Duty.com - The Grimsby Experience
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 Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]

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Apolline Finnigan
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MessageSujet: Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]   Jeu 18 Déc - 11:44

JOUR 2 / Olympiades
21H et quelques..
Projection cinématographique


On peut dire que le quartier libre de 17H, dont avaient été bénéficiaires les étudiants participant aux Olympiades, s’étaient littéralement transformés pour Coralee en partie de chasse. En effet, après avoir malmené, durant toute l’après-midi ses adversaires au jeu redoutable qu’était l’escrime, la belle s’était finalement heurtée à la sensibilité de Kitsuné, qui n’était rien d’autre que la fille chérie de se crétin de Doyen et accessoirement la fiancée de son Juanito. Autant dire que trop de sang avait coulé en ce jour dans les vestiaires prés fabriqués qui bordait le lac du Ashford Castle.
D’après vous, dans quel état se trouvait actuellement la jeune femme ?

Teint velouté, yeux charbonneux, Coralee s’était résolu à sortir de son trou, après cette bataille livrée, n’étais ce pas l’excuse valable pour fêter ça ? Ca quoi au juste ? Car il était bien clair que cette partie n’avait pas (encore) été gagnée, ni par l’une, ni par l’autre. L’autre. Cette petite dinde farcie osant prétendre à la main de ce qui lui revenait de droit. Stupide brune, elle ne devait pas savoir sur quel terrain elle s’avançait de toute évidence. Tans pis, un obus ne manquera pas bientôt de faire exploser comme il se doit sa jolie petite tête, fut elle prévenue.

Après son échange avec Kitsuné donc, Coralee s’était retirée dans la chambre qu’elle occupait avec Guila. De là, encore toute trempée de ses match, elle avait filée sous la douche.
Délectation de courte durée, mais délectation tout de même.
Se ne fut qu’une fois les idées au clair, noyé sous les trombes d’eau, qu’elle intima Gattina dans ses projets futurs. Peste soit cette salope, s’était elle entendu prononcer. Alors bien trop consciente de la rage qui fulminait en elle, sa rousse préférée s’était alors retirée pour retrouver son cousin, ou autre, du moins elle s’était éclipsée laissant Coralee seule.
Pour réfléchir la solitude était parfois la meilleure des choses. C’est d’ailleurs ce qu’elle fit en s’affalant sur le matelas moelleux de son lit, tête tournée vers le plafond.
Jusque là, Kitsuné n’avait pas prit l’avantage, mais il s’en était fallut de peu. Il faut dire que son moyen de persuasion était assez limpide aux yeux de Coralee. Son père. Problème numéro un. Problème de taille. Bien sûr notre jeune blonde avait longuement réfléchit à se problème et, à moins de ne faire chanter Xanda Junior, elle n’avait guère trouvé un moyen autre pour évité l’avantage du facteur « Père ». Peut être avec l’aide de son abruti d’ex petit copain, Hunter Hoffman ? Oh et puis, elle aurait tout le temps d’y penser…
Prétextant un mal de gorge, elle ne se présenta pas au dîné et se garda donc de retrouver ce membre du jury qui l’admirait sans aucun doute. Cependant, elle avait dans la ferme intention de profiter de sa soirée.
Guère de possibilité disons.
Epreuve de cinématographie ou chanson autour du feu avec l’équipe de tarés des Green Spirit ? Le choix fut vite fait…

Nous y voilà, Coralee chaussée élégamment d’escarpins, vêtue d’un jean brute et emmitouflée dans un large pull de grosse laine grisée -elle l’avait sortit pour l’occasion, grand froid oblige- se trouvait à présent dans la salle de projection. Comme à son habitude, elle ne fit guère attention aux regards qui la scrutaient, ou bien la dévisageaient sans pudeur. Mais cette fois ci, elle préféra tout de même se retirer avant la première projection qui aurait lieu dans 20 minutes tout au plus. C’est ainsi qu’elle disparut derrière le rideau et qu’elle se retrouva bien vite dans les coulisses. Rien d’extravagant, si ce n’est la petite foule qui s’agitait afin d’achever les dernières préparations. Tout le monde se trouvait occupé donc.. si ce n’est…

« Vous n’avez rien à faire ici. » Lui suggéra une voix derrière elle, qui lui tenait à présent le bras avec force.

Coralee se détourna avec lenteur. Un homme, qui devait être le vigile, d’après son apparence étriquée dans son costume noir, tenait une sorte de talkie-walkie à la main. Il avait un air si sûr de lui, que cela eut le dont d’exaspérer la jeune femme, surtout qu’elle ne supportait pas que quelqu’un la touche sans son autorisation. Elle tenta de se dégager doucement mais celui-ci ne lâcha pas prise.

« Lâche ce bras. Vite. » Ordonna t-elle, sec. Coralee n’aurait pas pus faire plus méprisable, et cet abruti, n’ayant apparemment pas comprit la gravité de la situation, se mit à rire, puis se ravisa quelques instant après... Coralee venait tout juste d’effectuer une pression au niveau du coup du colosse. Paralysé, celui-ci lâcha plusieurs séries de jurons, alors qu’un de ses camarades arrivait en renfort… Aïe, pauvre petite chose.

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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]   Ven 19 Déc - 2:43

Vous n’imaginez même pas ce que c’est crevant de faire de l’aviron. Nathaniel tombait de fatigue, et lorsqu’il s’était souvenu que, oui, il devait assister à l’épreuve de cinéma en tant que photographe, il avait failli en faire une syncope. Ou, du moins, aller se planquer sous ses draps en attendant que mort s’en suive, car compte tenu du froid glacial dont il avait été victime durant toute l’après-midi, ça n’aurait pas été du luxe. Mais non. Walton était un warrior, et surtout un Xanda Luminaere. Et, malgré le mépris qu’il avait pour tout ce qui était lavage de cerveau groupé (à savoir confrérie), il se devait de faire son minimum pour ne pas se faire virer, et ce, uniquement parce qu’il se devait de poursuivre la tradition familiale. Les Walton allaient à Cambridge, entraient chez les Luminaere, et devenaient des grands pontes de la science britannique, et il en était ainsi depuis des lustres. Pour ne pas entrer dans les détails, disons seulement que le jeune homme qui paraissait s’être n’avoir que faire des règles en général, avait quelque chose à se prouver à lui-même et surtout à sa famille, et s’était fixé des règles très précises, qui tenaient en deux points : avoir d’excellentes notes, et être un Luminaere. Jusqu’ici, tout allait bien, et tant qu’il faisait acte de présence une fois ou deux dans les évènements majeurs de sa confrérie, il ne risquait, pour ainsi dire pas grand-chose.

Sauf que là, il était fatigué, il avait mal partout, et il se demandait si la météo serait clémente pour le lendemain, parce qu’en cas d’une tempête de neige, il aurait quartier libre pour faire exactement ce qu’il aimait le plus sur cette terre, et qui se résumait à un mot : rien. Peut-être était-il déprimé, ces temps-ci, peut-être qu’il avait perdu le goût de faire bondir son yo-yo de ci, et même de là. Ou pas. Car à l’instant où moi, narrateur, vous fait la conversation, Nathaniel Walton venait de glisser une sucette à la pastèque dans sa bouche, et d’avancer vêtu d’un de ses éternels jeans dans les couloirs classieux du château et d’un pull en laine bleu Klein en direction de la salle dans laquelle il était supposé y avoir ces fameuses épreuves cinématographiques.

Son appareil photo autour du cou, il regardait autour de lui. Peut-être même qu’il s’était perdu.

Et non. C’était bien là. Le jeune homme pénétra dans la pièce, et regarda encore. Pour le moment, les gens s’installaient. Beaucoup avaient hâte de voir les films, mais lui avait surtout envie que tout soit finit, qu’il puisse… Quoi, en fait? Parce que dormir, c’était pas tant son délire. Il fallait qu’il retrouve ses potes : malgré les Olympiades et donc l’absence de cours, ils ne s’étaient pas non plus tant croisés que ça. Alexey, Doris, Jordan et lui-même étaient tous pris par leurs activités respectives, et malgré son caractère solitaire, le jeune homme songeait qu’il aurait été beaucoup plus marrant de passer la soirée allongé parmi les grands crus du château avec ses potes, que de retourner dans une chambre qu’il partageait avec un type cinglé nommé Bret Ginsberg qui passait son temps à griffoner des trucs dans des cahiers.

Tiens, en y pensant, il lui faudrait peut-être une petite dose de courage pour voir les films des petits bouffons d’Oxford… Sortant sa petite flasque de la poche intérieure de sa veste, il avala une gorgée de vodka, remit sa sucette dans sa bouche, et, alla s’asseoir sur l’une des chaises du fond.

« Toi! Tu es le photographe de Cambridge? Tu devrais aller faire en tour en coulisses »

Venait-il de se faire agresser. C’est fou, les gens étaient particulièrement plus désagréables depuis qu’il était en Irlande. Du moins, il se sentaient tous obligés de lui adresser la parole comme si ils avaient partagés un élevage de cochons-d’indes ensemble. Rassurez vous, ça n’était pas le cas, et même si Walton aimait beaucoup les animaux, ce n’était pas pour lui une raison pour partager ça avec un type qui n’avait de remarquable que son manque d’intérêt, et qui haussait la voix pour rappeler son existence au monde.

Mais il commençait à penser de manière négative. Étirant les coins de sa bouche de manière à offrir un sourire à l’autre, une manière de dire « tu n’es pas digne que je t’adresse la parole, mais je te remercie de l’information que tu aurais pu me transmettre de manière beaucoup plus sympathique, tache d’y penser à l’avenir », car oui, Nathaniel avait le sourire fort expressif, il se dirigea d’un pas nonchalant en direction des coulisses, ou il fut immédiatement attrapé par Doris, alias sa meilleure amie, avec laquelle il échangea quelques mots. Elle stressée, avait hâte que la séance commence, et lui prédit que son film allait être surprenant. Et elle se tira après que le jeune homme l’ait prise en photo, parce que les réalisateurs étaient surbookée. D’ailleurs, il eut vite fait de faire le tour de toutes ces têtes d’ampoules, et prédit qu’à moins qu’il y ait derrière ces nœuds de cravate parfaitement serrés un Kubrick camouflé, Doris aurait toutes ses chances de gagner.

Alors qu’il allait retourner vers la salle principale, il se retrouva face à une scène particulièrement… Euh… bref. Sortant son appareil photo, il immortalisa la scène. Une fille de Cambridge, dont il connaissait probablement le nom était en train de faire souffrir un vigile. Très méchamment. C’était tellement amusant ce contraste entre le grand type méga baraqué et la jolie jeune femme (qui n’était pas très petite, mais tout de même), à l’apparence très soignée, qui visiblement maîtrisait la situation…

Et voilà qu’un autre type, tout aussi musclé que la pauvre victime était en train de venir. Nathaniel n’eut pas le temps de vérifier son cliché, qui serait sans doute le plus intéressant qu’il aurait de cette soirée : il était fort possible que malgré toutes sa force, elle ne puisse luter deux armoires à glaces. Et une fille qui paraissait aussi cool, ne pouvait rester en difficulté.

« Attendez! »

La scène se figea au moment ou le deuxième type allait attraper le bras de la blonde, laquelle avait lâché le cou du premier gus. Et pendant une seconde, tous trois avaient tournés la tête vers Nathaniel, lequel s’était approché de la scène.

« Elle vous a fait mal, hein? Non, mais ces artistes je vous jure… »

Il tapota l’épaule de l’armoire à glace d’un air compatissant.

« Tu veux quoi mon gars? T’es avec elle? »

Il hocha la tête. C’était tout de même fatiguant, tous ces mots superflus auxquels il était contraint.

« Oui c’est la grande vedette d’un des films des élèves. Elle n’a pas besoin de passe, elle EST le passe, vous comprenez? Et on a besoin d’elle en coulisses. Maintenant »

D’ailleurs qu’est-ce qu’elle venait faire ici si elle n’avait pas de film à présenter? Bon, à la limite on s’en fichait un peu. Ça n’était pas la fin qui comptait, mais les moyens, comme disait son grand-père.

Le doute pouvait se lire dans le regard des deux types. Si Walton pouvait se montrer convaincant, il pouvait tout de même se retrouver victime de la crétinerie humaine. De toutes manières, quoi qu’il arrive, il ne pouvait pas se faire virer.

« Toi t’es qui? »
« Le photographe. Walton. »
« Et je fais quoi pour mon pote? Ta vedette l’a abîmé »
« Voyez ça avec Monsieur Xanda… bon, vous venez Mademoiselle, on vous attend » Termina-t-il en s’adressant à Coralee, prêts à déguerpir avant de se faire hacher menu.
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Apolline Finnigan
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MessageSujet: Re: Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]   Ven 19 Déc - 13:09

Flash presque éblouissant.
Coralee relâcha sa prise sur le cou du vigile. Une seconde d’inattention qui aurait pu lui être fatal, et ça sans compter l’arriver du deuxième vigile sur sa gauche…
Juchée sur ses hauts talons, à moitié courbée, jambes entremêlées avec celles du gardien, la position de la lady était relativement inhabituelle. Mais c’était sans faire cas de l’extraordinaire sens de l’équilibre dont elle faisait preuve, qui ne suffit pourtant pas car, déjà, le deuxième vigile fonçait sur elle tandis que le premier s’effondrait, genoux à terre en se massant la nuque. De tous ses muscles, le puissant colosse entoura le corps svelte de la jeune femme qui ne tarda pas à donner quelques coups de talon rudement bien placés, avant qu’elle ne se retrouve sur son épaule comme un vulgaire sac à patates. Coralee bouillonnait littéralement de rage et elle n’hésita dès lors pas à user de ses ongles et dents pour se sortir de ce pétrin lorsque qu’un nouveau personnage fit son apparition. Inespérée.

« Attendez! »

La scène, qui, nous pouvions le dire était plutôt comique, se stoppa comme un arrêt sur image (histoire de renforcer le côté cartoon de la chose..). Tous trois tournèrent la tête en direction de celui qui avait parlé, Coralee se tortillant de manière fulgurante pour y parvenir.

« Elle vous a fait mal, hein? Non, mais ces artistes je vous jure… »

La réplique ne manqua pas d’arracher un sourire à la jeune femme. Plus détendu à présent elle observa la scène sans rien dire, laissant le soin au nouvel arrivant de se débarrasser des deux vigiles.
On peut dire quand manière de persuasion, Coralee avait une sorte de don. Dans la très large majorité des cas, dont celui-ci ne faisait visiblement pas partie, elle manipulait à sa guise les gens de la hautes, comme les plus petits. Mais ce rapport de force à logique, elle n’arrivait vraiment pas à se pourvoir du moindre tact nécessaire à se sortir des encombrements qui la précéderait.
Souvenez vous, le temps d’Harper où Mlle Moore dictait sa conduite à l’un des plus renommés Lord d’aujourd’hui, j’ai nommé Johannes Andersen, alias Juanito, le fiancé de Xanda l’hymen intact. Pouvez vous saisir à quel point cette brune était elle détestée de Coralee ? Je ne crois pas nan, ou alors en ayant eut vous-même une expérience de ce type. Je vous gratifierait du passage ou notre jeune blonde exprime sa haine envers Kitsuné, sous peine de ne pas ressortir intact de l’écrit.
Enfin, ce qu’il faut retenir seulement, c’est qu’elle avait ce sentiment d’exaltation à chaque instant où elle parvenait à faire entrer dans ses bonnes grâces un quelconque pigeon qui pourrait lui apporter distraction. C’était une sorte de déesse toute puissante à qui il incombait le devoir de faire souffrir autrui.
Mais ce soir Coralee était lasse de se battre. Sans blague, 3 combats en un jour cela suffisait.
L’échange entre les deux armoires à glace et le jeune photographe –oui, il tenait un appareil autour du cou- ne dura pas plus de 5 minutes. 5 minutes durant lesquelles Coralee ne cessa d’afficher un sourire cru.
Bim. Elle venait d’être lâchée par le colosse et eut toute les peines du monde à se stabiliser. N’empêche qu’elle y parvint.
Epoussetant son pull, elle sentit un accro sous ses longs doigts osseux. Le talkie-walkie de cet abruti avait très certainement du abîmer plus encore son magnifique pull de grosse laine, aussi se contenta t-elle de le fusiller du regard, économisant son temps et sa salive pour des choses moins sommaires.
Elle se détourna et partie rapidement à la suite du jeune homme. Ils arrivèrent vite dans un endroit un tant soit peu plus calme, de là, la jeune femme se laissa tomber gracieusement sur un énorme cube qui renfermait un tas de choses électronique sur lequel une étiquette était collée, rouge vif. Elle prit le temps de respirer une sourire malicieux en coin de lèvre et dit :

« Sympa l’intervention… Coralee jeta un coup d’œil sur le badge qui ornait le pull du jeune homme avant d’ajouter : Nathaniel Walton, photographe de Cambridge University. Tu fais un reportage sur cette bande de cinéastes complètement fêlés ? »

Le jeune home avait du cran. Donné la vedette à des amateurs étaient un truc complètement dingue auquel Coralee n’aurait jamais pensé. Elle se glissa sur le côté et observa entre ses doigts les coupures qui y saignaient. Elle avait du s’écorcher lors de son attaque, d’ailleurs son jean était troué au niveau de la cuisse et elle ne s’étonnerait pas de se retrouver avec un fabuleux bleu dans quelques instants.
Coralee était une créature, habile certes, mais qui dégageait cette auras de charisme dont n’était pas pourvu toute les bizarreries de la natures. Au contraire d’une certaine Vanilla Feldmann qui irradiait de part sa beauté pure et naïve, Coralee, elle, attirait par son côté électrique, cet insaisissable mystère qui volait autour d’elle.
La jeune femme passa ses mains dans ses cheveux dorés et se massa instinctivement les tempes, dans un souffle rauque. C’est qu’ils l’avaient abîmée elle aussi.
Elle reporta son attention sur le jeune homme, grand, fin, une sucette à la bouche, il était assez amusant dans son genre, très bien coiffé, pour un look plutôt anodin. Un contraste que Coralee appréciait, sans doute…
Que pourrait elle bien faire de lui. D’après sa première approche, il semblait loin d’être bête, et c’était sans imaginer le manipuler aussi facilement. Retrouvant une allure absolument irréprochable, si ce n’est ses écorchures de ci, de là, son regard redevint fin et scrutateur, irrémédiablement froid. Elle sondait chaque chose, chaque parcelle de corps qui s’offrait à elle. Vicieuse petite chose auquel elle s’adonnait sans honte.

Une analyse bref plus tard, elle s’avança vers le jeune homme, agripa le haut de son pull d'une manière de défis :

« Te sens tu prêts pour la suite ? »

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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]   Lun 22 Déc - 16:50

Il était prêt à parier qu’à Oxford, les choses ne se passaient pas comme ça. Si Nathaniel Walton avait emporté avec lui à Ashford le téléphone portable que sa chère grande sœur lui avait offert en guise de Early Christmas Present, et qu’accessoirement il avait eu le pouvoir d’arrêter le temps assez longtemps pour pouvoir lui envoyer un message, il lui aurait communiqué le fait que décidemment, elle avait eu tord d’aller dans cette fac de ringards alors que Cambridge était si pleine de surprise. Heureusement, cet individu qui refusait d’être esclave de la technologie, ne l’avait pas son Blackberry sous la main, et ainsi donc, il n’eut pas l’occasion de perdre un temps fou à exprimer son amusement, temps qui aurait sans doute été utile au second vigile pour foutre la pâtée à Coralee Moore. Il fallait savoir que Nathaniel pouvait mettre plus d’une demi heure à envoyer un sms.
Mais bref. Oui, il connaissait le nom de la grande blonde. Comme tout le monde, aurions nous pu répliquer. Souvenez vous qu’il bossait au T.E, et c’était son job, de connaître ce genre de trucs sur les gens. Comme le nom des élèves les plus influents, ou ceux qui étaient en passe de le devenir. Car même si il ne le voulait pas, les hurlements de Brooklyn Brown au téléphone suffisaient à encrer dans sa mémoire des détails qu’il aurait préféré ne pas connaître, voire même dont il se fichait totalement.

Heureusement, la jeune femme n’était pas du genre à poser des questions. Du moins, pas durant le moment de l’action. Imaginez un peu qu’elle lui ait sortit un « Euh, moi, une artiste? Nan je crois pas. N’importe quoi, dégage. »? Ils auraient un peu été dans la panade. Comme quoi, elle était dotée d’un cerveau, chose que le cadet des Walton ne tarderait pas à communiquer à B.B. qui s’était mise en tête que tout ce qui était blond, haut perché et surtout Amaryllis, ne disposait de rien d’autre que d’un flacon de vernis à ongle à la place du cerveau. Mais peut-être que le sens de jugement de Nathaniel en était altéré, après tout, en tant que Xanda Luminaere, il était presque normal de côtoyer les fleurs de Trinité… Non, il avait des exemples crédibles, hormis Coralee. Giulia, ou encore Doris étaient des symboles vivants de la non appartenance totale des Amaryllis à une espèce proche du papillon : joli, mais décérébré. Ouf. Il n’était pas encore totalement aliéné par sa confrérie.

Le jeune homme avait commencé à avancer, suivit de Moore. Les mains dans les poches, il songeait au résultat de la photo une fois développée. Un chef d’œuvre, sans doute. Ils arrivèrent dans un espace dénué de tout être humain, mais blindée d’outils informatiques. Il était presque sûr que si Doris n’avait pas été de la partie, il aurait sûrement trouvé deux ou trois trucs à trifouiller, histoire de mettre un peu de piment à la cérémonie… Cruel, mais intéressant. Et glisser des images subliminales entre deux bandes serait un jeu d’enfant, si on lui en laissait le temps…

Non. Nathaniel. Tais-toi. Tu as une mission, ici : Photographier tout et n’importe quoi. Le frottement de mains imaginaires cessa aussitôt, et alors que Coralee avait prit place sur un carton qui sans doute devait contenir quelques merveilles technologiques, lui, se força à se reporter sur elle son attention, alors qu’elle lui adressait la parole.

« Sympa l’intervention… Nathaniel Walton, photographe de Cambridge University. Tu fais un reportage sur cette bande de cinéastes complètement fêlés ? »
« Ouais » Voilà. Il n’y avait plus d’action, et Walton retournait dans son mutisme. Alors que la fille procédait à ce qui semblait une inspection générale de ses blessures de guerre, lui retournait à son passage en revue des éléments qui se trouvaient dans la pièce. Du bon matériel, semblait-il.

Il pouvait espérer qu’elle ne le place pas dans la catégorie « petit crétin énamouré » du genre à faire partie de son fan club et à profiter d‘une occasion de chevalerie pour montrer son existence à celle pour laquelle battait son présupposé coeur. Car il était indéniable que cette Amaryllis en avait un de fan club : combien de fois avait-il entendu, lors des rares moments ou il essayait de se mêler aux conversations sans intérêts des membres de sa confrérie, les prénoms des cibles qu’ils comptaient harponner dans la confrérie partenaire. Feldmann, Moore, Gattina, et quelques autres alias le top ten des filles dont le nom revenaient sur les lèvres des types de la confrérie. Certes, lui s’en fichait. On ne lui demandait pas son avis, après tout.
Osant espérait qu’elle se rendrait compte qu’il n’était ni en train de s’enquérir de son état de santé (à quoi bon? Il était beaucoup plus inquiet pour le vigile mis à terre), ni de lui proposer de lui offrir sa veste pour camoufler un accro qu‘il n‘avait de toutes manières pas repéré, (parce qu’en guise de chevalerie, il avait dépassé son cota pour la journée), il finit par croiser son regard bleu vif, qui paraissait le scanner, littéralement.

Si c’était possible, il y avait des chances que cette nana était l’outil technologique le plus avancé de cet endroit.
Levant un sourcil interrogatif comme lui seul savait le faire, il croisa les bras, le dos posé contre un mur. Qu’en pensait-il? Amusé, peut-être : ça n’était pas tous les jours qu’il était ainsi dévisagé. Habituellement, autrui se montrait beaucoup plus discrète. Or, dans l’attitude de Coralee, il y avait une espèce de provocation. Un vœu de montrer qu’elle se fichait qu’il sache ou non qu’elle l’observait. Il aurait voulu savoir ce qu’elle avait derrière la tête, et croyez le ou non, cela n’arrivait pas tous les jours.
Oh non, il n’était pas pathétique au point de se sentir flatté. Juste, peut-être, intrigué.

Et encore plus lorsqu’elle se leva, et vint attraper le col de son pull.

« Te sens tu prêts pour la suite ? »

La suite… Quelle suite? Le regard doré du jeune homme se promena sur le visage de la blonde. Hormis quelques taches de rousseur, qui formaient une espèce de constellation sur son visage, rien ne paraissait transparaître. Et dieu savait comme autrui était particulièrement prévisible.
Était-ce une manœuvre de séduction? Ça aurait été trop facile. Walton n’était pas du genre à faire des manières, mais il supposait que quelqu’un qui mettait à genoux un type pesant facilement le double, voire le triple de son poids, ne pouvait décidemment pas se laisser avoir comme ça. Dans tous les sens du terme.

Le coin de ses lèvres s’élargirent subrepticement.

« La suite? »

Attrapant des deux mains les poignets de la jeune femme, il les baissa lentement. L’amusement se lisait sur ses traits.

« Je crois qu’elle aurait pu être toute autre si je n’avais pas eu autre chose à faire… Qu’est-ce que tu voulais faire dans les coulisses de l’épreuve de ciné, d’ailleurs? Du sabotage? De la corruption, peut-être… » dit-il en lâchant les mains de la jeune femme, puis en s’éloignant vers la porte.
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MessageSujet: Re: Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]   Ven 26 Déc - 17:24

[Désolé pour le temps de réponse]

« La suite? »

Le jeune homme avait sourit, comme si Coralee avait dit quelque chose de drôle. A vrai dire, la jeune femme ne connaissait que trop peu le sens du mot humour. C’est peut être pour cela d’ailleurs qu’elle prenait tout avec autant de gravité et qu’elle se montrait aussi peu aimable avec autrui.
Elle plia ses deux yeux d’un bleu immense de telle sorte qu’ils se forment en amande. Son regard était lourd de reprochent, elle ne supportait pas que l’on se moque d’elle. Enfin, d’après son interprétation personnelle.
Sa bagarre avec les deux vigiles l’avaient quelques peu secouée. Ses cheveux d’ordinaire lisses et sans accros se trouvaient à présent sacrément ébouriffés, accentuant son air démoniaque à souhait.
Coralee avait tout de la bête sauvage. Difficile à approcher, à dompter, il était même impossible de contenir la jeune femme tant son désir de découverte était grand. Il fallait aussi tenir compte de son côté carnassier et de ses longues griffes acérées, d’autant plus qu’elle était dépourvue bien souvent du moindre scrupule vis-à-vis de ses proies. De même, sa capacité à ressentir les peurs ou autres qui animaient les gens la rendait plus féline et redoutable que n’importe qui. Elle tenait également beaucoup de la vipère, prête à occire de son venin linguistique les réparties boiteuses de ses confrères. Et toujours, ce côté irrésistiblement mystérieux qui ponctuait chacun de ses actes. Oui, la belle créature qu’était Coralee ne manquait pas de fasciner, c’était tout à son pedigree d’ailleurs.

« Je crois qu’elle aurait pu être toute autre si je n’avais pas eu autre chose à faire… Qu’est-ce que tu voulais faire dans les coulisses de l’épreuve de ciné, d’ailleurs? Du sabotage? De la corruption, peut-être… »

La jeune femme était toujours agrippée au col de Nathaniel et celui-ci, après avoir eut le temps d’observer le comportement étrange de la jeune femme, lui prit les mains dans un geste sec et les décrocha de son pull pour les envoyer se ranger de part et d’autre du corps de la jeune blonde. Elle avait le poile doux, nous ne vous le ferions même pas remarquer tant il était surprenant que sa peau laiteuse ait ce touché délicat des pèches de vigne. Coralee afficha une moue boudeuse. Ainsi, le garçon la croyait capable de saboter l’épreuve de cinéma. Mais c’est qu’il la cernait plutôt bien. Contrariée dans ces projets, elle tira une mine candide avant de répondre dans un sifflement :

« Cela aurait pu te regarder si tu n’avais pas autre chose à faire mon grand. Et comme je vois que je t’amuse beaucoup je.. »

Elle se tue. Une voix derrière la porte s’exclamait, forte.

« Hey les gas, on recherche une blonde de ces bonasses d’Amaryllis pour prendre la place au sein du jurys d’une de ses camarades qui ne se sentait pas bien. C’est une certaine Vanilla Feldmann qui nous l’a recommandée. Vous ne l’auriez pas vu ? »

Coralee se crispa. Bonasse ? Quel était ce terme pour qualifier ainsi une lady de son rang. Ce pecnot allait le payer cher.
Les deux gardiens, qui avaient connu malheureusement le sanglant d’une bataille à la Moore, se concertèrent du regard. L’un dit, les yeux de façon à montrer qu’il réfléchissait –comme ci ces choses là réfléchissaient :

« Maintenant que tu le dis, y’avait bien une blondasse tarée dans les parages y a deux minutes. Une vraie sauvage. »

« Ouais, elle t’a même maîtriser mon potes. … Bouu je suis une petite blonde fluette qui t’ordonne de te plier à moi. La frousse hein Joy. Il en a chié dans son froc même. »

Son copain venait de répliquer tout en imitant l’hypothétique d’une Coralee écervelée. Ridicule. Son rire gras monta en écho et la jeune femme eut presque l’envie de surgir et de lui faire avaler ses lunettes prétentieuses.
En tout cas, il y en avait un qui partageait cette envie et à qui cela faisait moins rire. Moore pouvait deviner le rouge qui lui montait aux joues.

« Arrêtes toi putin ! Bon, pour votre recherche, elle est partie par là avec un grand type, un genre de photographe. »

« Merci les gas. »

Le vulgaire personnage avait parlé, sa voix écœurante et mielleuse montrant qu’il se moquait de son compère.
Déjà des pas résonnèrent dans leur direction. Lourdaud.

« J’espère que tu cours vite. Suis moi. »

Coralee avait parlé, il ne devait y avoir aucune objection ici. Si tu voulais du jeu, et bien voilà, Moore était le bon jeu du moment. Elle se coula contre le mur avant de s’arrêter sur le seuil de la porte. Ce gros lard arriva vite, heureusement.

« C’est toi Moore ? Et ben princesse nous requérons votre présence pour.. Ouch. »

La jeune femme frappa, au bas, de toute la rage qu’elle contenait. Consciente qu’ils avaient très peu de temps pour s’enfuir, elle enjamba l’individu déjà à terre, torturer par ses précieuses douloureuses.
Doutez vous encore que Coralee aimât les sensations fortes ?
Elle se dirigea dans l’autre pièce repérant bien vite la porte qui menait directement sur le parc, non loin des cuisines de l’établissement.
Deux gas l’observaient. Les deux vigiles. Elle en fit autant. De vraies armoires à glaces. Bâtis comme des taureaux, les deux types étaient plutôt beaux dans leurs genre et ne manquaient pas de ce charme de l’est bien connu en scandinave. Leurs cheveux blonds coupés cours se mariaient pourtant assez bien avec leurs costumes noirs, à la James Blond.
Dans un sourire inhumainement flippant Coralee leur adressa un au revoir avant de se faufiler au dehors par la porte du fond, à la suite de Walton.

« Salut les gas, la blondasse bonasse et fluette vous salue. »

Bim. Déjà la voix du blessé résonnait, tonitruante.

« Attrapez la, elle et son copain bordel ! »

Sourire amusée, déjà les deux silhouettes des jeunes gens n’étaient qu’ombres dans la nuit qui se profilait.
Entrant dans un autre bâtiment, ils passèrent par plusieurs couloirs, Coralee ayant reprit la tête de leur équipe, avant de se retrouver dans les cuisines, seuls.
Evidement cet itinéraire avait été voulu par la jolie blonde.
Comme si elle avait été chez elle, elle ouvrit un placard, qui regorgeait de boissons. Elle en tira deux au hasard et, refermant la porte de cette réserve ci, s’approcha de Nathaniel pour lui en tendre une. Vraiment, une bouteille d’alcool ne se refusait pas.

« T’es pas le genre à prôner l’illicite je présume Walton. »

Coralee avait lâché ceci de manière dégagée tout en ouvrant sa future consommation. On put dire que l’alcool n’était plus vraiment un tabou pour elle. Depuis la disparition de Cicely, la jeune femme noyait le souvenir de son grand amour dans l'alcool. Elle était de plus en plus vulnérable et avait même tendance à se discréditer fortement, ce qui semblait autrefois impossible. Oui, personne n’aurait pu imaginez partagé un bouteille de cognac avec la belle. D’ailleurs, chose rare de part son rang, elle ingurgitait tout, de l’alcool de clochard telle la Sangria ou de cette piquette malodorante de rouge. C’était un vice pitoyable en somme.
Elle avala une gorger d’alcool, avec désinvolture et cette once de classe en plus qui fait tout, et s’assis sur le plan de travail des tiroirs du centre.

« A la tienne. »

Le verre des bouteilles s’entrechoqua. Loin d’avoir donner cette réplique de façon bourrin bourré, elle l’avait ponctué d’une note pétillante qui témoignait d’une grande féminité.

« Finalement cette suite te plaît t-elle ? »

Premier sourire avenant qu’elle lui lançait, sous le coup, la moitié de la bouteille était déjà descendue.

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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Ya, i'm nice. [Pv Nathaniel Walton]   Ven 2 Jan - 3:24

« Cela aurait pu te regarder si tu n’avais pas autre chose à faire mon grand. Et comme je vois que je t’amuse beaucoup je..»
« Hey les gars, on recherche une blonde de ces bonasses d’Amaryllis pour prendre la place au sein du jurys d’une de ses camarades qui ne se sentait pas bien. C’est une certaine Vanilla Feldmann qui nous l’a recommandée. Vous ne l’auriez pas vue ? »

Merde, on venait d’interrompre Coralee Moore, et pour le coup, il aurait bien voulu savoir ce qu’elle allait dire avant que la voix plutôt désagréable dans le genre gros lourd à deux balles se fasse entendre dans le couloir. Pour un peu, il en aurait tapé du pied comme un gamin. En l’occurrence, il s’agissait de Nathaniel, et au lieu de, il se contenta de lever brièvement les yeux au ciel. C’est qu’il s’amusait, lui… De l’autre coté de leur tanière, la conversation se poursuivait. Certes, on engageait pas les vigiles pour leur habilité à réfléchir, mais il avait tout de même quelques limites à la bêtise. Il se serait cru de retour dans son cartoon, The crazyiest Adventures of the Blonde and the photographer, qui aurait sans doute fait un carton dans les années 30, tant la situation paraissait des plus burlesques, avec, en prime, deux baraques au QI de morue séchées qui paraissaient connaître leur rôle à la lettre. Si l’imitation de la blonde était particulièrement convaincante pour un peu qu’on fasse un effort, les mugissements supposés représenter des rires, ne manquèrent pas d’agacer le photographe et sa camarade, laquelle avait les joues tintées d’un rosissement témoignant d’une humanité à laquelle il ne se serait pas attendu.

« J’espère que tu cours vite. Suis moi. »

Il fallu quelques secondes supplémentaires au jeune homme pour comprendre qu’on les recherchait. Enfin, pas lui. Lui n’avait rien à voir dans cette histoire : il n’avait pas mis à terre un garde du corps, et agacé son pote, du moins, pas jusqu’aux dernières nouvelles.

Euh… Attends, attends, Coralee
, aurait-il pu penser à juste raison, j’ai rien à foutre la dedans. Je suis ici légalement. Photographe, tu te rappelles? Le type qui prends des photos, parce qu’on lui a demandé. Pas le type qui est complice de fugitives et qui se la joue super héros, tu piges? Ouais, c’est-ce qu’il aurait pu se dire. Mais bon. Elle était, en l’occurrence, en train de glisser contre le mur à la manière des types dans les films. Qui ont quelque chose à se reprocher. C’était un peu comme si il se retrouvait plongé dans ces aventures qu’il s’inventait avec sa sœur, et si bien sûr il aurait pu croiser les bras, et balancer un Bon, tu fais quoi, Moore? Ils veulent un membre du jury, tu en es un, montre toi, il ne le fit pas. Non.

Nathaniel Cassoss Walton prit la tête des opération, filant, comme l’aurait faite toute personne dénuée de sens pratique et d’un minimum de pragmatisme.

« Salut les gars, la blondasse bonasse et fluette vous salue. »
Sourire aux lèvres à la réplique, ils détalèrent à l’extérieur du bâtiment comme deux gamins, et finirent par attirer dans les cuisines.

Hun hun. Walton, fais un sourire à la caméra… Tu crois pas que c’est suspect que les cuisines renfermant des crus réservés à la clientèle friquée de l’hôtel Ashford, Irlande, soient ouvertes à ta soif de jeune adulte?
Non, trop pas.

« T’es pas le genre à prôner l’illicite je présume Walton. »
« Au contraire » répliqua-t-il avec un petit sourire avant d’attraper la bouteille qu’on lui tendait, par simple esprit de camaraderie…

Voilà comment ils se retrouvèrent à se prendre une cuite dans les cuisines du château, ce qui en soit ne gênait pas le moins du monde le jeune homme, qui n’avait néanmoins pas prévu une telle fin.

« Finalement cette suite te plaît t-elle ? »

Il avala une gorgée de sa bouteille, et s’appuya contre une rangée de placards :

« Pas mal, ouais… Mais qu’est-ce qui arrive aux membres des jury qui sont pas où on les attends? » En effet si son absence en tant que photographe pouvait à la limite être justifiée, celle de la jeune femme pourrait l’être beaucoup moins. Non qu’il s’en soucie, mais n’oublions tout de même pas qu’elle était liée au photographe dans la tête des deux guignols. Et le photographe, c‘était lui.

« J’aimerais savoir… » Questionna-t-il après une nouvelle rasade « Toutes les Amaryllis se tapent des cuites en piquant les réserves des autres, ou alors tu es rare spécimen qui ajoute une dose de vodka dans son Earl Grey? »

Quoi que, maintenant qu’il y pensait, lui-même en temps que Xanda n’était pas supposé être là non plus. Oui, mais bon, toute personne connaissant Walton aurait trouvé sa présence parfaitement normale. Contrairement à celle de Moore.

« T’es à la recherche de ton identité, ou une connerie comme ça? »

Et puis, là, une petite lueur s’alluma dans l’esprit de Walton, genre : Bordel, mec, tu vas pas voir le film de Doris, LE FILM dont elle te parle depuis avant même qu’elle ait commencé à le filmer.

« Merde, Doris »

Attrapant sa bouteille, il se dirigea vers la sortie des cuisines, parce qu’il avait pas trop envie de se faire choper pour une peine qui sans doute vaudrait sa décapitation directe par Qiang Xanda, dans le but d’aller à l’extérieur se griller une clope, et accessoirement retourner tenter de capter son film, mais alors, il eut comme un léger doute : ils venaient de fuir, et accessoirement de se faire choper en train de fuir. Donc, il ne serait certainement pas le bienvenu là pas.
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