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 Getting down [Amy]

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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Getting down [Amy]   Mer 24 Déc - 21:36

JOUR 5 / Épreuve de théâtre
21h30
« Inscrivez vous aux Olympiades. Vous voulez savoir pourquoi? Parce que vous ne le faites pas pour vous, vous ne le faites pas pour votre confrérie. Vous le faites pour l’université de Cambridge, pour Trinité! Les liens que vous tisserez en Irlande seront des liens que vous garderez pour l’éternité! Les épreuves vous apprendrons la solidarité, le partage, et l’envie de gagner, dont certains sont visiblement dépourvus… »
Qiang Xanda, discours de propagande en faveur des Olympiades.
Amphithéâtre Walton, Cambridge, novembre 08.



Ces mots raisonnaient encore à l’esprit de Nathaniel alors qu’il se rendait à l’endroit où avait lieu l’épreuve de théâtre. Oui, vous avez bien lu, le jeune homme était victime, depuis son arrivée à Ashford, de toutes les épreuves les plus ridicules du planning. A se demander qui avait fait la sélection. Sérieusement, Nathaniel, faire de l’aviron? Et maintenant du théâtre? Ce discours de propagande avait bien fonctionné sur sa personne habituellement si peu influençable, et il s'était tout simplement fait duper.
Bon, certes, il avait peut-être cautionné cette dernière épreuve. Le photographe du Trinity Eyes, qui n’était pas moins que le journal officiel de Cambridge Trinité, avait eu le malheur de parier avec son pote Alexey qu’il était tout aussi bien capable de gagner l’épreuve de théâtre que n’importe quel imbécile qui se croyait acteur. Et maintenant qu’il avait inscrit ses noms et prénoms sur le registre, plus question de faire machine arrière. Les enjeux du pari? Hum. On va peut-être pas tout vous dire d’un coup, hein, mais inutile de savoir qu’il jouait gros sur ce coup là. Assez pour risquer de s’afficher encore plus qu’à l’accoutumée en faisant quelque chose pour laquelle il n’avait à priori aucune prédisposition.

Il était assez tard pour qu’il ait un minimum de pêche, Walton étant une créature de la nuit, et lorsqu’il se rendit à la salle où se jouaient les épreuves théâtres, les premiers groupes venaient visiblement de passer. Une fille particulièrement décoiffée quittait la salle en larmes, et… Euh non, attendez.

« Jeune homme? »
« Je viens pour l’épreuve…»
« De théâtre? Vous êtes en retard… Mais vous devez être dans l’autre salle, comme vous pouvez le constater, nous avons déjà commencé, ici » lui répondit-on sèchement avant de lui claquer la porte au nez, littéralement.

Ah, mince… Il venait tout juste de repérer Giulia, au fond. Tant pis, il la saluerait un autre jour. Donc, l’autre salle… C’était où, déjà? Si il était en retard en arrivant dans la pièce qu’il croyait lui avoir été attribuée, alors le temps qu’il arrive à bon port, il n’en serait pas moins remarqué. Disons que pour gagner l’épreuve, ça s’annonçait déjà coton.


« Vous devez être Walton… On peut dire que vous vous faites désirer jeune homme »

Quelques minutes plus tard, et il avait atteint sa destination. Ouvrant la porte peut-être un peu trop brutalement, il se trouva nez à nez avec une table sur laquelle se trouvaient trois membres de jury.

« C’est que… Euh… Non, laissez tomber. Pourrais-je savoir pourquoi faites vous deux épreuves de théâtre différentes? Vous séparez les élèves par niveau? C’est Sommerled qui vous a dit que j’étais nul, c’est ça? Une espèce de discrimination, en somme. Enfin… Vous pouvez lui dire que je suis prêt. »

En pleine forme, certes, mais visiblement sur les nerfs, le Walton. C’était quoi son problème, au juste? Telle était aussi la question que paraissaient se poser les membres du jury, constitué d’un professeur d’Oxford, d’un de Cambridge, et d’un individu impartial qui visiblement devait juger… Impartialement. Il venait de s’afficher une deuxième fois. T’as pris quoi au juste avant de venir, Nathaniel? -En vérité, je ne saurais le dire, peut-être était-ce quelque chose dans le panier de fruits qui se trouvait dans l’entrée. Peut-être est-ce dans ma tête. Peut-être

« Veuillez cesser vos pitreries, Monsieur Walton » lui dit-on en lui tendant un registre sur lequel étaient déjà étalées de nombreuses signatures, toutes, en vérité, à l’exception de la sienne. « Votre absence étant à déplorer, votre binôme vous a été désigné d’office, chose que vous compredrez certainement. Adressez vous à elle pour connaître le nom de la pièce que vous aurez à nous présenter dans quarante-cinq… Hum, pardon, vingt-cinq minutes, nous prenons en compte votre retard, bien entendu »
« Bien entendu » répondit-il avec un sourire crispé, attendant qu‘on lui désigne sa partenaire. Après tout, il s’en fichait, vingt-cinq minutes pour apprendre un rôle qu’il avait sans doute déjà lu, c’était du gâteau.
« Vous pouvez disposer, Monsieur Walton, Mademoiselle Smith vous attend là bas ». On désigna du doigt sa comédienne attitrée, au fond de la salle. Une brunette à la tête baissée qui lisait ce qui paraissait être leur scène.

Il s’approcha, glissant les mains dans les poches de son jean, ayant, pour une coup, une envie de nicotine, malgré celle qu’il s’était grillée à peine dix minutes plus tôt, et se demandant innocemment quel serait la pièce sur laquelle il tomberait. Du Beckett, peut-être? Non, ça serait trop beau. Beckett était pour les gens qui disposaient d’un minimum d’originalité, chose dont les membres du jury paraissaient ne pas posséder du tout. Sérieusement, un tailleur marron et un chignon? Pas le must de l'excentricité, et pour un prof de théâtre, ça faisait un peu tache. Et puis, lui en vouloir parce qu'il avait quelques petites minutes de retard? Les grands acteurs se faisaient désirer, c'était bien connu.
Non, pas Beckett, donc. Impossible. Shakespeare, sans doute, on donnait toujours du Shakespeare à une bande d’étudiants anglais en mal de théâtre. Tout comme Molière était la becquée des élèves français.

Il s'était avancé, émettant à présent des hypothèses sur la pièce potentielle de Shakespeare sur laquelle pouvait tomber. Alors qu’il n’était qu’à deux mètres, peut-être trois, de sa partenaire, celle-ci leva la tête. Avouons que lorsqu’on lui avait donné le nom de Smith, Nathaniel Walton n’avait pas tilté. Des Smith, c’était aussi courant que des… Walton. Ou des Andrews. Bref, c’était tout ce qu’il y avait de plus banal. Mais la Smith qui se trouvait devant lui, n’était pas n’importe laquelle. Si Walton avait pu s’intéresser assez à un autre être humain pour le détester, elle aurait été cette personne. Si il avait pu choisir entre la vie d’un jeune vautour, et elle, il aurait choisi le vautour et ce, pas seulement parce qu’elle était elle même un vautour, une harpie, une hyène, et surtout, surtout, un redoutable adversaire pour notre Nathaniel.

Mais parce qu'il s’agissait d’Amy.

Ce qu’elle faisait à Cambridge, ou en l’occurrence à Ashford, Irlande? Il n’en avait aucune idée. Personne ne l’avait prévenu. Mais si cette fille qu’il n’avait pas vue depuis une paye était sur son chemin, c’était que le sort avait décidé de le faire payer, pour l’une des multiples raisons qui faisaient que Nathaniel était Nathaniel.

L’air cependant toujours aussi flegmatique qu'avant sa terrible découverte, il s’assit à coté d’elle, lui lâchant un « Amy… » en guise de salutation. Le temps avait passé à présent, ils devaient agir comme des adultes, et la fille contre laquelle il avait été en guerre pendant pas mal de temps, la seule qui n’avait pas lâché l’affaire au lycée lorsqu'il avait bien fait comprendre à tous ces boulets qu'il n'avait aucune intention de les connaître, et qui avait riposté sans cesse à chacune de ses attaques, la pire assaillante qu’il ait jamais eue dans sa lutte contre l’humanité, avait dû changer elle aussi. Sûrement. Ça n’était plus le temps de faire des enfantillages, et il n’allait pas se laisser aller à une pique désagréable sous prétexte qu’il ne l’aimait pas. Non, il attendrait qu’elle lui donne le nom de la scène qu’ils devraient étudier, et accessoirement, qu’ils l’étudient comme deux adultes responsable.

Sans déconner, la prochaine fois qu’il acceptait un pari, il faudrait qu’il en vérifie toutes les clauses. C’était pas possible, Sommerled, ce vieux bâtard, devait bien se marrer à l‘heure qu‘il était.
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MessageSujet: Re: Getting down [Amy]   Jeu 25 Déc - 3:33

Les Olympiades... Amy, en ce début de soirée, noyait son desespoir dans la nicotine, attendant son tour pour cette foutue épreuve de théatre qui lui crevait le moral. Deja qu'elle devait se rendre en Irlande, en plus y avait il ces épreuves! Evidemment, théatre, il y aurait pu y avoir pire. Mais Amy n'était franchement pas d'humeur. De plus, tant qu'à être en Irlande, elle aurait pu passer la nuit avec de vieux alcooliques roux dont elle ne comprenait rien à l'accent, perdue au fin de Dublin dans un des fameux pubs. Mais non, non et non, elle se retrouvait coincée dans le froid hivernal à jouer une pièce de théatre dont on était pas encore capables de lui donner le nom, avec un binome de travail terriblement en retard. Magnifique. Tant qu'à perdre son temps ici, autant la gagner cette épreuve, ça sera au moins cela de fait.

Tandis qu'elle tirait d'un air tragique sur sa cigarette, adossée au mur, les cheveux ensevelis de flocons, un membre du jury passa sa tête par la porte afin de l'interpeler. Ce dernier devait être le membre impartial, étant donné son air mièvre d'imbécile heureux choisi pour... Juger les prestations. A peine avait il réussi à pousser la lourde porte que sa vue fut brouillée et on sentit dans sa voix la gêne qu'il éprouvait, dût aux carreaux de ses lunettes foudroyés par la neige.

"Mademoiselle? Mademoiselle Smith? Pourriez vous rentrer, un instant s'il vous plait.." Demanda t'il, incertain.

Amy soupira, écrasa sa cigarette et entra sans un mot, affichant clairement son mérpis pour l'individu. Ce dernier, tentant d'accomplir son role tout en nettoyant ses verres annonca:

"Je suis désolé, mais votre binome, Mr Walton, est en retard comme vous avez pu le constater. Je vous donne néanmoins le dossier de la pièce que vous aurez à présenter. J'espère que la gêne occasionée par le retard ne viendra pas troubler vos rapports professionels ainsi que la qualité de votre prestation."

Toujours avec nonchalance, elle alla s'asseoir afin de consulter la pièce qu'on lui confierait. Elle posa ainsi les yeux sur la couverture du livret et découvrit non sans suprise le nom de William Shakespeare que surmontait le titre, écrit avec une calligraphie soignée mais surtout inutile de Macbeth. Ainsi donc l'épreuve relevait de dialogues ambigus entre Macbeth et la fameuse Lady Macbeth. Deja que le contexte n'était pas follement joyeux pour Amy, jouer Macbeth ne la réjouissait pas non plus. Cela à cause du caractère subtil de la relation des deux personnages principaux: cette pièce ne pouvait se jouer, à ses yeux, qu'avec quelqun de réellement complémentaire. Qu'allait elle pouvoir jouer d'à peine convenable avec un parfait inconnu..? Elle restait stupéfaite face à cette pièce imposée. Avec un peu de chance le binome n'arriverait jamais et elle n'aurait pas à jouer.

Entamant la lecture, espèrant silencieusement un empêchement de son compagnon de travail, elle sursauta quand quelqun s'assit à coté d'elle. Elle allait relever les yeux quand le jeune homme dit d'un ton.. Non inconnu, histoire de la saluer:

"Amy… "

Stupéfaite, Amy resta silencieuse quelques instants face au Walton à coté d'elle. Mais que diable pouvait il bien foutre là? Etait ce un cauchemard? Un délire dut à la coke? Non, non, il faisait effectivement honneur de sa présence. Ainsi donc ce cher Nate serait aussi à Cambridge, aussi en Irlande, une fois de plus son binome..?

C'est que le destin leur en voulait vraiment. Deja au lycée leur collaboration avait provoqué, comment dire.. Des étincelles? En perpetuelle rivalité, Amy était determinée à cerner Nate. Pour elle, ce dernier n'était qu'un bourgeois qui se prenait des airs solitaires, âme perdue, glaciale et cynique, prétendant ne pouvoir supporter personne; un peu comme elle en fin de compte. C'était donc ce dernier point qu'Amy ne supportait pas. Personne, absolument personne ne pouvait se donner cet aspect comme elle de détestable solitaire. La lutte entre les deux insociaux qu'ils étaient fût perpetuelle et rude.

Amy se reprit, après tout elle aurait tout le temps plus tard pour le torturer mentalement à forces d'échanges au comble du cynisme comme ceux dont ils faisaient preuve sans cesse lors du lycée. Elle cessa de le fixer dans les yeux, lui déposa le dossier de la pièce sur les genoux et lui demanda d'un ton.. Relativement neutre:

"Nate. Quelle surprise. Qu'est ce que tu deviens?"

Ainsi donc ils devraient jouer deux personnages complémentaires et assassins. Quelle ironie du sort.
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Getting down [Amy]   Jeu 25 Déc - 18:56

« Nathaniel » Corrigea-t-il machinalement, d’autant plus tendu à présent que l’ironie du sort lui avait désigné comme binôme cette chère et détestable Amy Smith. Cette fille lui paraissait être une espèce de revenante, la personne à cause de laquelle on n’a qu’une hâte, c’était de quitter le lycée. Mais elle était bien là, à son grand étonnement : comment avait-elle réussi à passer en travers de ses filets? Par là, comprendre que, théoriquement, puisqu’il travaillait au journal, il était supposé connaître les allées et venues de tous les petits nouveaux. Il s’était même retrouvé dans les archives, plus d’une fois, pour des raisons qui… ne vous regardaient pas, et n’avait jamais, au grand jamais, repéré ce nom qui avait été de si nombreuses fois en passe de lui faire perdre son légendaire sang froid. Bon, ok, il lui était arrivé de le perdre, une fois ou deux, mais heureusement pas devant témoins. Et puis, après coup, il avait réfléchi à une nouvelle manière de se venger d’Amy, et les choses étaient revenues à la normale jusqu’à la galère suivante.

Amy, qui savait éperdument qu’il détestait qu’on abrège son prénom, et s’était arrangée pour qu’à l’une des rentrées scolaire, tout le monde lui balance des Nate, Nathan et autre à la volée. Mais bon, calme toi, Nathaniel. Sérieux. Comment as-tu pu te laisser berner aussi longtemps par une fille de ce gabarit? Si mince, l’air si fragile… Mais tu sais sérieux qu’il ne faut pas se fier aux apparences, hein?
Ses deux mains de chaque coté de son corps, appuyées contre le rebord du bout de scène qu‘ils s‘étaient appropriés, étaient crispées à en faire blanchir ses phalanges, seul preuve extérieure de sa tension actuelle .

« C’est marrant qu’on ne se soit pas croisés plus tôt… »

Dans l’avion, par exemple. Mais peut-être que Miss Amy avait exigé être placée en première classe. Ou avoir son propre jet privé. Lorsqu’on y pensait, ça n’aurait absolument pas été une surprise. Non, il ne lui avait pas répondu, mais avec Smith, c’était une question de survie. Elle pouvait se servir de chacun de ses mots pour creuser sa tombe.
Mec, tu vires totalement parano, là
. Oui, c’était l’effet Amy Smith. Ou l’effet Ashford, car à mieux y penser, ces derniers jours, cela paraissait être habitude, de se sentir traqué. Et puis, sérieux, Amy Smith quoi!

Bon, de toutes manières, c'était juste l'histoire d'une heure au grand maximum : ils s’entraînaient un peu, faisaient leur scène et se tiraient chacun de leur coté. Il n’avait pas l’intention de perdre son pari sous prétexte qu’on compliquait un peu la donne. Après tout, Walton était un joueur, il ne se laisserait pas berner sous prétexte qu’on ajoutait quelques petits obstacles vers sa course à la réussite…

« Le texte, c’est quoi? »

MacBeth. Évidemment. Mégajoke dans la team des jury, aussi. C’était la pièce dont on ne doit pas prononcer le nom. Enfin, il passerait outre. Ce qui était bien, au moins, avec Amy, c’était qu’ils avaient déjà bossés ensemble. Donc, il n’aurait pas à faire semblant d’être sympa, et elle n’aurait pas à se pâmer devant lui, parce que tous deux savaient ce qu’il en était.

Et puis, il ne lui disait pas ce qu’il devenait, parce qu’avec sa chance, elle s’arrangerait pour le retrouver et le traquer. Elle n’était pas chez les Luminaere, c’était une évidence. Il y avait dans cette confrérie, trop peu de filles pour qu’il ne l’ai pas remarqué plus tôt. Feuilletant leur scène, cette subite apparition de Amy l’intriguait.
Tout le monde savait que les choses ne changeaient jamais totalement, même après qu’on soit passé à l’age adulte. Avoir plus de dix-huit ans ne signifiait pas être responsable. Il en était la preuve vivante.

Merde, cette tension à deux balles, c’était trop mauvais pour lui. Il ne pouvait pas continuer à se poser des questions. Il fallait montrer qu’il avait enterré la hache de guerre.

« Je suis étudiant à Cambridge. Tout comme toi, c’est pour ça qu’on est binômes » répondit-il sur le ton de l'évidence à la question posée quelques minutes plus tôt, dans un effort vain de paraître aimable... Ce qui sans doute était loupé.

« Bon. Alors. J’imagine que tu veux faire Lady McBeth? » Poursuivit-il dans un rictus, assez rapidement pour tenter de contrer toute question embarassante. « C’est vrai que ce rôle t’ira à merveille ».
Il n'avait pas été aussi antipathique depuis des lustres. On aurait presque pu croire que cette fille lui avant manqué.
Il faut reconnaître qu'à l'accoutumée, il ne parle pas autant.
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MessageSujet: Re: Getting down [Amy]   Sam 27 Déc - 14:20

« Nathaniel » Oui, évidemment, il ne supportait toujours pas les surnoms, aussi.. Affectifs qu'ils puissent être de la part d'Amy. L'appeler par son petit nom revenait simplement à le provoquer encore un peu plus.

« Je suis étudiant à Cambridge. Tout comme toi, c’est pour ça qu’on est binômes »

Etonnant, effectivement qu'ils ne se soient jamais croisés avant. Forcèment Nathaniel devait être chez les Xanda, mais elle était tout de même surprise de ne jamais l'avoir, ne serait ce qu'aperçu. Amy s'interrogea quelques instants, évidemment leur lutte précedemment avait été sans aucune concession et digne d'une troisième guerre mondiale, mais désormais cela allait il reprendre son cours sauvagement ou les deux protagonistes allaient ils se calmer, s'éviter pour toute rechute, ou pourraient ils avoir des rapports à peu près normaux? Cette dernière option paraissait plutôt inenvisageable étant donné les circonstances et leur passé haineux. S'éviter, étant donné qu'ils connaissaient maintenant l'existence respective de l'un et l'autre realtivement proche, semblait aussi impossible. Nate, non, pardon, Nathaniel reprit la parole:

« Bon. Alors. J’imagine que tu veux faire Lady McBeth? C’est vrai que ce rôle t’ira à merveille ».

Amy, touchée de reprendre gout à cette ancienne camaraderie si.. Sarcastique ne put s'empêcherde se mordre la lèvre pour empêcher vainement un sourire. Ces petites piques lui avaient presque manquées finalement. Elle comptait se trouver d'autre "victimes" lors de ses études à Cambridge mais le retour de Walton comblait toutes ses pulsions cyniques. A moins que ces enfantillages ne soient plus envisageables dans l'enceinte d'un tel campus et qu'il faille s'allier pour lutter contre la médiocrité populaire des autres étudiants. Or ils n'étaient actuellement pas concrètement présents dans le campus, mais en Irlande: changement important de contexte. Et cette foutue épreuve qu'elle avait deja presque oublié. Décidée à tester les nouvelles limites de Walton, Amy reprit son air glacial et déclara:

"Je serais touchée de jouer Lady Macbeth à tes côtés Nathaniel, mais pas dans ces lieux. Cette épreuve de théatre me semble sans interet, nous savons tous les deux très bien nos capacités intellectuelles respectives et nous n'avons absolument pas besoin de cette... Epreuve, pour réussir notre cursus scolaire."

Tout cela sous entendait que Lady Mcbeth était censée sombrer dans la folie avec la culpabilité de son époux, mais ils pouvaient très bien faire cela en allant se réchauffer avec quelques verres. Après tout, ça rentrait dans le contexte.
Sur ce, elle se leva, passa une main sur son blazer noir afin de bien le remettre en place, s'avança jusque la porte qu'elle avait emprunté pour fumer tout à l'heure et qui donnait sur une cour avec accés au monde extérieur. Elle l'ouvrit, cala une cigarette entre ses lèvres rouges pour son teint de Blanche Neige et fit un signe de tête à Nathaniel pour l'inciter à sortir.
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Getting down [Amy]   Ven 2 Jan - 0:17

(Pardon!)

Vous voyez, peut-être que les heures de thérapie qu’il avait subies étant jeune avaient finalement portées ses fruits. En réalité, Nathaniel n’avait jamais cru aux vertus de la psychologie, et ce, d’autant plus en connaissance de cause que son père faisait entièrement partie de tous ces charlatans qui ne faisaient rien d’autre qu’un ridicule lavage de cerveau à leur patients. N’allez pas croire qu’il avait multiplié les séances d’une heure et cinq minutes tous les mercredis après midi de dix-sept heures cinq à dix huit heures dix, pendant une douzaine d’années à cause de cette étrangement traumatisante Amy Smith. Bien sûr que non. Mais il fallait avouer que le jeune homme ne voulant pas raconter le tréfonds de ses pensées à un type susceptible de tout répéter à sa famille, avait déballé allègrement ses traumatismes scolaires, cause, selon Monsieur Norton, psychiatre, de son renfermement pathologique. Le jeune homme avait raconté encore et encore, périodiquement, de sa voix posée et impersonnelle les épisodes désagréables que lui avait fait subir sa petite camarade de classe, en allégeant la chose, bien évidemment. Les « Épisodes Amy » étaient si connus du thérapeute que ce dernier avait noirci des feuilles et des feuilles de recommandations adressés aux professeurs de Nathaniel, convaincu que ce dernier ne trouverait pas le repos, avant qu’il soit débarrassé totalement de la tornade brune. Mais si, Walton avait eu l’esprit brillant en s’arrangeant pour dresser une barrière de sécurité de trois pupitres entre lui et Amy, agréée par l’autorité du lycée King Henry IV de Holyhead, il n’avait tout de même pas été libéré du courroux de la jeune femme qui avait, tout comme lui, de la suite dans les idées, et qu’on avait dû payer pour qu’elle s’obstine autant à lui chercher des noises. Lorsqu’il avait fait exploser cette fameuse bombe liquide en s’arrangeant pour faire accuser le champion de l’équipe sportive du lycée, ça n’avait été qu’à deux doigts pour que cette harpie ne se rende compte du subterfuge, et dieu savait qu’elle n’aurait pas hésité une seconde avant de le balancer aux autorités supérieures.

Soupir.

Ce souvenir atroce qu’était la période lycée venait de s’évaporer, sa bulle éclatée par l’aiguille acérée qu’était la voix de la jeune femme :

"Je serais touchée de jouer Lady Macbeth à tes côtés Nathaniel, mais pas dans ces lieux. Cette épreuve de théâtre me semble sans intérêt, nous savons tous les deux très bien nos capacités intellectuelles respectives et nous n'avons absolument pas besoin de cette... Épreuve, pour réussir notre cursus scolaire."


Voyez? Elle faisait tout pour le contrarier, volontairement ou non. Et même si il savait qu’elle avait pertinemment raison, compte tenu du fait qu’avoir une note en théâtre ne ferait pas de lui un futur comédien, il avait suffisamment d’esprit de contradiction, et d’envie de gagner son pari, pour ne pas jouer les rabats joies.

Hum. Attendez, que voulait-elle donc dire par « Pas dans ces lieux? »

« Serait-ce une proposition, Miss Smith? » Évidemment : la jeune femme venait de se lever, et de se diriger vers la sortie. Ça aurait pu être fort marrant. Et si il pouvait s’estimer assez positif pour imaginer que la jeune femme voulait vraiment qu’ils s’installent quelque part pour discuter du bon vieux temps, il était hors de question pour le jeune homme qu’ils en profitent là, maintenant, tout de suite. Il avait une épreuve à gagner, bordel. UN PARI.

« Hum… »

Se levant presque après la jeune femme, passant devant les membres des jurys qui paraissaient ne plus douter de leur défaite prochaine, il se glissa à sa suite dans l’entrebâillement de la porte, qu’il claqua peut-être un peu trop brusquement. La mâchoire serrée, maudissant la gente féminine qui paraissait avoir décidé de se liguer contre lui depuis qu’il avait fichu les pieds en Irlande, il inspira longuement, le regard fixant un point inexistant dans le dos de la jeune femme, puis sortit un briquet de sa poche, pour allumer la cigarette qu’elle avait entre les lèvres. Autant se montrer un minimum coopératif, si il ne voulait pas se retrouver coiffé au poteau. Smith était une fille qu’il fallait toujours caresser dans le sens du poil, mais on pouvait tout de même lui reconnaître un certain style, dans sa manière de le torturer.

« » Oui, il venait d’ouvrir la bouche, pour la refermer aussitôt. Le message était le suivant : lui voulait se taper la pièce devant jury, et gagner. Simple. Elle voulait se tirer, et que ce soit dans l’intention de lui casser les bonbons, ou dans le dessein étonnant de montrer une Amy qu’il ne connaissait pas, il fallait qu’il la retienne. Or, Walton n’était pas du genre à supplier quiconque. Il se trouvait face à un cruel dilemme : comment convaincre la jeune femme de rester sans se retrouver dans une galère pire que celle dans laquelle il serait si il ne réussissait pas son fameux pari avec Sommerled?
Sortant son propre paquet de cigarette, il avait lui aussi allumé son bâtonnet de nicotine, et, après un rapide coup d’œil à sa montre (il leur restait très exactement dix-huit minutes, cinquante-six secondes avant l’audition), lâcha d’un trait en glissant son regard dans celui de la jeune femme :

« Bon. Ecoute, Mademoiselle Smith. Je crois que si nous nous retrouvons ensemble dans cette galère, c’est pour une raison précise. Je dois gagner cette épreuve. Rien à voir avec mes résultats scolaires. Et tu vas m’aider » Oui, oui, je vous assure qu’il jouait si gros dans ce pari, qu’il était près à mettre sa tête dans la langue du chat, pauvre petite souris qu’il était, pour ne pas avoir à perdre cette épreuve. « Après tout, on était bons binômes, quand tu y mettais du tien »

Vous avez remarqué aussi, que même lorsque sa vie était en jeu, le jeune homme paraissait avait du mal à implorer? Sa foutue fierté finira par le perdre, car pas sûr que ça marche, tout ça, même si, pour une fois, Nathaniel faisait limite pitié. Mignon, quand même.
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