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 I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)

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Vanilla Feldmann

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MessageSujet: I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)   Dim 21 Déc - 22:06

Vanilla, toute de blanc vêtue, gants, bonnets, bottes et doudoune fourrée, se tenait, main sur la hanche, au beau milieu d’une étendue de neige et ne cessait de jacasser au téléphone. Que faisait-elle dehors à 9h30 du matin sous une pareille neige me direz vous ? Tout simplement à cause d’un stupide réseau téléphonique. Ses cours ne commençaient qu’à onze heures, mais ce foutu problème de réseau dans l’enceinte de l’université datant d’un peu plus d’une semaine, commençait sérieusement à lui taper sur le système. Pour les autres élèves cela signifiait pas de parents sur le dos, pour elle, c’était une catastrophe.
Près du Lough Corrib Lake est le seul endroit qu’elle trouva pour atteindre Miss JeMacheDuChewingGum, autrement dit, la secrétaire de son cher père, Barry Feldman. L’entreprise familiale siégeait à New York, au cœur même de Manhattan. Dieu seul sait pourquoi son père est allé se fourrer là bas, mais en pensant à Manhattan, l’image de la 5ème avenue lui revint en tête… Saks… Bloomingdale… Elle tuerait pour y être à cet instant précis. Ce tourbillon New-Yorkais s’arrêtait au moment même où une voix se fit entendre à l’autre bout du fil :

- Feldman Compagny je suis à votre écoute.
- Dieu soit loué Jenna ! Passez-moi immédiatement mon père, c’est une urgence.
- Votre père est en réunion Miss Feldman.
- Je me fiche de sa stupide réunion ! Je suis sa fille et je n’ai que faire de ses collègues tous surpayés à ne rien faire de leurs journées.
- Je suis sincèrement désolée Vanilla, je ne peux rien.
- Vous savez quoi Jenna, vous n’êtes qu’une incapable ! Une incapable qui mâche du chewing gum telle une vache qui broute l’herbe !

Avant de raccrocher, Vanilla s’exclama d’un ton hautain à souhait :

- Je ne vous permets pas de m’appeler par mon prénom. Admirez votre confortable siège de bureau et votre ordinateur Hi Tech, vous n’en profiterez plus bien longtemps.

Elle regarda son BlackBerry et voulut le jeter à l'eau. Elle se ravisa à la dernière minute, ce n’était finalement pas une bonne idée.
Dieu qu’il faisait froid, ses cheveux étaient parsemés de flocons de neige et son visage commençait sérieusement à se congeler. Elle réessaya une dernière fois le portable de son père, une fois de plus elle tomba directement sur messagerie. Comment allait-elle lui annoncer l'appel du photographe ? [cf : profil, secrets]...

Malgré le froid, elle ne put s’empêcher d’admirer le paysage.Tout était si… Blanc. L’université ressemblait à un immense tas de chantilly. Cette image métaphorique fut troublée par des bruits parasites. Une silhouette se distingua dans le décor.
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)   Mar 23 Déc - 21:51

Il semblait inévitable, de rester seul plus de dix minutes, de nos jours.

Il fut une époque, où, à l’instar d’un certain Zarathoustra, Nathaniel Walton aurait pu choisir de s’exiler en haut d’une montagne quelconque, avec pour seuls compagnons, ses animaux de compagnie imaginaire, un serpent et un aigle. Là, il aurait pu méditer, tout en buvant de la bière qu’il aurait fabriquée lui-même, et en fumant les cigarettes tirées des plans de tabac et de chanvre qu’il aurait fait pousser avec amour, à l’abri d’un tilleul qu’il aurait trouvé par hasard, non loin de la grotte où il aurait élu domicile. Cette découverte aurait ajouté encore au bonheur qu’il se trouvait à mener sa vie solitaire, puisqu’en plus du reste, il aurait eu de la tisane à volonté…


Une porte claqua :

« Allume la lumière »
« Non… Non… Pas la peine…»

Des bruits de succions se faisaient entendre. Nathaniel, qui visiblement s’était assoupi, reçu au visage… Un soutien-gorge. Il semblerait qu’il était au milieu de quelque chose. Merde. C’était gênant.
Dégageant le vêtement de son champ de vision, il se retourna sur le coté, glissant à nouveau une main en dessous de son crâne, et fermant les yeux.

Chassant sa nourriture par lui-même, mais se nourrissant en majorité de baies sauvages et de fruits frais, qu’il ferait sécher au soleil pour préparer des conserves pour l’hiver, il aurait passé ses après midi assis à l’ombre de son arbre à méditer sur l'existence. Certes, sa dentition aurait été quelque peu endommagée par le manque d'hygiène, mais le lac et les branches de réglisse qu'il aurait emportées dans son sac auraient suffies à...

« Tu as ce qu’il faut? »
« Oui, bien sûr… Atten…AARRHHH… Bordel, Nathaniel qu’est-ce que tu fous ici? »
« Oh mon dieu! »

Entre les souffles et les bruits de bouche, il était décidemment impossible de dormir. Le jeune homme avait tendu le bras et allumé la lampe de chevet qui se trouvait à coté de lui, dérangeant les deux tourtereaux qui n’étaient autre que son pote Jordan (forcément, c’était sa chambre), et une nana dont le nom lui échappait.

« J’essayais de dormir » répondit-il avec son flegme habituel.

Visiblement, il avait allumé juste à temps. Cinq secondes plus tard, et il aurait pu être témoin de choses qui auraient traumatisés ses pauvres petits yeux innocents pour l'éternité.
« Dans MA chambre? »
« Mon… Euh… Le type qui partage la mienne s’entraînait pour l’épreuve de théâtre, je pouvais pas m’écouter penser »

Il jeta un coup d’œil derrière Jordan. La fille qui l’accompagnait était en train de se rhabiller avec précipitation.

« Et… »
« Et euh… Alexey a dit que je pouvais squatter ta chambre »
« … »
« La sienne était déjà prise… »
« … »
« Mais te gênes pas pour moi, hein… du moment que vous faites pas trop de bruit… »
« Dégage »

Bon.

Dix minutes plus tard, il était passé récupérer un blouson et son paquet de clopes, et avait entreprit de quitter le château d’Ashford. Il était demandé pour les épreuves de l’après-midi, donc visiblement, il avait du temps devant lui. Assez, pour aller pioncer quelques minutes dans un arbre. Quoi il neigeait? Mais ça ne posait absolument pas de problèmes à Walton, qui avait déjà repéré une cabane, non loin du lac, dans laquelle il pourrait sans doute caler un oreiller entre deux outils de jardins. Et reprendre son rêve si merveilleusement reposant. C’était chouette, quand même, de faire des rêves reposants…
Oh, ne croyez pas qu’il n’avait pas essayé de retourner dans sa propre chambre, ce qui aurait été fort plus logique. Mais voilà : Bret Ginsberg avait entreprit d’inviter tous ses petits camarades pour réviser leur épreuve de théâtre ou on ne sait quoi, et l’endroit était devenu une espèce de repère pour intellos givrés. Il s’était fait expulser vers cinq heures du mat’ des fauteuils qui se trouvaient dans les salons du château, sous prétexte qu’il valaient une fortune, et à présent que même Jordan ne voulait pas de lui...

Vivement qu’ils retournent à Cambridge. Du moins, vivement les vacances.

Marchant depuis quelques minutes à l’extérieur des lieux, il avait glissé une cigarette entre ses lèvres vermeilles et avait entreprit de marcher en direction du lac, longeant les tentes installées pour les épreuves, sans doute, et se dirigeant vers la cabane qu’il avait cru repérer la veille.

Et c’est alors qu’il tomba sur Vanilla Feldmann, alias la reine des abeilles. Enfin, tomber… Tout était relatif. Figurez vous qu’entre Walton et la cabane, il y avait une plaine. Qu’au milieu de cette plaine, comparable à une boule de neige qui aurait des mensurations de rêve se dressait une blonde au visage reconnaissable entre mille par le jeune homme, parce qu’épinglé un peu partout au sein de la rédaction du Trinity Eyes où il travaillait, entre la fille du doyen, et deux ou trois autres spécimens.
Sauf qu’évidemment, elle n’avait pas de petite moustaches de dictateur ni de corne de démon. Ah… Cette chère Brooklyn Brown, toujours à vouloir faire du zèle dans les détails…

Sans jamais avoir parlé à cette fille, Walton savait, compte tenu sa réputation, qu’elle avait tout d’un tyran en escarpins, à l’instar de son acolyte, Kitsuné Xanda. Certes, il y avait fort peu de chances qu’elle ne prenne la peine de s’attarder sur un individu aussi banal que lui, et même si à cette seconde précise il se maudit pour avoir eu le malheur d’être aussi grand, il entreprit de s’avancer, le plus naturellement possible, en direction de son objectif.

Non qu’il soit paranoïaque, mais il avait remarqué que, depuis qu’il était à Cambridge, à chaque fois qu’il y avait une bimbo dans les parages, elle était pour lui.
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Vanilla Feldmann

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MessageSujet: Re: I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)   Mer 24 Déc - 0:51

La neige s’intensifiait au fil des heures, Vanilla avait une furieuse envie de se rouler dans ce parterre de glace, mais elle calma ses ardeurs… Une Feldmann ne ferait jamais de pareilles choses. Pour cette Amaryllis, l'hiver n’évoquait ni bonhommes avec une carotte en guise de nez, ni batailles de boules de neige, seulement une luxueuse suite du St. Regis Resort à Aspen. Triste vision de l’enfance me direz vous, que nenni, il est difficile de languir des moments que l’on ne soupçonne pas d’exister. Nancy Feldmann a consacré toute sa vie à l’image de sa famille. Sa fille se devait d’être aussi parfaite que les diamants de la Reine. “ Ne met pas tes coudes sur la table”, “ne parle pas en mangeant”, “tient toi droite”, autant de recommandations que Vanilla ne connaît que trop bien. Elle ne lui sera jamais assez reconnaissante de lui avoir appris la fierté qui caractérise si bien aujourd’hui la Reine des Amarillys. L’esprit de Vanilla vagabonda ainsi plusieurs minutes.

Quand bien même le froid entreprit de congeler Queen V, la colère de la minute précédente teinta ses joues de rose. Elle jeta un rapide coup d’œil autour d’elle, malgré cela, le sens de l’orientation n’était pas son point fort. Depuis plus d’une heure, elle s’efforçait de joindre son père à l’autre bout du monde, deux pas par là, quatre de ce côté, et là voila au beau milieu d’un champ de neige. Qu’ais-je fais au bon Dieu pour mériter ça ?
Ses mèches blondes, balayées par le vent, lui brouillait la vue, cependant elle réussit à distinguer un grand jeune homme. Ce visage lui disait quelque chose. Il faut avouer que ce garçon avait une certaine classe, ce dernier, marchant dans la neige, luttant contre le vent, c’est clair, il se donne une allure de James Bond, soupçonna-t-elle, un brin ironique. Sa pensée illumina son visage d’un sourire en coin. Evidemment, Vanilla connaissait le prénom de cet élève puisqu’elle faisait partie de ce genre de personne qui connaît absolument tout sur tout. S’en était même parfois très agaçant. Nathaniel s'immobilisa devant elle, plus confiant que jamais.


- Qu’est-ce qui vous amène par ici Mr. Walton ? Une soudaine envie de pointer le bout de son nez dans un réfrigérateur grandeur nature ?


L’Irlande… Mais quelle poisse. Elle enfila ses gants bleu marine Chanel et dévisagea cet Anglais à lunettes. En général, les personnes du sexe opposé devenaient rouge de confusion devant ce un mètre soixante dix de perfection. Nathaniel semblait à son aise. Dieu merci, et qu’il le reste !


- Bienvenue en Irlande ! Dit-elle avec un geste de la main faussement royal.


Le ton de sa voix était amusé, et ses yeux d’un bleu perçant ne trahissait pas la moquerie. Mais prenez garde, Vanilla est dans les parages, vous n'êtes jamais à l'abris d'un quelconque défis...
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)   Mer 24 Déc - 17:14

Voilà, on vous l’avait dit, il avait la poisse. Tout ce qu’il voulait, c’était dormir. Mais non. Non. Il avait fallu que l’Amaryllis se retourne au moment ou il passait non loin, le plus discrètement possible. Mais essayez d’être discret en marchant dans de la neige, vous aussi… Sérieusement, ce bruit bien distinctif en aurait grillé plus d’un. Et la jeune femme avait bien évidemment fini par le repérer, au moment où il criait (intérieurement) victoire, se voyant déjà allongé dans sa cabane, car oui, elle était sienne à présent. Non, c’était impossible que ce soit sa cigarette qui l’ai grillée…. Les allées et venues de sa main vers sa bouche, et les aspirations de la fumée étaient plutôt silencieuses. Certes, le bruit du plastique de son blouson à chaque mouvement était particulièrement strident, mais tout de même, pas de quoi déranger une Amaryllis en pleine méditation. A moins que Feldmann, en plus du reste, ait des oreilles radars… Mais nous nous en tiendrons à l’hypothèse des bruits de pas dans la neige, voulez vous.

- Qu’est-ce qui vous amène par ici Mr. Walton ? Une soudaine envie de pointer le bout de son nez dans un réfrigérateur grandeur nature ?


S’arrêtant brusquement, refreinant une grimace, il lâcha un soupir. Pourquoi fallait-il que les Amaryllis se pensent être au cœur de toutes les attentions? Ça n’était pas le cas, pas pour Walton, du moins. Malgré le potentiel évident qu’avait la reine des abeilles, aujourd’hui reine des glaces dans sa tenue qui se fondait incroyablement bien dans le paysage, il se voulait être une personne qui refusait d’être attiré par la lumière, et finir esclave d’une fille uniquement pour sa plastique, son rang social ou sa confrérie. Merci, il avait pu voir ce que ça faisait d’être ankylosé par les sentiments. Oui, il suffisait de voir Andersen et sa petite mais néanmoins redoutable Xanda. Et tous les autres, prêts à répondre au moindre de ses claquements de doigts sous prétexte qu’elle était la fille de son père. Merci, mais ça n’était pas pour lui. Car loin d’avoir la prétention de croire qu’il pouvait être de ceux qui plaisaient à la blonde poupée, il n’en était pas moins persuadé qu’elle se croyait un pouvoir sur lui qui était, dieu merci, inexistant.

Étonné qu’elle connaisse son nom, poli comme un Luminaere se devait de l‘être, il fit machine arrière et s’approcha de l’Américaine, lâchant ce qu’il restait de son mégot dans la neige (conscient du fait que d’ici deux jours, il serait contraint de le ramasser lors de l’épreuve écologique), et répondant de son ton impassible, tout en repoussant la monture de ses lunettes qu’il avait mises pour prétendument rester dans l’anonymat :

« Tout simplement le sommeil »

Non, il n’avait aucune intention de raconter sa vie à l’Amaryllis, et encore moins le fait qu’il était persona non grata dans sa propre chambre, mais lorsqu’on y pensait, c’était un peu ambigu comme réponse.

Il s’apprêtait à reprendre son chemin vers la cabane, lorsqu’une question l’arrêta :

« Et toi, Vanilla Feldmann, ô reine des Amaryllis… N’as-tu pas une cour à diriger? Des Fleurs à torturer? Où donc est passée ta cour d’admirateurs et tes suivantes? »

On peut vous assurer qu’il ne faisait pas exprès de parler ainsi à Feldmann. Certes, sa voix ne trahissait pas la moindre once de respect, d’intimidation ou même d’admiration. Peut-être mettait-il sa vie en danger, en parlant ainsi à la meilleure amie de celle qui pouvait influer son renvoi de la confrérie dans laquelle il se trouvait. Mais… L’on pouvait mettre cela sur le compte du sommeil. Lorsqu’il était fatigué, c’était à peu près comme lorsqu’il avait trop bu, en beaucoup moins amusant, cependant. Que voulez-vous, le manque de sommeil rendait ronchon, et il était loin d’être humeur à faire des bassesses. Que cela plaise ou non à la petite reine.
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Vanilla Feldmann

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MessageSujet: Re: I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)   Jeu 25 Déc - 0:14

Elle regarda la cigarette encore fumante enfouie dans la neige avec une moue dédaigneuse. Non pas qu’elle se soit reconvertie en « Green », le tabac en soi la répugnait. Dieu du Ciel, qu’est ce qu’il pouvait bien inciter les gens à fumer ce genre de poison ? Une série d’images toutes plus dégoutantes les unes que les autres lui traversèrent l’esprit. Un tantinet traumatisée par la prévention anti tabac de Cambridge, les dents jaunes, le teint blafard… Non merci !

- Tout simplement le sommeil.

Quoiqu’il en soi, le jeune Walton semblait tout à fait honnête dans ses propos. Quel drôle d’élève. Un rapide coup d’œil à sa montre lui informa qu’il était 18 heures passé.

- Soit. Je suppose que tu as été conquis par la charmante cabane qui se trouve derrière toi. Ironie quand tu nous tiens, ce tas de bois était prêt à s’écrouler avant que quiconque n’ose y mettre les pieds. Le temps est… idyllique.
Afin de retrouver le chemin du château d’Ashford, elle décida de longer les empreintes de pas de ce cher Nathaniel. C’est alors qu’il s’arrêta.

- Et toi, Vanilla Feldmann, ô reine des Amaryllis… N’as-tu pas une cour à diriger? Des Fleurs à torturer? Où donc est passée ta cour d’admirateurs et tes suivantes ?

O reine des Amaryllis… Cela résonnait dans sa tête. Riant intérieurement, elle défia le Xanda du regard. Elle sentit une pointe d’indifférence dans ses propos. Pour Vanilla, c’était simplement de l’irrespect. Tous la voyaient comme l’incarnation du Diable sur talons Jimmy Choo. Ils n’avaient pas tort, Vanilla l’assumait totalement. Elle ne faisait pas semblant d’être parfaite. Elle ne faisait pas semblait d’être méchante. Elle ne faisait pas semblant d’être hautaine. Elle l’était, réellement. Ainsi, sa conscience se portait à merveille. Elle était tout à fait satisfaite de ce sentiment de liberté qu’elle possédait. Elle n’attendait rien des autres, les autres n’attendaient pas de formules de politesses et autres courbettes de sa part. Sa dévotion envers les Amaryllis ne pouvait être remise en cause, elle remuait ciel et terre pour le bien de sa confrérie. Que ce jeune Xanda la rabaisse en de telles formules lui était égale. Cependant, au nom des fleurs, elle ne pouvait laisser passer ça comme une lettre à la poste. Sa légendaire répartie ne la quitte jamais. Il se pourrait qu’elle soit au fin fond de l’Amazonie, à moitié mourante, elle trouverait le moyen de se disputer avec le premier indigène venu.

- La cour attendra. Elle attend toujours. Vanilla replaça une mèche de cheveux derrière l’oreille. Cet air supérieur te va si mal Nathaniel. Un si doux visage défiguré par de si basses paroles. Quel gâchis.Une pointe de mépris, un soupçon de moquerie, les fleurs ont les pétales douces, mais le cœur diabolique.

Il ne savait pas. Au non, il ne savait vraiment pas combien cette Amaryllis pouvait s’avérer d’un fiel à toute épreuve. Depuis sa plus tendre enfance on lui avait appris les bonnes manières, ne croyez pas que ces dernières se laissent marcher sur les pieds. Les bonnes manières savent mordre et vous retourner le compliment.

- Allons, allons, n'affiche pas une mine si renfrognée, je te souhaite tout de même une bonne nuit.
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: I wish you a bad christmas Jenna... (Mr. Walton)   Sam 27 Déc - 1:35

Le temps est… idyllique.

Le temps… Le temps… Pourquoi se retrouvait-il à avoir une conversation censurée à toute personne de moins de 80 ans, déjà? Ah oui, parce qu’il n’avait pas le choix. Sérieusement, cette histoire de confréries c’était tout bonnement et simplement un moyen pour certains individus de monopoliser l’attention d’autres qui n’en auraient à priori rien à faire. Peut-être que Vanilla Feldmann était beaucoup trop habituée à ses groupies acquiesçant à chacune de ses paroles pour se rendre compte que le temps n’était pas un sujet de conversation de son âge. Pas plus que ne l’étaient le goût de la sauce qui recouvrait la salade qu’on leur avait servie au déjeuner de la veille ou le moelleux des draps des chambres qu’ils occupaient. Et le fait qu’elle entreprenne se tirer sur ces dernières paroles n’avaient à priori rien de normal. A diriger une confrérie, on n’en vieillissait que trop tôt… En tous cas, chez les Amaryllis. A moins que cette dernière phrase était un message codé. Un appel à l’aide, peut-être? Regardant autour de lui, Walton guetta le moindre signe témoignant d’une prise d’otage éventuelle. C’était pas possible. Il n’y avait personne d’autre qu’eux à des mètres à la ronde. Si on mettait les mots à l’envers, ça donnait quoi? Pas grand chose. Si on prenait la première lettre de chaque mot, alors? Le temps est idyllique, donnait : LTEI. Libérez les Tapirs Expatriés en Italie. Hum. Ok, ça ne devait pas être ça. Y avait-il au moins des tapirs, en Italie? Voyons… ça donnait aussi : Larmes et Ténèbres s’Étendrons sur l’Irlande.

« Wow »

Lâcha-t-il surprit par sa propre découverte. Décidément, Vanilla Feldmann était beaucoup plus diabolique qu’elle voulait bien le laisser croire. Était-ce une menace? Voulait-elle laisser entendre que si il ne répondait pas plus gentiment, le monde allait en pâtir, et ce, par sa faute? Il fallait avouer que les Amaryllis pouvaient s’avérer être particulièrement persuasives… Mais quel serait son intérêt à détruire l’Irlande?

Tt ttt tt. Mec, la seule chose qu’il faut voir dans cette phrase, c’est que Bradbury+Vodka, ça ne fait jamais bon ménage. Laisse tomber les bouquins de S.F la prochaine fois
. Oui, certes. Mais il n’avait pas pu dormir, alors il avait bien fallu qu’il s’occupe.
Sans doute l’Amaryllis voulait-elle dire Laisse Tomber ton Espoir Impossible… De rester plus d’un an chez les Luminaere. Oui. Ça aurait été beaucoup plus probable. Merde, voilà ce que ça faisait de vouloir lire entre les lignes, on finissait toujours par flipper plus que de raison. Elle voulait le virer des Luminaere.

Cet air supérieur te va si mal Nathaniel. Un si doux visage défiguré par de si basses paroles. Quel gâchis.


Un frisson parcouru l’échine du jeune homme. Voyez, ces paroles sous entendues n’étaient pas que des simples effets de son imagination. Elle comptait véritablement le faire virer. Et pourquoi tout cela? Uniquement parce qu’il avait eu le malheur de vouloir trouver un peu de repos? C’était tout de même un comble. Tirant un paquet de cigarettes de sa poche, il entreprit d’en allumer une nouvelle. Les effets du stress sans doute. Lui qui était à priori insensible aux abus de pouvoir, s’était fichu la frousse tout seul, et cette fille ne venait que de donner le coup de marteau final à sa paranoïa.

Si on avait été en train de tourner le film de sa vie, sans doute ce moment aurait été celui du zoom sur ses pupilles dilatées par son propre ridicule. Il avait tendance à tout prendre au premier degré. D’un autre coté, Feldmann aurait du mal à cacher un sens de l’humour, derrière cette mèche de cheveux blonds. Un si doux visage… Elle l’avait prit pour une poupée? Bas-toi dignement, mec. Quitte à te faire poignarder, autant y avoir été pour quelque chose.

Allons, allons, n'affiche pas une mine si renfrognée, je te souhaite tout de même une bonne nuit.


Aspirant une bouffée de sa nicotine, il se retint de ne pas la souffler au visage de la blonde qui s’éloignait déjà. Sérieusement, ça faisait beaucoup trop film des années cinquante pour lui. Ou quarante. Il ne savait pas exactement, il faudrait qu’il demande à Doris. Il ne savait pas comment, mais Vanilla Feldmann venait de retourner la situation à son avantage. Alors qu’au départ, il n’y avait absolument pas de situation à retourner. Et maintenant, elle lui en voulait. Sans doute. Un si beau visage… Non, mais tu parles. Elle l’avait pris pour quoi, une de ses poupées barbies? Elle comptait lui vernir les ongles de toutes les couleurs? Opiner du chef fut la seule chose dont il fut capable, avant de se souvenir à nouveau de son objectif premier : sa cabane.
Mais euh… N’aimant pas particulièrement la défaite, il fallait qu’il s’enlève la chose de l’esprit.

Il se laissa tomber en arrière, s’étalant de tout son long dans la neige épaisse, faisant faire à sa main des allez retour jusqu’à sa bouche pour lui apporter sa dose de nicotine. Décidemment, il avait vraiment besoin de sommeil, c’était pas dans ses habitudes, de se faire des frayeurs pour rien.

[FIN]
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