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 Manque de chance, fatalité tout ça - Libre -

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MessageSujet: Manque de chance, fatalité tout ça - Libre -   Ven 2 Jan - 4:50

Jour 5
21 h 20 – La course de voitures, près du Château d'Ashford



Quand même, l’homme s’est senti inspiré pour des tas de trucs inutiles, du genre… hm… les sports. Non mais, conduire en rond pendant des heures, en essayant d’aller le plus vite possible, c’est pas sérieusement couillon ça ? Pire encore que de courir avec oune toute petite balloon nids d’abeilles noir et blanc ou de faire des aller retour dans une grosse baignoire d’eau trop bleue, entre deux ligne de bouchons qui flottent. Et pourtant, malgré l’évidente stupidité du concept, toutes ces choses ont fait des milliers d’adeptes. A commencer par (oui, je sais que vous l’avez deviné) Anna. Pendant que la foule en délire, comme un seul homme, mange avec entrain son hot dog réchauffé, elle devient hystérique et s’étouffe avec son popcorn. Elle l’a décidé, c’est la voiture rouge avec les rayures jaunes qui doit gagner, c’est sa favorite. Elle adore son conducteur intrépide, qui passe de plus en plus près des bords, qui tourne le moins possible, qui accélère à la sortie des virages avec une évidente et fascinante maitrise. Je vous jure, elle a eut un coup de foudre. Elle scande le numéro de la voiture avec la fièvre hystérique d’une pré-ado boutonneuse en mal d’amour, rabattant son trop plein d’hormones sur une quelconque icône sexuelle qui sera oubliée dans l’année mais dont elle gardera, cachée dans sa commode, des photos magasines maladroitement écoupées. Bref. L’énorme pot de pop-corns avait survécu jusque là. Certaines miettes de nourriture avaient atterris dans un décolleté ici, une nuque là, sur la tête d’un innocent camionneur de ce côté, puis de celle de sa femme maigrelette, à ses côtés. Personne n’avait vraiment fait attention. Mais le drame couvait. Insensible à la fatalité qui se profilait sur son encas, Anastasie la frénétique continuait ses hurlements toujours plus aigus. Jusqu’à ce que…
Le vacarme ambiant ne lui permis pas de savoir que Jonas Crotbury, l’homme à sa droite, avait reçu pour 300 grammes de pop-corns, dont certains étaient tombés dans son coca. En homme courtois et pacifique, il décida de laisser couler si elle s’excusait. Mais comment aurait-elle pu s’excuser pour un crime si elle ignorait tous des faits du dit crime, jusqu'à son existence même ? Elémentaire. La colère de Jonas n’en fut que plus grande. S’élevant de toute sa hauteur virile (1 m 54), il leva son bras d’un geste magistral et renversa un litre de coca sur Anna (j’exagère, il avait un peu entamé la chose, mais tout de même), qui ne s’en rendit pas compte de suite. Douche froide, collante et puante. Elle toussa, comme si elle se noyait, ou peut-être pour évacuer les gouttes du liquide synthétique qui étaient remontées dans son nez. Elle articula quelque chose du genre « non mais ça va pas ?! » qui pouvait être aisément interprété par « mais quel connard ! ». Jonas se releva (il s’était rassit entre-temps, considérant l’incident comme clos), et la jaugea d’un regard dur de comptable chevronné. Enervée (tout de même), elle voulut le pousser un peu pour le provoquer. Mais l’alliance des pop-corns ramollis et du coca avait fait du sol un endroit peu sûr, surtout pour des pieds. Jonas tomba, comme au ralenti… de deux rangées de sièges. Entre les inconnus hystériques, insensibles à la scène, elle le vit se relever difficilement et lui faire un signe d’une évidente agressivité. Pas la peine de trop réfléchir, n’est-ce pas ?

Elle n’eut aucun mal à se frayer un chemin pour sortir de l’allée. On évitait de la toucher, avec ce qu’elle avait reçu de gluant sur le corps. Et ça allait bientôt se mettre à coller, et à empester le sucre plastique. Allons, faisons sécher tout ça avec une petite course à pied. Elle descendit les gradins à la hâte, fit le tour, passa dessous. Les armatures métalliques qui soutenaient les gradins feraient une parfaite cachette. De ses mains collantes, elle agrippa une barre, se hissa par l’avant, puis au prix de rapides contorsions, monta ainsi de plusieurs mètres. On ne bouge plus. Jonas était là, exhalant un souffle rauque et des toussotements. Il devrait courir plus régulièrement. Elle attendit qu’il s’en aille, ignorant les insultes proférées à l’égard de sa personne, et commença à descendre. Les bras, les jambes, les jambes, les bras… elle se laissa pendouiller quelques secondes, pour étirer son corps, avant de lâcher prise et glisser à terre, avec une certaine grâce il faut bien l’avouer. Une rapide inspiration, le nez contre le tissu de son tee shirt, lui apprit que le coca avait commencé sa seconde phase de transformation. Bien, des toilettes. Vite.
Parfait en voilà, vers la droite. Gauche… tout droit… ah, sympathique la petite porte à moitié défoncée. Elle entra dans les toilettes, mixtes qui plus est, s’efforçant de ne pas regarder du côté des urinoirs dans un premier temps, au cas où quelqu’un… mais non, c’était vide. Forcément, tout le monde regardait la course. Est-ce que le conducteur de la voiture rouge et jaune était en tête ? Ô frustration. Elle enleva son haut et entreprit de le nettoyer dans l’évier, sous un jet d’eau glacé qui lui paralysa les mains. Etouffant quelques jurons bien sentis, elle frotta le tissu jusqu’à ce que la couleur jaunâtre disparaisse, puis commença à rincer ses cheveux et sa peau au mieux. C’est ce moment que choisit quelqu’un pour rentrer. Fantastique. Le visage mouillé, elle ne pouvait pas ouvrir les yeux, à peine prendre une allure décontractée. C’est normal, tout est parfaitement normal. Une fille à moitié nue qui se lave dans des toilettes glauques pendant une course de voiture, c’est normal. Celui ou celle, dont elle ne verrait jamais le visage, fit son affaire et sortit. Une fois la porte refermée, elle s’autorisa un soupir en l’honneur de cette soirée hautement pourrie.

Après maintes contorsions sous le sèche-cheveux brûlant, elle sortit. Son tee-shirt était encore bien humide ; inutile de parler de ses cheveux. Sans compter qu’elle se les gelait, grave. Elle ressortit donc, et après quelques pas atterrit dans le hall. Ah oui, elle était arrivée par là. Oooh seigneur Dieu, un distributeur de cafés. Suffit d’avoir de la monnaie… ah. Elle fouilla dans ses poches et ressortit tout ce qui pouvait s’apparenter à de l’argent, pour le donner à la machine qui dévora tout sans brocher. 10 cents. Il lui manquait 10 cents. Rester calme. On fait toujours tomber de la monnaie près des distributeurs, elle allait en trouver en cherchant deux minutes. Même pas, 30 secondes.

9 minutes plus tard : … comment l’enfer peut-il tenir dans une pièce de 10 cents ?
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