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 So... Let's go for the nature ! Maybe. [PV : Jason Ruston]

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Kitsuné Xanda

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MessageSujet: So... Let's go for the nature ! Maybe. [PV : Jason Ruston]   Dim 14 Déc - 19:32

Epreuve écologique
JOUR 5
13h30


Jamais, Ô grand jamais une personne telle que Kitsuné n'aurait pensé un jour se retrouver à ramasser des déchets de ses mains délicates. D'ailleurs, il est fort probable que quiconque fut au courant aurait éclaté d'un rire tonitruant rien qu'à cette simple idée tant la jeune femme n'avait en aucun cas le profil de la parfaite petite écologiste en herbe. Ainsi donc, les sourcils relevés dans un commentaire sans doute très agréable pour les organisateurs de cette petite sauterie et les bras croisés sur sa poitrine, la brune observait d'un air peu amène les alentours du lac à moitié gelé qui s'étendait face à elle. La petite puce blonde qui sautillait à côté d'elle ? Elle fit claquer sa langue dans un bruit clairement agacé en lui lançant en regard perplexe qui reflétait au fond toujours son débat intérieur : Pour quelle raison avait-elle décidé de faire lever cette toupie précise pour l'accompagner ?

Après tout, ce Joseph... Non, attendez, ce n'était pas plutôt Jason ? La brune leva les yeux au ciel en laissant ses pensées vagabonder un peu plus loin encore de la tâche ingrate pour laquelle ils étaient là; Oui, Jason Ruston, c'était ça. Mais qu'importait vraiment son nom puisqu'il n'était qu'un objet comme un autre aux yeux de la fille du Doyen. Disons juste qu'il était un peu plus important par le fait qu'elle avait eut le conseil fort avisé de la part de son père que de le fréquenter avec plus ou moins d'assiduité afin d'avoir une chance future de profiter une fois de plus des généreuses donations de ses parents. En bref, de profiter de lui comme elle le désirait du moment qu'il ne partait pas en courant.

« Jo... Jason. Dis-moi un peu ce que tu pense de cette activité. »

Non pas que la jeune femme s'en soucia réellement; Ce n'était qu'une façon comme une autre d'amener la conversation vers le lieu qu'elle visait. De ce fait, Kitsuné décroisa gracieusement les bras en rejetant sa lourde chevelure en arrière, pinçant des lèvres comme si tout ce qui l'entourait n'était là que dans le seul but de contrarier ses plans. Préférer se trouver à l'intérieur, elle ? Sérieusement, ce n'était pas comme si un prince charmant l'attendait dans les couloirs de l'immense château accueillant l'école. Quoique...

Citation :
« Que me veux-tu ? »

Figée au centre de deux croisements en plein milieu des couloirs du château d'Ashford, Kitsuné semblait vraiment bizarre; A chaque instant, sa main venait nerveusement replacer une mèche de cheveux derrière son oreille, et son regard scintillait de mille feux en parcourant les alentours. Que se passerait-il si on la découvrait dans cette inconfortable situation ? Elle releva la tête, foudroyant le blondinet face à elle du regard, clairement énervée de le voir lui répondre avec aussi peu de tact. Ce dernier, quant à lui, ne faisait que sourire avec un petit air provoquant sur ses traits d'Appolon. Oh ! Il savait qu'il était parfait, aussi sûrement que la brune le savait pour sa propre petite personne, et c'était peut-être là que tout les reliait tout en les séparant d'une manière flagrante.

«
Tu sais parfaitement ce que je te veux. Qu'est-ce que tu fais là ?! »
«
Tu es fiancée maintenant, non ? »

Piquée au vif, la jeune femme se recula d'un pas pour sentir la froideur du mur se coucher contre son dos; Il n'était pas question de peur ou d'inquiétude à proprement parler dans l'attitude de l'Eurasienne, mais quelque chose clochait, et ce quelque chose se lisait parfaitement en elle dans la façon qu'elle avait de poser une main contre le papier-peint clair qui lui bloquait un accès de sortie. Non, tandis que son interlocuteur s'avançait avec une franche insolence saupoudrée d'une décadence attirante, Kitsuné mordillait sa lèvre inférieure avec une unique demande brillant au centre de ses yeux d'ambre.

«
Tu pensais sérieusement que je serais à toi pour l'éternité, Lindwald ? »

Presque aussitôt, dans un mouvement aussi rapide qu'il était félin, ce dernier, fils d'Amorris Bennett - Doyen d'Oxford - et membre de la confrérie des Omega Gardian, se retrouva contre le corps brûlant de la jeune femme, ses lèvres collées aux siennes dans un baiser passionné et provocateur. C'était d'ailleurs à se demander lequel de ces deux démons l'attendait le plus; Au fond, leurs souffles mêlés parlaient bien plus que toutes leurs paroles, et le blond ne se gêna pas pour esquisser un nouveau sourire presque cruel à sa proie acculée.

«
Mais tu es à moi. »
Se ressaisissant en clignant ses grands yeux remplis de colère, la brune se redressa un peu plus en relevant fièrement le menton, parcourant les lieux d'un regard autoritaire. Jamais, plus jamais cet homme ne la toucherait ! Après tout, n'était-il pas son ennemi ? Membre de la confrérie rivale de la sienne, fils du rival de son père, il ne pouvait être que son Némésis dans tous les sens du terme, et la piété filiale que pouvait ressentir la jeune femme ne pouvait que la tenir le plus loin possible de lui. Mais après, pourquoi avait-elle profité de la première occasion pour lui donner un rendez-vous aussi risqué dans la situation actuelle ?

« Jason ! »

Aie, n'importe qui aurait plaint les oreilles du pauvre jeune homme à ce moment précis; Kitsuné venait en effet de crier, ou presque, sur ce dernier, ce qui provoqua par ailleurs chez elle une grimace fort peu gracieuse qu'elle se contenta de supprimer d'un nouveau froncement de sourcils.

« Hum. Alors, tu te décide à bouger ou non ? »

Elle n'était vraiment, mais alors vraiment, pas contente. De plus, n'étais-ce pas elle qui était figée depuis plusieurs minutes à ressasser ce qu'elle avait tant de mal à cacher ? D'autant que niveau secret, à ce jour, elle était bien loin de pouvoir en rire puisque ce n'était pas seulement ces rencontres qui la tracassaient. Mais quoi d'autre ? Oh, bientôt, bientôt. Pour l'instant, elle n'était occupée qu'à se lancer dans une campagne de martyrisation sur les gens sur qui elle pouvait mettre la main, et c'était déjà en soi une occupation assez contraignante. La pauvre.
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Jason Ruston

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MessageSujet: Re: So... Let's go for the nature ! Maybe. [PV : Jason Ruston]   Dim 14 Déc - 22:04

Incroyable. Jason ne comprenait pas ce qu’il faisait là, ni comment il avait pu se retrouver dans une telle position, surtout avec la belle et gracieuse Kitsuné. Après tout, ce serait peut-être une bonne chose … Une action pour la nature de la part de jeunes (très ?) favorisés, dans le cadre d’Olympiades, organisée seulement dans le but de montrer la suprématie d’une université sur une autre. C’était plus que pathétique, mais après tout, c’était peut-être ça le vrai monde. Écraser les autres pour montrer qui est le plus fort … Mais écraser les pouilleux, c’est tellement jouissif … Non, Jason, ce n’est pas bien … Il faut se montrer gentil et compréhensif envers ceux qui n’ont pas les moyens …

Mais franchement, est-ce que vous croyez qu’ils étaient là pour leur simple bonheur de faire une action charitable. Normalement, les favorisés se contentent d’envoyer un gros chèque à A-CET, ou à une quelconque association qui luttent pour les pseudo-droits des pauvres. Une perte d’argent, mais ça donne parfois bonne conscience. Et puis, on ne peut pas donner directement aux pauvres, on en croise jamais dans les rues huppés de Londres ! Jason ! Qui est ton idole ? … Lady Diana ? Exact, et crois-tu que Lady Diana se contentait de faire des chèques ? Non, elle allait sur le terrain. Souviens-toi de l’affiche au dessus de ton lit où l’on voit que Lady Diana aidait à déminer … Et bien, penses que tu es Lady Diana … !

Jason ne comprenait pas pour autant pourquoi Kitsuné lui avait demandé (ordonné ?) de se joindre à elle pour cette épreuve. Il avait beaucoup mieux à faire et la jeune femme aussi sans doute. Mais pour une raison inconnue, elle était là, à ses côtés. Par contre, ce n’était pas pour une raison inconnue que votre blond préféré était à ses côtés. Tout simplement, parce qu’elle pouvait l’aider d’une manière ou d’une autre. Ses parents lui avaient demandé (ordonné ?) de complaire à la fille du Doyen, sous prétexte qu’elle était de bonne société. Ce qui était sans doute vrai. Mais Jason la méprisait tout de même un petit peu. Il n’y avait sans doute pas la moindre goutte de sang bleu qui coulait dans ses veines, alors que celles de Jason en était remplie. La jeune Eurasienne avait sans doute beaucoup de classe, elle avait sans doute beaucoup de qualité, elle avait sans doute beaucoup d’argent, mais il lui manquait le sang bleu … Jason, penses à Lady Diana !

« Jo... Jason. Dis-moi un peu ce que tu pense de cette activité. »

Est-ce qu’il avait relevé le lapsus de Kitsuné ? Sans doute, mais il ne lui en prêta pas rigueur. Est-ce qu’il devait vraiment répondre ? Jason savait bien qu’elle n’écouterait pas la réponse, et qu’elle le méprisait sans doute un petit peu. Si elle savait … Elle n’agirait pas de la sorte. Elle s’aplatirait sans doute devant Jason à chaque fois qu’il passerait devant elle, et elle serait sensible à tous ses caprices. Mais elle ne savait pas, et Jason n’était pas prêt de lui dire. Elle n’avait pas l’air de s’en douter. Et puis, s’il fallait ramper à terre et exécuter les moindres des désirs de cette peste, pourquoi pas ? Du moment qu’il y avait quelque chose derrière.

« Je pense que si les gants en plastique ne sont pas fournis, il n’y aura sans doute pas beaucoup de déchets ramassés. »

Il aurait très bien pu lui raconter ce qu’il avait mangé le midi, ou ce qu’il préférait dans le 101 Dalmatiens, elle ne l’aurait même pas remarqué. Elle paraissait dans ses pensées, lointaine. Comme elle n’avait pas l’air d’exécuter le moindre geste, Jason laissa lui aussi son esprit vagabonder. Il faut dire qu’il avait quelques soucis ces derniers temps. Bien qu’il ne l’admettait pas, il consultait régulièrement, quotidiennement, voire toutes les heures, le site de Duty. Et ce qu’il avait vu dernièrement l’inquiétait fortement. On parlait de lui, enfin, sans le nommer bien entendu, même Duty n’avait pas l’air de savoir qui il était. On parlait de lui dans des mots fort peu flatteurs, on le traitait de psychopathe, qui s’amuse à taser les élèves. Franchement, les élèves n’ont qu’à faire attention, au lieu de bousculer les gens dans les couloirs de la bibliothèque par une nuit sombre sans lune, surtout si la personne bousculé s’avère être légèrement paranoïaque la nuit, qu’elle angoisse, et que la solution pour aller mieux, c’est de taser tout ce qui bouge …

« Jason ! »

Effectivement, Jason fût tirer des ses pensées par le cri (abominable ?) que venait de pousser Kitsuné. Malgré le temps qu’il passait en sa compagnie, il n’arrivait toujours pas à se défaire de l’habitude qu’il avait de sursauter à chaque cri que poussait sa maîtresse. Comme tout le monde, non ? Des frissons parcoururent le dos de Jason, en même temps qu’une fine goutte de sueur. Son souffle s’accéléra, et ses poils se hérissèrent. Toutes ces sensations lui en rappelaient d’autres, qui lui rappelait un assez bon souvenir. Un long soupir s’échappa de la bouche de Jason, qui se reprit rapidement, se forgeant un sourire (parfait ?) … C’est une chose qu’on lui avait apprise depuis son plus jeune âge. A faire attention à ce qu’il laissait transparaître sur son visage.

« Hum. Alors, tu te décide à bouger ou non ? »

Jason se retint de lever les yeux au ciel et de pousser un soupir. Pourquoi serait-ce nécessairement à lui de se bouger ? Pourquoi pas elle ? Mais bon, comme à son habitude, devant notre petite Reine du Mal nationale, Jason préféra s’incliner, s’aplatir, et parti chercher des gants en plastique, pour protéger ses belles mains, et celles de la belle Kitsuné. Je suis Lady Diana, et Lady Diana est moi ne cessa t’il de penser. L’atmosphère était glacé, et ce n’était pas à cause de l’air glacial qui parcourait le lac, ni les quelques gouttes de pluie chaude (tellement typique de la banlieue londonienne), c’était à cause de l’attitude plus que snobinarde de la riche mondaine.

Pour tenter de dégeler la situation, il prit la température, tout en ouvrant le sac poubelle.

« Tu as vu la nouvelle rubrique de Duty ? Ce pauvre Andersen, c’est incroyable ce qui lui arrive, non ? »

Jason tentait tant bien que mal de dégeler la pauvre mondaine, tout en s’informant sur ce qu’elle pensait sur ce qui était arrivé à ce pauvre J.


Dernière édition par Jason Ruston le Mer 24 Déc - 16:59, édité 2 fois
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Kitsuné Xanda

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MessageSujet: Re: So... Let's go for the nature ! Maybe. [PV : Jason Ruston]   Dim 14 Déc - 22:45

Kitsuné n'écoutait rien, c'était un fait. Et pourquoi aurait-elle dût se plier au désir sacré des hommes qui impliquait de se faire écouter, plaindre et autres actes tout à fait inutiles ? Les paroles de Jason, le petit chien fidèle de la jeune femme, n'étaient pas plus intéressantes que le bourdonnement d'une mouche tout au plus dérangeante. Quoiqu'elle aurait sans doute déjà écrasé une mouche depuis longtemps tandis qu'elle se contentait juste d'user de son pouvoir sur le beau blond. Rayez la mention inutile, il pouvait être aussi beau qu'il le voulait, jamais il ne serait encore à la hauteur des critères hautement précis que possédait la belle brune envers les hommes. Certes, il y avait la richesse, et elle posa sur lui un regard empreint de réflexion tandis qu'il revenait d'un pas rapide vers elle armé des gants de plastique quasi sacrés pour un quelconque écologiste mal luné. Oui, le portefeuille y était, mais du reste... Son regard de chien battu, ses cheveux à la couleur autant qu'à la texture de paille et ses manies particulières n'avaient rien de particulièrement séduisant.

« Tu as vu la nouvelle rubrique de Duty ? Ce pauvre Andersen, c’est incroyable ce qui lui arrive, non ? »

Pendant un long moment, la parfaite princesse des Xanda garda le silence en regardant les gants dans les mains de son compagnon d'un air peu amène. Ouh... Aucun doute, si la belle avait été d'une quelconque façon un peu canine, elle les aurait déchiré aussitôt sous ses crocs effilés.

« Tu crois sérieusement que je vais ramasser quoique ce soit ? Une seule paire t'aurait suffit. »

Ah ! L'art délicat de détourner une conversation. Dans sa moue principalement boudeuse, l'Eurasienne semblait regarder son vis-à-vis d'une hauteur de plus en plus lointaine et toute aussi gelée que n'importe quel sommet de montagne. Toujours admiré, toujours visé par les plus courageux, jamais atteint. Si elle avait été capable de sourire, sans doute ses lèvres se seraient-elles emballées à cette charmante idée que d'être le centre de toutes les attentions, ce qu'elle ne manquait jamais de souligner avec un brio frôlant une indécence intérieure qu'elle cachait en général très bien. C'est donc d'un mouvement léger que la belle se détourna de Jason pour recommencer à observer le lac face à elle, accompagnant son voyage d'une habile comparaison : En tout point, ce lac d'un bleu pâle et gelé ressemblait au regard qu'il avait posé la première fois sur elle.

C'était encore hier, ce serait toujours aujourd'hui, et à jamais son passé de mêlerait d'une façon incommodante dans son présent et son avenir, car jamais il ne la quitterait. En bien, en mal, qui le savait sinon elle et son petit air suffisant, à la limite du mystérieux une fois que cela touchait à son histoire personnelle. Ses premiers baisers, ses premières caresses, mais également ses premières disputes, ses premières supplications. Autant Kitsuné se montrait dure et forte, autant était-elle devenue sa servante du moment qu'il la désirait encore aussi fortement que ces jours d'été d'il y avait seulement trois ans.

« J'ai vu. Tout le monde l'a vu. »

Une pointe de colère traversa à cet instant la voix basse et sensuelle de la fille de Qiang Xanda, ramenant dans ses doigts l'envie de se serrer autour du premier cou qui passait... Et pourquoi pas, après tout. Son regard se perdit une nouvelle fois sur son compagnon si pauvre intérieurement, de ce genre de regard que l'on ne désire voir posé sur personne, plein d'une sombre promesse dont on ignore l'exacte destination dans un monde chargé d'électricité. Haussant un sourcil perplexe à souhait, remontant un bras pour diriger le bout de ses doigts fins sur le bas de son visage dans un mouvement pensif, Kitsuné ne semblait pourtant en aucun cas vivre un combat personnel. Et après tout, étais-ce réellement le cas au fond d'elle-même ? Chaque être incapable de se défendre de lui-même méritait tout son mépris, et son fiancé ne sortait pas de la norme de ces créatures sans cerveau qui devaient en tout point se faire dicter leur conduite pour ne pas dénoter dans une salle de billard.

« Tu n'as pas à te soucier de lui. Pourquoi le fais-tu alors, Jason ? »

Froide comme au premier jour de l'hiver, la beauté exotique affichait un intérêt très modéré sur sa proie, laissant ses ongles manucurés glisser sur sa peau dans un mouvement hypnotique de par la question qu'il amenait; Allait-elle finir par se déchirer la peau à force de montrer autant de colère contenue ? Les sourcils de la brune se haussèrent un peu plus dans une attitude probablement associée à de la moquerie tandis qu'elle se décidait enfin à s'approcher de son ravissant petit repas, telle un prédateur prêt à donner le coup de grâce. L'idée que la réponse ne la regardait pas ne passait visiblement pas dans la scène dirigée par son esprit machiavélique, mais autant que cette raison précise n'existait pas dans son scénario, le fait d'y voir autre chose qu'un intérêt pour sa propre personne ne la frôlait pas plus. Combien de temps tournerait-il ainsi à lui demander quelque chose en feignant de ne pas être intéressé par un but précis ?

« Hey, vous deux ! Faudrait penser à vous mettre au boulot là, vous allez retarder le début de l'épreuve. »

Dans un mouvement aussi soudain que violent, Kitsuné se retourna d'une glissade vers la fille qui venait de leur adresser la parole en affichant un radieux sourire dégoulinant de bienveillance. Quoi ?! Non, elle ne pouvait pas être sérieuse quant au fait de son empressement au sujet du ramassage des déchets, à moins qu'elle fasse partie de la toute aussi mièvre confrérie des Green Spirit. Pitoyable. Tomber aussi bas, c'était presque comme annoncer fièrement que l'on avait trouvé un trou sous l'échelle de la stupidité humaine, vraiment. Mais d'une seconde à l'autre, le regard de la rousse qui leur faisait face changea du tout au tout, et c'est à peine si la fille du Doyen ne sentit pas monter en elle une furieuse envie de rire jusqu'à ne plus pouvoir respirer : L'effroi, un sentiment si commun, si ennuyeux !

« Euh... Faites comme vous voulez, hein, nous on va commencer ! Euh... Bye ! »

Dans la foulée, l'incroyable Impératrice du Mal releva son autre main afin de faire un salut pourtant bourré de mépris à cette petite pimbêche dont les pas s'étaient déjà sensiblement éloignés de leur duo. Etrange comme réaction, ne trouvez-vous pas ?
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Jason Ruston

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MessageSujet: Re: So... Let's go for the nature ! Maybe. [PV : Jason Ruston]   Mar 16 Déc - 0:05

Mais pourquoi fallait-il obligatoirement qu’elle soit méchante avec lui ? Il essayait d’être gentil, de se mettre dans ses petits papiers, de rentrer dans ses bonnes, grâces, … Et il croyait sincèrement y être arrivé après le rendez-vous entre le doyen, elle et lui. Mais de toute évidence la belle brune n’avait d’yeux que pour sa petite personne, et que pour elle. Rien ne la ferait aimer Jason, et, d’ailleurs, il se demandait comment Johannes pouvait faire pour la supporter … Il y avait tant de personnes qui pouvaient être à ses pieds quand il voudrait, il pourrait trouver quelqu’un qui l’aime d’un amour sincère, … Il existait de telles personnes. C’était inconcevable qu’il soit de son plein gré avec elle. A moins que … Qu’elle sache quelque chose, que personne, même pas Duty, ne savait. Un secret impossible à révéler, ou alors le seul appât du gain. Mais croisons les doigts pour ne pas qu’il soit aussi vil.

Le regard que lui lançait Kitsuné aurait fait frissonné la plupart des personnes qui pourraient le croiser. Mais il en était tout autre pour Jason. Depuis son plus jeune âge, il était habitué au regard noir de ses parents quand il pénétrait dans une pièce rempli d’adultes alors qu’il n’y avait pas été invité, le regard de ses précepteurs dès qu’il ne réussissait pas un exercice, le regard de son professeur de piano quand il commettait une fausse note, bref, il avait connu de nombreux regards noirs, mais il fallait avouer que le regard que lançait Kitsuné était plein de rancœur, plein d’amertume, plein de … mal ? Mais le masque froid qu’il s’applique sur le visage est venu avec le temps. Les premières averses de grêle sont toujours froides, mais le froid n’est qu’une conception de l’esprit, et l’habitude permet de boucher les fissures dans un masque …

« Tu crois sérieusement que je vais ramasser quoique ce soit ? Une seule paire t'aurait suffit. »

Respire Jason ! Respire, s’il te plaît. Ne fais rien, ne dis rien qui puisse te compromettre. Lady Diana est toi, tu es Lady Diana, ne l’oublie pas ! Si Madame La Duchesse Bosoreille de Ribou n’est pas contente, elle n’a qu’à partir sur le champ, disqualifier l’équipe de Cambridge, et perdre la face, face à Oxford … Mais bien entendu, pour les beaux yeux de son père (ou ceux de Johannes ?), elle ne perdrait pas cette épreuve. Mais on pouvait bien se demandait comment. Est-ce qu’elle contait couché avec l’un des jurés, ou alors tout simplement les payer. Mais elle avait sans doute dans sa manche des cartes beaucoup plus subtiles, qui requéraient beaucoup moins d’argent et beaucoup moins d’investissement personnel, mais Jason n’osait même pas imaginer quels pourraient être les atouts de la jeune mondaine.

Un léger soupir émergea de la gorge de Jason. Jamais il n’aurait pensé être capable d’un meurtre. Mais c’était tellement … tentant ? Après tout, s’il était capable de taser des élèves, pourquoi pas rester plus longtemps sur Kitsuné jusqu’à ce que mort s’en suive. Jason ! Mais ça va pas d’avoir de telles pensées. Je sais que tout homme est faible devant des femmes aussi … manipulatrices ? mais ce n’est pas une raison pour envisager le meurtre. Est-ce que tu penses que Lady D. aurait fait ça ? Non, bien sûr que non, elle serait resté calme, classieuse, froide et souriante, comme toujours. Elle clignerait des yeux comme une vierge effarouchée devant un cochon qu’on égorge, mais continuerait de sourire. Alors maintenant, Jason, on se reprend, on enfile les gants et on ramasse, à elle de suivre … Ou pas ?

« J'ai vu. Tout le monde l'a vu. »

Lady Diana ! Lady D. ! Désormais, toutes les pensées de Jason étaient tournées vers cette femme au destin tragiquement brisé, les ailes coupés en p air. Évidemment que tout le monde l’avait vu, lu, entendu, transmis. Des informations comme celles-ci font généralement le tour du campus en une fraction de minutes. Mais ce n’était pas pour autant qu’il ne fallait pas s'informer. Et puis, c'est un sujet de conversation tellement drôle. Non pas que la belle brune n'ait aucune conversation, ou qu'ils n'avaient aucun sujet de conversation en commun. C'est tout simplement, il ne se voyait pas discuter là, maintenant, tout de suite, de la magnifique œuvre de Chopin, du magnifique quatrain de Ronsard, de la sculpture de Milo, ou des tableaux de Botticceli … Ce n'était ni l'endroit, ni le moment. Et il ne se voyait pas non plus discuter de l'action de Greenpeace avec elle. Elle n'avait pas trop le profil d'une écologiste convaincue. Loin de là même.

« Tu n'as pas à te soucier de lui. Pourquoi le fais-tu alors, Jason ? »

Jason allait répondre. Quelque chose de beau, de joli, de classe. Quelque chose qui serait sans doute subtile. Voire même quelque chose qui rimerait, et qui sonnerait avec beaucoup d'harmonie. Il avait prévu une jolie phrase … qui lui échappa dès qu'il ouvrit la bouche, interrompu par ce qui semblait être une des participantes d'Oxford, qui leur conseillât de s'activer vivement. Sans même qu'elle n'est eut le temps d'ajouter la moindre chose, le regard de Kitsuné la traversa de part en part, répandant un froid glacial entre les deux jeunes femmes. La jeune rousse se précipita d'ajouter quelque chose, évitant ainsi plus longtemps le regard de la brune. Encore une sale pouilleuse qui se prend pour la plus belle des écolo, et qui ... Jason ! Lady Diana ! Mais comment peux-tu avoir de tels mots dans ton vocabulaire ! Pouilleuse, badaud, gueuse, roturière … Et Lady D. dans tout ça, elle n'était pas roturière par le plus grand des hasards ? Cherchant à imiter à la perfection sa maîtresse, il esquissa l'un des « au revoir » qu'on lui avait appris à faire. Ceux qui sont comme quand Babeth passe dans son carrosse, où quand les Miss Monde saluent … Vous savez ? Le salut un peu … blonde ?

Les gants en plastique magnifiquement ajustés à ses mains blanches et pures, Jason entreprit de ramasser quelques déchets qui trainaient au sol. Un regard en coin à sa partenaire, toujours aussi froide et distante, plantée comme un piquet (ou un balai ?), l'air un peu … coincé ? Jason se rendit compte qu'il n'avait pas répondu à la question … et qu'elle n'avait pas l'air de s'en soucier. Comme elle n'avait pas l'air de se soucier de l'épreuve écologique.

« Parce que je me soucie de tout le monde … Surtout quand personne ne s'occupe d'eux. »

La pique, peut-être pas très subtile, avait-elle atteint son but. Rien n'était sûr, mais il valait mieux compter sur la subtilité pour jouer avec Kitsuné que de jouer franc-jeu. Et puis, jouer sur les mots, sur les phrases, c'était tellement jouissif. Et encore plus quand on a un adversaire à sa hauteur en face de soi. L'inébranlable forteresse Kitsuné ne paraissait par avoir vacillé sous les attaques du preux chevalier Jason. Bien décidé à trouver une faille dans le masque de froideur de Kitsuné, il tenta une autre approche.

« Si tu ne veux pas te baisser, même si tu dois en avoir l'habitude, tu pourrais au moins me tendre le sac poubelle, s'il te plaît. »

C'est incroyable comme les gens peuvent être hypocrites. Mais dans la phrase, il n'y avait rien de totalement … mesquin ? Seulement des petites allusions, voilées, destinées à faire bouger Kitsuné. Les yeux de Jason n'avaient pas bougé, et continuaient de regarder les déchets au sol. Les quelques regards lancés à Kitsuné étaient emplis de gentillesse et paillonnaient tels Elizabeth Taylor dans sa jeunesse face à Marc-Antoine.
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MessageSujet: Re: So... Let's go for the nature ! Maybe. [PV : Jason Ruston]   

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