicatesse qui est sienne (oui qui n’est pas sienne, en l’occurrence) et ils sortirent de la salle. Un fois dans le couloir, il se planta face à elle et fouilla dans sa besace, à la recherche du dernier cristal perdu. Une fois trouvé son œuvre bousillée (d’ailleurs il avait également bousillé une bonne partie de ses affaires en rangeant le dessin pas encore sec dans son sac) il le brandit devant la jeune fille puis lui déposa entre les mains.

Voilà. C’est pour toi. Tu pourras exercer ton fanatisme autant que tu veux sur cette œuvre et y dénicher les messages cachés.

Il pris ensuite une mèche de la jeune fille entre ses doigts et la fit passer de l’autre côté de sa tête, coiffure un tantinet ridicule si vous voulez mon avis de grand spécialiste de la coiffure.

Et tu pourras même en discuter devant ton miroir, coiffée comme ça, tu me ressemble un petit peu, ça fera illusion, ne t’en fait pas.

Et sur ce, il tourna les talons et s’éloigna dans les couloirs sordides de Harper.

Bonne après midi !
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MessageSujet: Re: Breathe in, breathe out... Here we go again!   Sam 31 Mai - 1:42

Eliott sembla mettre un moment avant de réaliser que c'était bien à lui que Candice s'adressait. Puis il se tourna vers elle et son coeur râta un battement:

- Candice, c’est ça…

Son coeur repartit, mais seulement un peu trop rapidemment. Il connaissait son prénom! Il l'appelait par son prénom plutôt que par son nom. Ce qui signifiait... Rien du tout. Candice se trouva immédiatement débile d'avoir ne serait-ce qu'oser penser une chose pareille! C'était tellement immature. Elle avait dépassé l'âge pour penser des choses pareilles!
Elle reprit donc d'autoriter les rouages de ses pensées, calmant les battements fous de son coeur qui s'emballait décidément pour un rien (peut-être faudrait-il qu'elle pense à voir un cardiologue. A ce rythme là elle serait bonne pour l'infarctus à trente cinq ans!) et se promit que c'était la dernière fois de toute sa vie qu'elle perdait ainsi le contrôle. Ce n'était pas vraiment un sentiment très agréable.

- Oui... Candice Halicka en fait.

Il reprit immédiatement après elle:

- Premièrement, je ne sais pas si tu possède une quelconque légitimité à te trouver en ces lieux.

Elle allait lui expliquer que non, elle n'en avait pas vraiment le droit, mais qu'en réalité elle connaissait assez bien Miss Collins pour avoir eut à faire plusieurs fois à elle par le passé, en cours ou pendant le club d'Art Plastique et la jeune Russe était quasi-persuadée que Miss Collins ne lui dirait rien. Candice pensait qu'elle devait bien l'aimer, même si elles n'étaient pas du tout d'accord sur l'oeuvre de Böcklin ou de Munch que Candice vénérait et dont le travail ne semblait pas assez engagé, pas assez concret, pas assez quelque chose en tout cas à Midd Collins.
Mais avant qu'elle ait put répondre quoi que ce soit Eliott poursuivit vivement:

- Et deuxièmement…

Il allait probablement entamée une superbe tirade de sa voix que Candice jugea comme tout le reste de son être. Peut-être un peu éraillé, ce qui ne gâchait rien.
Enfin, toujours est-il qu'il fut coupé à son tour en plein élan par une fille de son cours; une déjantée qu'elle ne connaissait pas vraiment (elle avait dut la croiser peut-être une fois ou deux), un peu folle selon les dires, une fille que Candice avait toujours considéré avec beaucoup de compassion, (les gens marginaux sont parfois à plaindre, parfois le sujet d'admiration, elle était définitivement dans la première catégorie) se pencha pour lui serrer la main à l'insu du plein gré de la russe. Dans les quelques secondes quisuivirent et qui passèrent en accéléré, il arriva simultanément quatre choses:
Premièrement la fille renversa son projet non identifié qui;
Secondement renversa à son tour le white spirit d'Eliott sur sa propre pochette canson, ruinant son projet;
Ce même white spirit finit sa course dans les robes de Miss Collins
Et finalement, Candide décida qu'elle éxécrerait à partir de cet instant et du plus profond de son âme la follasse qui avait osé gâcher le dur lâbeur d'Eliott.

- JECKYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYLL !

Le cri de rage du professeur d'art fit sursauter violemment Candice.
Elle vit Eliott prendre un petit air penaud et une moue innocente terriblement irrésistible (rappelle-toi ce que tu t'es promis Candice, tu ne dois pas perdre le contrôle, tu te l'es promis! pensa-t-elle.), puis le professeur désigna la sortie sans un mot, l'air plus que furieux, bouillonante de rage.
Et sans rechigner, modèle d'abnégation il prit la porte sans rien dire, ni se plaindre.
Ce comportement émut la jeune fille, avant qu'elle ne comprenne que c'était sûrement un moyen de sécher les cours, ce qui ne changea rien à la donne.

Elle resta figée avant qu'Eliott n'attrape son bras et ne l'entraîne à sa suite vers la sortie. Elle ne rechigna pas et le suivit sans même que Collins n'ait remarqué sa présence.
Une fois dehors, le garçon se planta face à elle avec son beau visage et un petit sourire ironique. Et Candice sut immédiatement que la plaisanterie était terminé. Il lui fourra entre le mains une oeuvre gâchée sortie de sa besace:

- Voilà. C’est pour toi. Tu pourras exercer ton fanatisme autant que tu veux sur cette œuvre et y dénicher les messages cachés.

Il y eut un bref moment de flottement, puis Candice s'écriat d'un ton sincère:

- Ecoute Eliott, je suis vraiment désolée que tu te sois fait virer de cours, je sais que ça doit être en partie ma faute. Pardon... C'est pas du tout ce que je voulais!

Mais le garçon l'ignora et déplaça une mèche de ses cheveux et ses doigts qui frôlèrent son front, laissèrent une traînée brulante sur sa peau. Elle respira. Cette coiffure devait lui rendre un air quelque peu ridicule. Ainsi, aussitôt eut-il lâché ses cheveux qu'elle les remit d'autorité en place avec une moue boudeuse.

- Et tu pourras même en discuter devant ton miroir, coiffée comme ça, tu me ressemble un petit peu, ça fera illusion, ne t’en fait pas.

Elle souffla à cette réplique. Mais elle n'avait pas envie d'en discuter avec son miroir, sinon pensez-vous qu'elle serait venu jusqu'ici?! Bien sûr que non. En fait, si elle était venue, c'était pour faire en sorte que Jeckill la dessine! Maintenant qu'elle était dehors, cette excuse bison qui volait en éclat lui importait peu. A présent, peu importe ce qu'elle dirait, cela resterait entre eux deux, alors elle ne se mouillait pas trop. Au pire, elle passerait pour une collègiene énamourée en stade terminal devant le garçon de ses rêves. Pas de quoi fouetter un chat!
Et c'était toujours mieux que de ressembler à l'autre idiote marginale, renverseuse de white spirit profondément débile et venue de Mars ou d'une autre planète supossée abritée de quelquonque organismes vivants!

Seulement, pendant que Candice réfléchissait à cela, Eliott lui était en train de se faire la malle, lâchant négligeamment par dessus son épaule:

- Bonne après midi !

Oh, ça non! Il était hors de question, qu'elle ait fait tou cela pour rien.

Elle rattrapa le garçon et aggripa ferment son bras jusqu'à ce que contraint et forcé, il stoppe:

- Ne pense pas te débarasser de moi comme ça Jeckyll! Je ne suis pas une idiote!

Bon, elle n'avait rien fait pour qu'il pense le contraire, mais bon. C'était sa faute aussi, IL la rendait comme ça. Elle se félicita d'avoir retrouver sans même s'en rendre compte, le ton autoritaire et froid qui lui seillait d'habitude. de plus, elle l'avait appeler par son nom. C'était quelque chose qu'elle faisait quand son cerveau arrêtait de se liquéfier après trop longue exposition à Mr-Eliott-super-canon-Jeckyll. Elle reprennait le contrôle d'elle-même, tout doucement. Maintenant, le mieux à faire était de cracher le morceau, après tout sinon pourquoi ne pas l'avoir simplement laisser partir. Bien, il fallait faire attention à conserver un air dégager.

- Attend. Tout ça, c'était du vent. En fait, même s'il est vrai que j'aime bien ce que tu fais, je ne suis pas venue pour en en parler avec toi...

Elle se garda bien de souligner qu'en général elle adorait tout ce qu'était ou tout ce qui provenait de Jeckyll (à une ou deux exception près, y'a des limites à tout quand même).

Autant mettre les pieds dans le plat:

- En fait je suis venue te voir parce que je voulais que tu me prennes pour modèle. Juste une fois...

Elle ne s'aventura même pas à utiliser une excuse bidon qui serait si facile pourtant à trouver du genre, c'est juste pour voir quelles techniques tu utilise, parce que en réalité elle s'en fichait, c'était le mystère de ses oeuvres qui étaient intéressantes et puis ce serait une excuse minable. Autant ne rien dire.

Ele se figura alors qu'il faudrait peut-être tout de même argumenter, qu'est-ce qu'il y gagnait, lui? Et il fallait avouer qu'elle n'avait pas penser à cette partie du problème.

- En échange, je t'aiderais. Je ferais tout ce que tu voudra à condition que ce soit pas quelque chose de glauque et pas trop crade (quelque chose de supportable par un être humain quoi). je peux t'aider à te venger, ou te fournir à peu près n'importe quoi, même si je suppose que tu as aussi tes petites combines... Je sais pas. J'ai vraiment envie que tu me peigne et je suis pratiquement certaine que je peux me rendre utile.

Voilà, les dès étaient jetés. S'il refusait elle n'aurait plus aucun arguments. Elle ignorait ce qui pourrait bien motiver Eliott à la peindre et même si un instant l'idée de lui faire du chantage l'effleura, elle s'y refusa immédiatement. Elle n'avait pas envie d'utiliser ça contre lui. Contre n'importe qui d'autre elle l'aurait sûrement fait, mais contre Eliott. Oh, ce n'est pas les infractions qu'il faisait aux réglement qui manquait. Ce n'était pas non plus ses ennemis qui étaient inexistant, mais elle refusait de lui faire ça. Si ça, ce n'était pas une preuve qu'elle l'aimait?!
Vous voyez, Candice a un coeur! Applaudissons la...
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MessageSujet: Re: Breathe in, breathe out... Here we go again!   Dim 1 Juin - 1:02

[Je suis désolé c’est assez court et franchement pas terrible… Je m’excuse pour l’absurdité de certains passages :roll : ]

Eliott adorait ça. Si on parlait le langage de djeuns ici, on dirait même qu’il était grave fan de ça, mec. Mais on ne le fera pas. Il adorait ces sorties théâtrales dont il était coutumier, qui lui donnaient l’impression d’être dans un film de gangster ( You lookin’ at me ? You lookin’ at me ? Well who the fuck else are you looking at, huh? I can’t see anybody else in here. You lookin’ at me?). Aussi loin qu’il s’en souvienne, Eliott avait toujours secrètement voulu être un gangster. Non non non voyons. C’était faux. Un peintre, UN PEINTRE ! Il voulait être un peintre. Quelqu’un a-t-il dit schizophrénie dans l’assemblée. Huh.
You lookin’ at me ?
En réalité, il semblait qu’elle le regardait oui. Au bout d’un moment il se rendit compte qu’il lui était impossible de se mouvoir correctement, d’avancer, étant donné qu’elle l’en empêchait.
Les gens dans cet établissement avaient la fâcheuse tendance de toujours vouloir stopper ses sorties fracassantes, chose qui compromettait fortement sa carrière de gangster. Il jeta un œil à sa montre, chose passablement impolie si on considère le fait que la jeune fille en face de lui tentait de communiquer avec sa personne, là tout de suite, sur le moment.
Puis la suite se révéla pour le moins intéressante. La petite Candice voulait être peinte. Eliott leva les yeux, et la dévisagea, surpris. Cette démarche était pour Eliott peu commune, en général, c’était lui qui allait réclamer à des jeunes nymphes leurs talents de modèle. Et puis elle était en seconde. Autant dire que l’audace n’était pas vraiment le trait de caractère le plus répandu chez les secondes, ayant trop peur de se faire remarquer en mal et d’être fichés pour le reste de leur scolarité entre les murs de cet établissement.
Il observa le visage de la jeune femme, comme il le faisait à chaque fois qu’il envisageait de peindre quelqu’un. Ses drôles de pommettes, sa moue boudeuse et son regard déterminé. Pour sûr, elle possédait un physique intéressant et digne d’être peint. Seulement, Eliott n’avait pas exactement le cœur ou le temps à ça en ce moment. Comprenez, il était très occupé à ruminer ses idées noires (la plupart ayant pour thème principal, ô surprise, Cicely) ou alors tout simplement occupé à ce que Duty ne lui pourrisse pas la vie. Oh, et puis il y avait cette fête qu’il organisait dans quelques jours, dans sa demeure perdue en plein milieu de nulle part (à savoir le Yorkshire, terre de contrastes mais surtout de vide glauque). Ca ne laissait pas vraiment de temps pour la peinture en dehors des cours, et s’il devait satisfaire les demandes de chaque gus lambda désirant accrocher un portrait de lui au dessus de la cheminée de grand mère parce qu’elle se sent seule et que comme ça, elle a quelqu’un à qui parler, il allait bientôt être privé de vie. Trop dommage.

Cependant, cette jeunette avait de la suite dans les idées, Eliott se devait de la féliciter –intérieurement- pour ça. Le goût de la plupart des habitants d’Harper pour les pactes avec le diable les rendaient suspects. Mais soit. La proposition était pour le moins séduisante. Avait elle seulement conscience du fait qu’elle faisait affaire avec Eliott Jeckyll, soit probablement l’un des plus grands vauriens de toute l’histoire d’Harper ?

« Poser » est une activité des plus pénible, il est très probable que tu sois obligée de rester une poignée d’heures sans bouger, ce qui engendrera chez toi des conséquences pour le moins désagréables : ennui, crampes, faim, soif, fatigue, et j’en passe. De plus, j’imagine que tu dois savoir que ma compagnie n’est pas des plus attrayantes, et j’imagine que tu devras transgresser un ou deux règlements


Il marqua une pause dans ce magnifique discours lyrique et emprunt de poésie que les plus grands lui envient sans doute la depuis leurs tombes là dessous. Sans l’avoir dit explicitement, Eliott acceptait ce petit marché, qui avouons le, était largement à son avantage. Mais il n’était pas stupide, encore moins honnête, alors il ne le dit pas remarqué à son interlocutrice. Ne vous inquiétez pas, aucune Candice Halicka ne sera blessée durant l’opération, les rumeurs de faucilles concernant Eliott Jckyll étant complètement infondées (on n’a plus le droit de faucher tranquillement du blé dans son jardin ou quoi ?).
Un sourire étira ses lèvres, laissant légèrement entrevoir ses canines. Puis il hocha lentement la tête, comme pour sceller un pacte silencieux.

Retrouve moi ici ce soir, dès la fin des cours. Pas un mot à personne.

Comme ça sonnait solennel. Il resta un moment en face de son interlocutrice improvisée, chacun attendant sans doute que l’autre bouge le premier. L’horrible son strident de la cloche d’Harper résonna dans tout le couloir, et des élèves pressés étouffants dans leur salle de classe face à un professeur ayant des problèmes de transpirations et/ou d’haleine. Au bout d’un moment, Eliott plissa les yeux tel le gangster latent qui ne demande qu’à se réveiller ?

You lookin’ at me ?


Et sur cette merveilleuse réplique (une fois de plus) il s’éloigna, un air de Wagner résonnant dans sa tête.


ATTENTION MEGA ELIPSE DE LA MORT AVEC UN OS QUI TRAVERSE L’ECRAN ET TOUT !


18h50, devant les ateliers…
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MessageSujet: Re: Breathe in, breathe out... Here we go again!   Mer 11 Juin - 20:22

(Déolée d'avoir mit autant de temps à répondre, je suis en pleine révisions, et je sais c'est nul mais bosser sur des maths ça inspire vraiment pas de jolies phrases, donc c'est vraiment nul désolée!)

Candice avait trouvé la victoire amère. un peu trop rapide et Eliott s'était éloigné sur des paroles sans sens et sans même jetter un regard en arrière...
Même, si elle se disait qu'elle allait passer un peu de temps ave lui ce soir là, et qu'elle en avait déjà apprit beaucoup sur lui (par exemple le fait qu'il était assez perspicace et qu'il aimait la franchisse et l'audace), elle ne pouvait qu'angoisser à cette idée. Elle n'était pas du genre très bavarde ce qui n'était pas pour la rassurer.

Au moment où elle quitta sa chambre subrepticement, aucunes des filles qui la partageait avec elle n'émit le moindre son, complètement indifférente.
La jeune russe, retira donc les écouteurs vomissant leurs décibels meurtriers pour ses tympans, et traversa l'école en silence. Le couvre feu n'était certes pas passé, mais dans une grande majorité les élèves d'Harper passaient leurs soirées dans leurs chambre à rire avec leurs colocataire ou dans le foyer.
Pour certains surveillants, traîner dans les couloirs signifiait même clairement que vous étiez sur le point de monter un mauvais coup.
Rien de bien stressant lorsqu'on n'a rien à se reprocher certes... Candice avait toujours quelque chose à se reprocher.

Lorsqu'elle arriva dans le couloir des Ateliers, elle fut très surprise de n'entendre aucun bruit et s'interrogea un instant: Eliott serait-il du genre à lui poser un lapin? Ce qui expliquerait qu'il est si vite accepté?

Mais elle fut rapidement détrompée car il était bel et bien là, se tenant droit comme un "I", devant la porte de l'Atelier où elle l'avait retrouvé un peu plus tôt.
Elle s'approcha silencieusement en marchant à pas mesurés, elle avait toujours adoré ça. Marcher sans acceléré avec la même horrible lenteur inaltérable que les tueurs psychopates dans les films.

C'était une constante, dans tous les films où un tueur psychopate intervenait pour butter gentiment tout ce jolie petit monde, il y avait invariablement une petite scène de poursuite où le psychopate poursuivait ses victimes hurlantes qui courraient en pleurs en marchant, lui, à lentes et longuees foulées.
Et là, CRAC, la panique et la peur faisait que les victimes se retrouvaient invariablement coincés, acculées, attendant que le psychopate marchant tranquillement viennent se saisir de leurs vies. La fin atroce était inévitable.
Candice songea soudain qu'elle avait la même démarche lente et calculée qu'un psychopate et se dit qu'en désespoir de cause, il ne lui resterait plus qu'à choisir cette option de carrière. Ce serait certainement contre l'avis de ses parents, mais enfin...

- J'étais persadée que tu me poserais un lapin... Annonça-t-elle sans cérémonies, sa voix brisant en éclats étouffés le silence.

Elle s'engouffra devant lui dans les Ateliers, se débarassant comme à son habitude de son sweater lorsque la chaleur de la pièce vint l'entourrer.

- Avant que tu ne poses la question, si j'ai fait tout le trajet pourte demander de me peindre ce matin, c'est que j'ai déjà réfléchit à l'ennuie, aux crampes, à la faim, à la soif et à toutes les autres choses qui peuvent s'avérer pénibles. Et puis, je suis certine que ta compagnie n'est pas si agaçante que tu veux bien le prétendre.

Elle s'assit à califourchon sur le tabouret près d'elle et observa longuement l'objet de tous ss rêves depuis son arrivée à Harper. Elle détailla consciencieusement son visage, ses traits indéfinissables et la lueur sauvage dans le fond de ses yeux. Son sourire qu'elle jugea souvent ironique et ses cheuveux à peine désordonné.

Et elle ne put empêcher un sourire de gagner ses lèvres.

- Alors monsieur l'Artiste, comment je pose? Demanda-t-elle en penchant la tête sur le côté.

Normalement, un modèle ne devrait pas dévisager ainsi celui qui le peignait, mais Candice s'en fichait.
Elle ne pourrait certainement passer que quelques heures avec Eliott, le temps qu'il termine son portrait alors autant en profiter pour cartographier son visage, et puis ne l'avait-il pas lui même remarqué? "You lookin' at me" lui avait-il demandé pour dernière paroles.
Elle souffla dans sa barbe tandis que depuis des heures cette phrases avait tourbillonait dans sa tête:

- Yes, I'm fucking lookin' at you and you're fucking gorgeous boy...

Elle ne se rendit même pas compte qu'elle avait laissé échapper cette phrase à voix heute tandis qu'elle poussait le sol pour tournoyer sur son tabouret avec amusement.
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