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 The bears are coming // Jason

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MessageSujet: The bears are coming // Jason   Sam 20 Déc - 21:50

Jour 2 - 17:30
Château d'Ashford
Temps libre.


Rappelez-lui la raison de sa présence sur les terres irlandaises ? Les Olympiades, oui bien sûr. Officiellement, il s'y était inscrit pour défendre l'honneur de Cambridge Trinité mais personne n'y croyait, qui tenait réellement à défendre les valeurs de son université ? C'était totalement has-been depuis des années. Sauf chez les Xanda, mais ils ne comptaient pas.
Officieusement, l'Irlande, ses moutons et ses prairies vertes devaient servir d'échappatoire à Alexey suite à sa dispute avec sa ex-ou-peut-être-pas petite amie puisqu'en principe Kenzie Stewarts n'aurait pas du avoir la même idée que lui. Tous ses efforts s'étaient révélés vains : non seulement il croisait la jeune américaine trois fois plus qu'en temps normal, mais un planning strict d'épreuves à passer lui avait été imposé et le russe devait le respecter à la lettre.

Son après-midi se résumait à l'épreuve sportive et l'avait totalement épuisé, telle la petite nature qu'Alexey semblait être devenu à force d'inhaler à même les flacons de vernis à ongles. Naturellement, un temps libre était accordé aux élèves et le seul mâle des Amaryllis s'éclipsa avec discrétion du tea time, l'envie de faire une sieste se faisait de plus en plus oppressante. Et c'était une excuse valable pour arriver en retard devant la porte de Jason, son éternel binôme de russe aux airs de surfeur californien - le QI d'une huitre morte qui va avec.

Il ne lui fallut que quelques secondes avant de s'endormir profondément, mais beaucoup plus pour se réveiller. Il avait tout de même eu le temps de se retrouver sur une île déserte, avec une tortue violette et un arc pour seuls compagnon. Alexey ne se souvenait qu'une infime partir du rêve mais il était persuadé qu'il existait un rapport avec la guerre froide qui sévissait entre la Russie et les États Unis. Comprendre Alexey et Kenzie, mais en quoi la jeune femme pouvait être associer à une tortue, violette de surcroit ?
Question existentielle qui aurait mérité toute son attention. Malheureusement, le réveil de la chambre qu'il partageait avec deux autres élèves de Cambridge affichait cinq heures quinze, quinze minutes de trop d'ailleurs, il était en retard.

Pour l'épreuve de langue, Ruston et Somerled devaient une nouvelle fois travailler ensemble. Ils étaient les deux seuls étudiants en russe à avoir accepter de participer à ce voyage, forcément le choix se faisait assez restreint. Poisse aidant, il était toujours sûr de tomber sur Ruston de toute manière.
N'allez pas croire qu'ils étaient amis, et encore moins des potes. Entre les deux coéquipiers, il y avait bel et bien un esprit de compétition malsain et une rivalité pernicieuse. Un bon moteur de motivation, mais les deux gus avaient bien failli se ramasser à leurs derniers examens, suite à quelques sabotages. Vols de cahiers, destruction de manuels scolaires ou de cartes de bibliothèque, ou bien ordinateur portable et personnel pris en otage.

Alexey se trouvait à présent devant la porte de la chambre de Jason. A condition qu'il lui ait effectivement donné le bon numéro. On ne sait jamais. Le russe frappa une fois, puis deux et enfin, trois. Pas de réponse, il l'aurait parié. Mauvaise chambre ? Peut-être, dans tous les cas, notre brun ténébreux tendit la main vers la poignée de la porte, la tourna et.. l'ouvrit. Il resta dubitatif, aucune lumière n'était encore allumée malgré l'obscurité qui commençait peu à peu à tomber. Néanmoins, une masse bougeait à l'intérieur de la pièce et le jeune homme, au bout d'une minute ou deux parvint à distinguer puis reconnaître Jason. Impossible qu'il n'ait pas entendu la porte s'ouvrir, peut-être s'était-il décidé à l'ignorer ?

« Euh, Jason ? Si ton cerveau de fruit de mer mal lavé, en admettant qu'ils en ont un, te le permet, te rappelles-tu qu'on.. devait se voir » Il pressa l'interrupteur, ne pas voir son interlocuteur le perturbait au plus haut point « Pour travailler l'épreuve de langue j'entends, les rencards arrangés avec un poulpe, ça se passe chez le poissonnier »

Il grimaça légèrement, décidément ces Olympiades ne lui réussissaient pas. Se dirigeant vers un des lits, il prit place dessus, prenant ses aises.

« A vrai dire, je ne vois pas l'intérêt de les travailler avec toi. Mais le prends pas mal Jason, ce n'est pas toi, rien à voir avec nous.. C'est eux » fit-il en se retenant d'éclater de rire. Non pas qu'il se trouve drôle, mais la phrase était un cliché pur et simple

« Désolé, c'était trop tentant, ton prénom fait tellement mauvaise série B américaine.. » Il haussa alors les épaules, avant de reprendre sur un ton sérieux. « En vérité, et si on part d'une considération tout à fait logique, les sujets des épreuves écrites, comme celui des langues, sont forcément cachés dans le château, et si on fait appel à notre bon sens, il est tout à fait possible de.. je ne sais pas » Il passa une main dans ses cheveux tandis que l'autre tournait rapidement les pages d'un cahier à spirale « de tomber dessus.. tu vois ce que je veux dire ? »

Il se leva alors d'un bond, collant le cahier sous le nez de Jason. Une double page était consacrée à une esquisse de plan, et visiblement, ce n'était pas la maison de ses rêves mais le château d'Ashford.

« J'ai fait ça cette nuit, il manque quelques pièces mais l'essentiel y est je crois, qu'est-ce que t'en dis ? Enfin, tu sais très bien que trouver ces sujets nous éviteraient bien des souffrances.. Autant à moi, qu'à toi »

Un sourire rempli de sous-entendus se dessina sur ses lèvres, tandis qu'il battait des cils avec exagération.
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Jason Ruston

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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Mer 24 Déc - 0:13

La journée avait été plus qu’éreintante, et c’est avec un grand plaisir que l’heure du quartier libre était enfin arrivée. Epreuve de littérature et épreuve sportive, nous n’étions que le second jour, mais la semaine s’annonçait rude. Il commençait déjà à regretter d’avoir écrit au doyen. Pourquoi fallait-il qu’il se porte toujours volontaire ? Pour oublier un amour impossible ? Pour se sentir plus proche du petit peuple ? Pour avoir l’impression d’être le meilleur ? Pour ressembler à Lady Diana … ? Surement. Ou alors, tout simplement, pour créer des liens avec les autres membres des confréries comme le souhaitait le doyen. Pfff ! Espoir utopique, surtout avec ce Duty qui rôde dans les parages.

Alors que la plupart des autres élèves s’étaient dispersés dans le château, dans le parc environnant, ou même dans la ville aux alentours, Jason préférait se reposer, surtout que, le soir, il devrait assister, en tant que simple spectateur, à une projection cinématographique de films d’élèves. La plupart serait sans doute d’une qualité pittoresque, avec des dialogues mal tournés et des plus pathétiques, des acteurs à la voix horrible et au style … à vomir. Bref, ce ne serait sans doute pas une partie de plaisir, ni même un plaisir tout court, mais si Lady Diana avait été là, elle aurait sans doute souri, serait restée très classe, tout sourire, et aurait finalement quitté la salle pleine de dignité, après avoir serré quelques mains et distribué des compliments, qui auraient sans doute sonné avec beaucoup d’harmonie et de vérité dans sa bouche.

C’est donc pour se préparer aussi bien psychologiquement que physiquement qu’il se reposait dans la minuscule chambre qu’on lui avait attribué, et qu’il devait, et c’est le pire, partager, et pas avec n’importe qui … avec un colocataire ! Bref, c’est franchement aberrant, et tout à fait révoltant ! Il somnolait donc, seul, dans sa chambre. C’était même un sommeil plutôt profond, puisqu’il rêvait. Un rêve des plus déroutants, certes, mais un rêve tout de même. Il rêvait de … Tout le monde se doute déjà de quoi, ou plutôt de qui, même si certaines le considèrent comme un homme-objet, il rêvait. De Lui bien entendu. Depuis le Moment, il n’arrivait plus à Le faire sortir de ses pensées. Son visage, Sa peau, Ses lèvres, tout lui revenait en mémoire, avec une précision diabolique qui lui faisait souvent perdre tout ses moyens, et tout son sommeil.

C’était un rêve comme on les aime, un rêve qui obsède, mais un rêve doux. Un rêve qu’on a jamais envie de quitter. Un rêve dont on a envie d’être dans les bras pour l’éternité. Mais même si l’éternité existe, le rêve de Jason a été bien vite brisé. Par trois tristes coups tapés par une bien pathétique personne, sur une porte sombre, dans un château paumé, dans le plus profond des terres irlandaises. J. n’avait vraiment aucune envie d’ouvrir. Il voulait replonger dans Ses bras, ressentir Son souffle chaud. Peut-être que s’il n’ouvrait pas, la personne n’entrerait pas, et il pourrait se rendormir le sourire aux lèvres. D’ailleurs … Qui pouvait bien frapper à la porte de SA chambre, sans SON autorisation, pendant SON sommeil, en interrompant SON rêve ? Qui que cela pouvait bien être, il allait sans doute devoir supporter l’humeur exécrable de Jason. Car, ce n’est pas décent. On ne peut pas, on ne doit pas déranger Jason dans son sommeil, et encore moins pour une raison sans doute futile.

Alexey Somerled. A présent, tout lui revenait en mémoire. C’était vrai, il avait oublié. Il avait invité ce pathétique personnage à se joindre à lui dans sa chambre, non pas pour bavarder, mais bien pour réviser l’épreuve de russe du lendemain. Pourquoi avait-il fallu qu’il ait ces paroles malencontreuses ? Pourquoi avait-il invité quelqu’un, et surtout lui ? S’il pouvait exister une personne au monde que Jason détestait le plus, ce ne serait sans doute pas Alexey, mais presque … Pourquoi faisait-il équipe ensemble ? Enfin, équipe est un bien grand mot. Dans les équipes, on est censé s’entraider, se donner des conseils, des coups de mains, prendre soin de l’autre. Pour qualifier la relation qui existait entre ces deux personnages, on devrait plutôt utiliser le terme de … binôme. Et même, binôme était encore un peu trop fort. La relation qui les unissait était tout de même excitante. Le but de chacun était de couler l’autre, tout en gardant la tête hors de l’eau. Et pour cela, tous les coups, mais vraiment tous les coups étaient permis … On ne décrira pas ici les méthodes, mais c’est toujours jubilatoire pour Jason de voir la tête de Somerled quand il découvre que son devoir de russe à mystérieusement disparu, en laissant place à un devoir entièrement copié sur Internet. C’est extrêmement dommage … Pour lui. Et tellement jouissif pour J.

Tout lui revenait en mémoire à présent. L’épreuve de russe, il fallait la préparer. Il se redressa sur son lit. De toute évidence, Alexey ne semblait pas pressé de s’annoncer, ou peut-être n’en avait-il pas simplement envie … J. se pencha sur son sac, et attrapa son cahier de russe. Cette langue lui était tellement familière. Depuis la chute de l’URSS, et depuis qu’il maitrisait plus ou moins l’anglais, ses parents l’avaient emmené plusieurs fois à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Bien entendu, il n’était pas rentré dans le palais, mais avait tout de même visité l’Ermitage, et était allé se recueillir à la Cathédrale Pierre-et-Paul, où est inhumé Nicolas II, et les personnes massacrées à la place de sa femme et de ses filles. Tout ça pour dire qu’en russe, Jason excellait, et il avait plutôt intérêt. Je me souviens encore des coups de règles sur les doigts …

Comme faisait-il ? Comme Alexey pouvait-il parler autant, pour ne rien dire, ou presque, c’est toujours aussi étonnant. Mais après tout, c’était lui le seul membre mâle des Amaryllis, non ? Donc, après tout, ce n’était pas étonnant de le voir autant parler. Les filles sont connues pour être de vraies bavardes. Il a dû déteindre sur eux, tout simplement ! Il allait falloir mettre les choses au clair très vite avec ce petit prétentieux de Somerled. Rien de le voir battre des cils avec exagération le mettait hors de lui. D’ailleurs, c’était à lui ce battement de cils exagéré ! Bon, peut-être qu’au tout début, c’était à Lady Diana cela, mais c’est à Jason que cela revient de droit, non ?

« Enlève-moi cette horreur de moi ! Je me rappelle très bien, ne t’en fais pas pour moi ! Et tu vas de suite arrêter cet humour pathétique avec moi, c’est insupportable. Et pour le rendez-vous … D’abord le travail, ensuite le plaisir. »

Ce faisant, il effleura l’épaule d’Alexey, se mordit la lèvre, et le regarda avec un air malicieux. Si on pouvait le mettre mal à l’aise, autant y aller tout de suite.

« Rooh, souris ! D’ailleurs, Jason … Avant d’être dans les séries B, rappelles toi la mythologie, et tu souriras moins ! Tu veux qu’on triche ? Où est le piège … ? Je ne vois pas du tout pourquoi je marcherais avec toi. A toi de me convaincre. »

Il pris une posture de défi, et tira langoureusement la langue à Alexey. Ce n’est pas du tout classe, ce n’est pas du tout Lady Diana. C’est Jason Ruston, c’est tout !
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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Mer 24 Déc - 1:32

« Insupportable pour toi peut-être, mais dans tous les cas, c'est ton problème. Si tu n'avais pas jouer les lèches bottes auprès de Qiang, on ne serait certainement pas en train d'avoir cette conversation, je n'aurais pas eu besoin de dessiner ce truc et surtout, je serais pas obligé de former à nouveau un binôme avec toi » s'exclama Alexey, vexé de voir son croquis aussi vite remercié. Il avait passé plus d'une heure à le faire ce machin, et le principal concerné s'en moquer autant que de sa première paire de chaussettes. Ce plan pourrait leur sauver la vie, et surtout leur honneur. Les deux garçons savaient très bien que, aussi bien l'un que l'autre ils ne supporteraient pas de voir la victoire leur échapper en faveur de deux binoclards sans aucun charisme. Jason était totalement imbuvable certaines fois, l'autre moitié du temps, il était simplement insupportable. Lunatique ? Non certainement pas, disons que chacun n'était pas la tasse de thé de l'autre, ce qui se révélait assez embêtant quand ils formaient une équipe. Le russe l'observa quelques instants, le regardant se mordiller la lèvre, d'un air qui se voulait peut-être sexy, c'était quoi son problème déjà ? Et dire qu'Alexey se sentait en rivalité avec ce grand dadet aux cheveux filasses, où allait le monde ?

« Sans vouloir te vexer mec, le jour où je te trouverai désirable, Vanilla Feldmann sera mariée au Prince Charles, va crever ailleurs »

Il se décala légèrement, reprenant place sur un des lits en soupirant. Sérieusement, pourquoi il était là déjà ? De toute manière, ce n'est pas comme s'il tenait réellement à se préparer pour cette maudite épreuve. A l'instar de son petit camarade, la russe était la langue maternelle d'Alexey, il n'avait appris l'anglais qu'au cours de son adolescence, suite à son arrivée sur le sol britannique. Pourquoi tenaient-ils à se voir dans ce cas ? Il n'en avait aucune idée. Peut-être que Jason lui servait d'exutoire, et l'aidait à se sentir plus... serein dirons-nous, même s'il en prenait lui même pour son grade. Peut-être qu'après tout il souffrait - parce qu'il s'agissait bien de souffrir - de tendances masochistes, qui le poussaient à travailler avec Ruston, à sortir avec Stewarts et à vivre en compagnie de Feldmann.

« Rooh, souris ! D’ailleurs, Jason … Avant d’être dans les séries B, rappelles toi la mythologie, et tu souriras moins ! Tu veux qu’on triche ? Où est le piège … ? Je ne vois pas du tout pourquoi je marcherais avec toi. A toi de me convaincre. »

L'Amaryllis, ça fait toujours bizarre pour un mâle, se renfrogna légèrement. Qu'est-ce que je vous disais. Son carnet de croquis toujours sur ses genoux, toujours ouvert à la même page, son regard était rivé vers Jason et sa langue prépondérante qu'il avait osé sortir de sa bouche. C'était audacieux, au moins, Alexey venait de se jurer de ne jamais avoir un seul contact buccal avec cette horreur dans le cadre d'une bouffonerie farcesque excentrique.

« Tu m'en diras tant... Jason, Pamela, Jennyfer, même combat. Et je souris si je le veux » commença-t-il en passant une main distraite dans ses cheveux. Non, ce n'était pas un tic, il lui semblait seulement être décoiffé. Il laissa sa phrase en suspens, soudain absorbé dans la contemplation de la chambre de ce candide personnage. Les organisateurs des Olympiades avaient fait quelques économies sur la décoration tout de même. Dans le genre sobre et fonctionnel, personne n'avait jamais fait mieux, ils agglutinaient de pauvres étudiants comme ils auraient pu le faire avec du bétail.
« Vous dormez vraiment à deux dans cette chambre ? » demanda-t-il, impressionné. L'avantage quand on est le seul mâle dans une confrérie de filles, à part celui d'être reconnu comme capable de parler pour ne rien dire, c'est que, la mixité étant interdite, vous aviez une chambre à ne partager avec personne, si ce n'est votre ombre et votre égo. Il resta silencieux quelques secondes de plus, laissant le temps à Jason de digérer mentalement chacune de ses phrases. Oh, oui il parlait énormément, mais cette bizarerie de la nature datait de bien avant son entrée chez les Amaryllis. Depuis que sa meilleure amie se figurait être Liliany Sturgess peut-être.

« Tricher ? Non, se montrer astucieux sans que personne ne le sache. Le piège ? Aucun, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre »

Après tout, il ne voulait que leur bien. Enfin, il voulait surtout éviter de se tuer à la tâche, d'avoir à réfléchir pour une épreuve complètement stupide, avec un binôme qu'il ne supportait pas, pour des Olympiades dont il se tapait particulièrement. S'il était ici, c'était seulement pour échapper à une furie et, forcément, cet unique but s'était soldé par un échec.

« Par conséquent, te convaincre n'est absolument pas mon problème. Sois tu me suis, soit tu ne me suis pas. Je me fiche de sauver l'honneur de Cambridge ou non, mais toi, tu es dans les petites papiers de Qiang, donc ce serait navrant d'en sortir »

Après ces sages paroles, il se releva du lit, se remettant ainsi sur pieds. Il haussa les épaules, il ne tenait pas réellement à se plier en quatre pour Jason, et surtout pour le convaincre. Après tout, il pouvait lui même comprendre, de A à Z quels étaient les avantages à avoir les sujets avant tout le monde. Et surtout les risques qu'ils encouraient.

« Fais ce que tu veux, je t'attends dans le couloir, mon espace vital est à l'étroit dans ta chambre »
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Jason Ruston

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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Mer 24 Déc - 16:49

« Je serais pas obligé de former à nouveau un binôme avec toi. »

Jason, tu respires, tu souris, tu ne dis rien, Lady Diana est toi, tu es Lady Diana. Mais, franchement, pour qui il se prétend ce petit prétentieux de russe ? Il croit vraiment que c’est un honneur de parler avec lui ? Toujours en train de se pavaner devant les autres : « Oui, moi, je suis, personnellement, un russe pure souche, c’est ma langue maternelle. »Mais alors, que fais-tu en Angleterre ? On ne peut décemment pas quitter la Russie, c’est elle qui nous expulse … Jason ! Tout le monde n’a pas la chance d’être bien né … Mais personne ne t’oblige à rentrer dans une confrérie de filles ! Jason ! C’est son choix personnel, tu ne peux pas lui en vouloir. On ne juge pas quelqu’un selon ses préférences, selon son apparence, selon sa confrérie … Tu en es un parfait exemple, non ?

De toute façon, personne ne l’oblige à faire équipe avec moi si ça lui inspire un tel dégoût, une telle répugnance, un tel repoussement. Moi, j’aime tout le monde … Sauf ceux qui ne veulent pas de moi, évidemment. Le plus … déroutant, c’était la manie d’Alexey. On aurait dit qu’il avait toujours la main collé à la super-glu à ses cheveux. Dès qu’on le regardait, il avait la main dans les cheveux. Pire qu’une fille. Encore heureux, il ne paraissait pas trop narcissique. Il n’était pas de ceux qui se regardaient tous les quarts d’heure pour vérifier qu’un bouton n’avait pas poussé sur leur visage si pure, ou qu’ils avaient un cil sur la joue gauche, ou qu’il y avait un pli sur leur pantalon. Non, Alexey paraissait plutôt du genre à savoir se recoiffer naturellement. Il avait l’air d’avoir fait ça toute sa vie. Se recoiffer tout seul. Mais, à force de les toucher, ils ne finissent pas par devenir gras … ?

« Sans vouloir te vexer mec, le jour où je te trouverai désirable, Vanilla Feldmann sera mariée au Prince Charles, va crever ailleurs »

Mais non, Alexey, grave erreur. Il ne faut surtout pas partir sur ce sujet là. Le Prince Charles … Ma pauvre Vanilla. Des oreilles de chou, un QI de pingouin, un ego surdimensionné, et en plus, il est marié à la reine des cruches, Camilla Parker-Bowles … Une larme coula le long des joues de Jason. Charles lui rappelait trop Lady D. Et cela l’outrait fortement. Ce rustre avait à peine attendu 10 ans avant de se remarier avec une cruche. Cela ne faisait que 10 ans que Diana était morte, et il s’était déjà remarié. Et la période de deuil réglementaire. Jason se demandait comment la Reine avait pu laisser ce mariage horrible se faire. Il n’est pas humain de se remarier à Camilla après avoir connu Lady D. La tristesse commençait à monter en Jason. Jason ! Tu dois respirer, c’est bon, c’est fini. Lady D. est morte, il n’a pas voulu te blesser.

Tiens, en parlant de blesser … Croyez-vous que Jason est senti l’ironie dans la voix d’Alexey ? Croyez-vous qu’il est relevé la pique, très mal cachée, dans les paroles d’Alexey ? Croyez-vous qu’il s’en soit émeut ? Pas le moins du monde. Peut-être parce qu’il était trop absorbé par toutes ses pensées qui se tournaient vers Lady Diana. D’ailleurs, Alexey allait s’y méprendre, mais cela importait peu à Jason. S’il voyait la larme couler sur la joue, peut-être penserait-il que Jason avait de vraies intentions, mais pas du tout. Et d’ailleurs, ce serait vraiment pathétique. Mais Jason ne ferait rien pour chasser ces soupçons. D’abord, parce que cela ne ferait que les renforcer, parce qu’il n’en avait pas la force, ni l’envie. Et aussi peut-être parce que cela lui faisait plaisir de voir les gens se triturer l’esprit.

« Tu m'en diras tant... Jason, Pamela, Jennyfer, même combat. Et je souris si je le veux »

Pfff ! Jason laisse dire. Si cet incapable n’est pas foutu de remarquer la beauté d’un nom, sous prétexte que le sien sonnait exotique, qu’il venait de Russie. Pour la première fois de sa vie, Jason eut envie de lui balancer ce qui lui passait sous la main. Un vase, un tapis, un oreiller, … Il aurait aussi voulu lui balancer en pleine figure son secret, son ascendance, le sang bleu qui coulait dans ses veines. Mais il se retint. Tant bien que mal, certes, mais il se retint quand même. Pour le vase, parce que cela ne se faisait pas. Les règles de bienséance l’interdisait, et la classe de Lady Diana l’en empêchait. Pour le secret, ce fût, indirectement, ses parents. Il n’allait pas foutre en l’air presque un siècle de secrets à cause d’un petit Russe, de petite envergure, qui fanfaronnait sous prétexte qu’il était né en Russie. En plus, je suis sûr que sa mère faisait le trottoir et que son père buvait, et les battait tous les soirs !

« Vous dormez vraiment à deux dans cette chambre ? »

Mais franchement, il le fait exprès de pousser Jason à bout, ou il est simplement totalement idiot et inconscient du danger auquel il s’expose en poussant les gens à bout ? Ce n’est vraiment pas humain. Personne ne mérite de se faire traiter de la sorte. Surtout pas moi. Si cela ne tenait qu’à lui, il aurait été voir le doyen, aurait exigé une chambre plus grande, sans colocataire, sous prétexte qu’il existait une aile de la bibliothèque qui s’appelait Cartland.

« Et oui, on est deux … Tout le monde n’a pas la chance d’être dans une confrérie réservée aux seules filles … Oups, je t’oubliais … Mais ça ne change rien, non ? »

Il fallait tout de même avoué que ce Somerled avait de la rhétorique. De toute évidence, même si la modestie ne paraissait pas faire partie de ses qualités, il savait parler aux gens. Il savait se les mettre dans la poche, pour employer un langage vulgaire. Il savait parfaitement quelles étaient les désirs de chacun, et comment parvenir à ses fins. D’ailleurs, Somerled est peut-être Duty … Il rôde toujours dans les parages, et paraît savoir ce qu’il y a au plus profond de nos cœurs. Et puis, son côté bavard, déluré, féminin, inspire la confiance, et permet la franchise, et est propice à la révélation de secrets …

Les petits papiers de Quiang ? Décidemment, Alexey paraissait avoir des ressources inimaginables. Quoi que … L’argent de ses parents ne suffit-il pas à lui permettre d’être dans les petits papiers de Quiang. Mais, s’il pouvait montrer que lui-même, par ses propres moyens, méritait d’être dans les petits papiers de Quiang … Ce ne pouvait être que bénéfique.

« Fais ce que tu veux, je t'attends dans le couloir, mon espace vital est à l'étroit dans ta chambre »

Jason avait pris sa décision depuis longtemps déjà. Mais il préférait largement faire poireauter encore quelques minutes Alexey dehors. Il prit grand soin de refaire le lit, de ranger son cahier de russe. Une enveloppe rouge posée sur la table de nuit de son colocataire attira son œil, mais il n’y prêta pas attention, tout en se promettant de la subtiliser dès qu’il aurait le temps. Depuis quand son voisin avait-il une correspondance secrète ? Une petite amie ? Il sortit finalement, s’approchant d’Alexey lentement. Ce dernier était de dos, et commençait à s’impatienter. Il s’approcha doucement, souffla dans le cou d’Alexey, et lui susurra à l’oreille :

« Mon espace vital est lui aussi à l’étroit … Je te suis, mais avant, je veux savoir. Tu y gagnes quoi toi ? Moi, les petits papiers de Quiang, mais franchement, tu fais ça pour l’honneur de ta confrérie de filles … ? Ou pour l’espoir utopique du doyen en liant des liens avec moi, un Xanda ? »
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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Mer 24 Déc - 18:42

Oh, rassurez-vous, d'abord Alexey n'était pas du genre à crier à tout va qu'il était russe. Son prénom faisait tout le travail, et sa réputation le précédait de toute manière. Pour ce qui était de son départ de Russie, disons qu'on avait forcé la main à ses parents. Son père avait plus d'une fois trempé dans des histoires assez louches et suspectes digne d'un mafieux sans état d'âme, les autorités locales lui avaient alors posé un ultimatum : soit les Somerled s'exilaient à l'autre bout de l'Europe et ils avaient la paix, soit ils restaient sur Saint Petersbourg et leur fin était proche. Instinct de survie aidant, la famille avait fini par se décider et s'était envolée en Ecosse.
Ce fut la voix de Jason qui le ramena sur terre, à son plus grand désespoir - mais je pense qu'il n'était pas nécessaire de le préciser, tant pis. Ils étaient tous les deux debout, ce qui n'était pas un hasard si on partait du principe que chacun voulait mettre l'autre à terre et lui faire lécher le sol. Pour le moment, ni l'un ni l'autre n'avait eu à abîmer sa ravissante petite langue toute rose, mais ça ne serait tarder.

« Et oui, on est deux … Tout le monde n’a pas la chance d’être dans une confrérie réservée aux seules filles … Oups, je t’oubliais … Mais ça ne change rien, non ? »

Encore une fois, c'était flagrant. Alexey serra légèrement les poings, chose rare chez lui, mais de toute manière, il était convaincu qu'il s'en moquait. De toute manière, il avait grandi au milieu de sa mère et de ses deux sœurs, la confrérie des Amaryllis ne présentait aucun réel changement en soi. Au lieu d'afficher un air frustré, son sourire s'élargit de plus belle tandis que des yeux rieurs se posaient une nouvelle fois sur Jason.

« Bien vu mon pote, ça ne change strictement rien. Tu pourras dire ce que tu veux Jason, ma place chez les Amaryllis me convient parfaitement et je ne l'échangerai pour rien au monde, même pas pour cet esprit de compétition malsain chez les Xanda ou les débats politico-écologiques des Green »

Il se retint de parler de l'étroitesse d'esprit des Xanda, après tout il n'était pas franchement emballé par l'idée de se faire cogner dessus, surtout par Jason. De toute manière, Alexey avait déjà tourné les talons et dépassé le niveau de la porte, débouchant ainsi sur le couloir. Persuadé que Jason allait le rejoindre, il ne fit que quelques pas et s'adossa contre le mur, prenant son mal en patience. Ce gringalet blond pouvait se montrer légèrement stupide quand il le voulait, plus il se faisait désirer, plus ils perdaient de temps et dieu seul sait qu'ils en avaient besoin de ce fichu temps.

Quel abruti, mais quel abruti.
Il aurait presque mis Alexey de mauvais humeur et personne, personne, n'avait réalisé cette performance depuis des lustres. Bon, des jours en fait, mais Kenzie de comptait pas.

Jason était long, Alexey en avait marre d'attendre, s'était détourné de la porte et tapait du pied. Ce fut, une nouvelle fois, la voix de ce cher binôme qui le tira de ses pensées. Notre Amaryllis s'empressa de s'éloigner, Jason se comportait souvent étrangement et sur le coup, il donnait l'impression de vouloir le violer - ce qui était tout à fait flippant, il faut l'avouer.

« Mon espace vital est lui aussi à l’étroit … Je te suis, mais avant, je veux savoir. Tu y gagnes quoi toi ? Moi, les petits papiers de Qiang, mais franchement, tu fais ça pour l’honneur de ta confrérie de filles … ? Ou pour l’espoir utopique du doyen en liant des liens avec moi, un Xanda ? »

Le jeune homme resta figé quelques secondes avant de se remettre en mouvement sans broncher. En silence, il se dirigea vers l'autre bout du couloir en direction des escaliers. Aucune chance que les sujets des épreuves se trouvent du côté des chambres des élèves.

« Ça » il parlait bien évidemment des raisons que Jason voulait savoir « Ça ne te regarde pas mon grand. Tu as tes raisons, j'ai les miennes, si je ne veux pas les partager, c'est mon problème » Ce n'est pas comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde et se disaient absolument tout. De toute manière, du côté d'Alexey, lui-même trouvait ses raisons assez floues. Pour le moment, il se persuadait que trouver ces sujets lui permettrait de ne pas se tuer à la tâche, et que réussir l'épreuve l'aiderait à mieux vivre dans son état spleenétique actuel. Il jeta un coup d'œil à son coéquipier, espérant qu'une réponse de la sorte puisse le satisfaire.

« Tout ce que je peux te dire... C'est que Qiang, je m'en tape, mais à un point que tu ne peux même pas t'imaginer. Donc rassure toi, mon intention n'est pas de te traiter comme un vulgaire objet qui pourrait me permettre d'entrer dans les petits papiers de ce dingue de la machette, puisque c'est le dernier de mes soucis » expliqua-t-il en gardant le regard fixé droit devant lui tandis que les deux étudiants descendaient les escaliers. « Et si je le voulais vraiment, crois-moi, j'aurai trouvé un moyen plus sûr et plus efficace qui n'aurait rien à voir avec toi » ajouta-t-il, amusé par un tel excès de paranoïa. Depuis le départ de son père pour Berlin, Alexey avait appris à ne compter que sur lui-même. D'ailleurs, il s'était demandé pendant un long moment s'il devait entraîner Jason dans cette recherche des sujets, conscient que ça pourrait lui retomber dessus.

Ils venaient de traverser une minuscule pièce, assez sombre et débouchait à présent sur ce qui semblait être les bureaux de l'administration. Alexey misait tout sur cet endroit, malheureusement, des dizaines de personnes erraient en ces lieux, occupés à préparer les épreuves, à appeler le traiteur et tante Gertrude. Sans se concerter (pourquoi attirer l'attention quand on pouvait s'en passer ?), ils se mirent à longer le long couloir, de part et d'autre dudit couloir, une succession de bureaux. Il s'agissait simplement de repérer les lieux, il était presque inconcevable de voler les sujets (à condition qu'ils les trouvent bien entendu) sous les yeux d'une vingtaine de témoins possibles. L'Amaryllis scrutait chacunes des pièces situées sur sa gauche, marchant le plus lentement possible, tandis que le Xanda se chargeait des pièces de droite. Arrivés au bout du couloir, ils se dissimulèrent dans un des coins, histoire de ne pas être à la vue de tous.

« Alors ? Tu as remarqué quelque chose d'intéressant ? » demanda-t-il.
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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Mer 24 Déc - 22:02

Pourquoi fallait-il qu’Alexey agisse de la sorte. Ce pseudo-russe narcissique, fanfaron, exubérant, tellement atypique, ternissait l’image de la Russie. Il n’avait aucune classe, manquait totalement de reconnaissance envers sa mère patrie, … Il avait cependant gardé une des caractéristiques principales de la Russie. La froideur. Et, au moins pour ça, Jason le reconnaissait. Depuis le début de leur conversation, et même depuis le début de leur « relation » binomiale, les deux hommes s’étaient attaqués l’un à l’autre avec toujours plus de vigueur, avec toujours plus d’imagination. Mais rien n’y faisait. Aucun des deux ne semblait vouloir laisser ne serait-ce qu’une once de terrain à l’autre. Ils encaissaient les coups, et relevait la tête pour repartir de plus belle. Bien entendu, il ne s’agissait que d’une joute verbale, tout en restant très classe. Pas d’injure. Ou tout du moins, pas d’injure non voilée … Après tout, insinuer que la mère de l’un se retrouvait souvent sur le trottoir n’était pas la même chose que de la traiter de prostituée, pour rester poli, même si cela revenait au même. C’est toujours plus harmonieux dans la bouche, et la force garde tout de même la même intensité. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayer de faire craquer l’autre. Tout était bon pour essayer. Les coups bas lors des devoirs, les insinuations perfides, … Les Russes ont le sang chaud, tout le monde le sait. Ce n’est pas plutôt avoir du sang-froid ?

La pique sur le sexe d’Alexey, et son appartenance aux Amaryllis ne paraissait pas l’avoir ébranler. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir essayer. Avait-il perdu toute virilité à force d’être au milieu de femmes, à force de participer à des pyjama-party, durant lesquelles on lui faisait essayer toute sorte de vernis à ongles, de mascara, où l’on parlait potins, cuisine, … ? N’importe qui aurait été fou de rage, aurait sans doute projeté Jason à terre, et l’aurait piétiné sans souci. C’est son petit masochiste qui ressort parfois. De se laisser piétiner par un beau mâle … Arrête de raconter mes fantasmes ! Bref, reprenons, et tentons de rester sérieux. C’était une qualité qu’admirait Jason chez Alexey, même si lui-même la possédait déjà. Mais n’allez pas croire pour autant que Jason allait élever Alexey au rang d’idole, de modèle, pour cette unique raison. Personne ne peut se hisser au rang de Lady Diana. Cette place était intouchable. Le modèle absolu pour Jason. Il ne fallait pas simplement avoir du sang-froid … Arrête de raconter ma vie, et concentres-toi !

Mais pourquoi fallait-il qu’Alexey soit aussi étroit d’esprit ? Pourquoi fallait-il qu’il ramène tout à une stupide compétition entre confréries ? Mais, il y a une compétition entre les confréries ! Peut importe ! Alexey est étroit d’esprit. C’est tout. De suite, les Xanda ont un esprit de compétition malsain … Alors que c’est lui qui veut tricher, pour éviter de perdre face à ceux d’Oxford. Si ça, ce n’est pas de la compétition … Et, de suite, les Green ont des débats politico-écologiques. Comme si ils étaient les seuls. C’est à tous de s’interroger sur la viabilité de notre planète. Jason était, très engagé pour l’environnement. Il était dans les premiers rangs lors des manifestations de Greenpeace, toujours le premier à organiser quelque chose pour PETA. Bref, Jason était mieux que les Green. Et en plus, c’était un Xanda. Que demande le peuple ? Franchement …

Il avait tenté quelque chose. Il espérait vraiment que cela marche. Car, après tout, qui ne tente rien, n’a rien … Il avait tenté de faire tomber toutes les barrières qui entouraient Alexey. Une idée lui avait germé dans l’esprit. Si, après tout, Alexey trouvait son réconfort auprès des filles, c’était peut-être à cause d’un père violent … Ou alors, d’un viol. D’où la fabuleuse, ou totalement pathétique et horrible (rayez la mention inutile) de Jason. Faire ressurgir en lui la peur d’enfance, pour pouvoir mieux le mettre à terre et l’avoir à ses pieds. C’est horrible à faire. Ce n’est pas du tout dans les cordes de Lady Diana. Mais après tout, quand on veut quelque chose, Lady Diana ou pas, on fait avec les moyens du bord. Et il faut dire que les moyens du bord n’étaient pas vraiment propices à faire revivre un souvenir d’enfance. Il n’avait à sa disposition que son corps. Et il était hors de question qu’il s’abaisse à l’utiliser. Non, tout simplement, il s’était approché insidieusement d’Alexey, dans le fol espoir de le voir frémir. Mais non, rien, mais alors rien du tout. Il y eut un léger blanc, de quelques secondes. Mais rien de plus. C’était finalement Alexey qui avait dérouté Jason, alors que c’était ce dernier qui le tentait. Vous suivez ? Bref, c’était rageant. Alors qu’il pensait avoir trouvé un secret horrible et inavouable d’Alexey, tous ses espoirs étaient tombés à l’eau.

« Ça ne te regarde pas mon grand. Tu as tes raisons, j'ai les miennes, si je ne veux pas les partager, c'est mon problème »

Mon grand, mon grand. Mais pour qui il se prend ce prétentieux à me prendre de haut ? Jason ? Qu’est-ce que j’ai dit ? Combien de fois faudrait-il te le répéter ? Tu respires. Ce n’est pas la peine de sauter sur les gens à chaque pique, à chaque agression de leur part. Sois patient, tu verras, ça porte ses fruits la patience. Il finira par s’ouvrir à un moment ou un autre, et à ce moment là, il faudra que tu t’engouffres dans sa coquille le plus rapidement possible pour glaner le maximum d’informations. Mais le moment n’est pas venu. Donc, pour l’instant, grave dans ton esprit l’image de Lady Diana. Souris, respire, souris, respire. Et surtout, n’oublie pas. La tête haute. Toujours !

Mais personne n’aime s’aventurer comme ça, dans l’inconnu, sans savoir pourquoi la personne qui t’accompagne est aussi distante, et pourquoi elle fait ça. Et vous croyez réellement que le fait qu’il ne l’utilise pas comme un objet soit un soulagement ? Peut-être qu’il aimait ça. A force de traîner avec Kitsuné. A force d’obéir à tous ces caprices. Il aimait peut-être ça. Je suis sûr que son plus grand rêve, c’est de se marier à une vieille comtesse bourrée de frics, et d’être exhiber comme un homme objet auquel on ne demande rien. Il regrettait peut-être qu’Alexey ne le prenne pas comme un objet. Mais c’est dit, c’est fait. Alexey ne l’utilise pas. Parfait. Mais peut-être que l’inverse pourrait être vrai.

Et voilà qu’il se séparait. Jason ne comprenait sans doute pas ce qu’il faisait là. Pourquoi il regardait dans les pièces situées à sa droite. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il aurait largement préféré regarder celles de gauche. La gauche, c’est souvent beaucoup plus intéressant que la droite. Pourquoi ? Ca, c’est une des grandes théories de Jason. A droite, Jésus. Jésus n’est pas drôle. Alors qu’à gauche, le diable. C’est tellement plus excitant. Même pour la plus pure et la plus blanche des colombes qu’était Jason. Bref, tout ça pour dire qu’il regardait plutôt avec attention ce qui se passait au milieu de la pièce. La nature humaine est tellement complexe et riche à découvrir. Ce qu’il préférait par-dessus tout, c’est les gens au téléphone. Elle pouvait débiter de longues tirades de compliments alors qu’elles tiraient bonnement et simplement la gueule. C’est tellement drôle. Le rêve de Jason, ça aurait été de savoir avec qui elles parlaient, et ensuite de rappeler les personnes pour leur dire que tout ça, c’est du chiqué !

« Alors ? Tu as remarqué quelque chose d'intéressant ? »

La surprise pouvait se lire sur le visage de Jason. C’est déjà fini ? Voilà sa première pensée … Il sourit inconsciemment, l’air gêné, papillonna des yeux. Il tenta de savoir ce que Lady Diana aurait fait à sa place, mais aucun souvenir ne lui revint en mémoire. Il était tout simplement piégé. Il tenta de s’en sortir avec beaucoup de … naïveté, plutôt que de classe.

« Non, et toi ? »
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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Jeu 25 Déc - 1:24

Pour l'amour du ciel, pourquoi les dieux s'acharnaient autant sur notre pauvre Alexey ? Pourquoi l'avaient-ils... affublé d'un crétin pareil ? Décidément, le sort s'abattait sur lui, c'était inhumain. A croire qu'ils voulaient absolument le tuer, ou pire, le rendre fou. Le russe était toujours à la même place, attendant la réponse de Jason après avoir longé le couloir et observé -trop rapidement- l'intérieur de chaque bureau à la recherche d'un.. indice, d'un petit truc qui leur ferait dire "C'est ici mec, les sujets sont forcément là je le sens".
Son gentil camarade semblait surpris et pris de court par la question, ce qui étonna un peu plus le brun. C'était pourtant pas bien compliqué hein, c'était pas compliqué pourtant ? Il soupira devant les yeux papillonnants du Xanda. Non vraiment, qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? D'accord, Alexey n'avait pas pris la peine d'expliquer ce qu'ils devaient chercher mais bordel, c'était simple, évident et ça sautait aux yeux.

« Non, et toi ? »

Non, non, non, je t'en donnerai du non !

En espérant qu'il n'avait effectivement rien remarqué d'intéressant. Alexey se ressaisit, s'énerver un peu plus et se montrer encore plus insupportable qu'à l'ordinaire ne lui serait d'aucune utilité. Pour une fois, il devait faire confiance à Jason, même si l'envie de faire le chemin inverse en regardant maintenant sur sa nouvelle gauche se faisait de plus en plus pressante. Mais il ne le ferait pas, du moins pas maintenant. Ils devraient retourner de l'autre côté du couloir d'ici quelques minutes, forcément il en aurait l'occasion - et sans que ça se sache. Mais de toute façon, il avait peut-être déjà trouvé ce qu'ils cherchaient.

« Peut-être, c'est difficile de se prononcer sur la question, l'avant dernière porte était fermée alors que toutes les autres été ouvertes... Et la pancarte Privé peut nous mettre la puce à l'oreille.. Mais encore une fois, je ne suis sûr de rien » Porte fermée, lumière éteinte, c'était suspect, c'est vrai mais il se pouvait très bien qu'il s'agisse d'une pièce non-utilisé et vide, sans aucun intérêt. Alexey fronça les sourcils, jetant un coup d'œil inquiet vers les adultes qui traînaient dans les parages avant de reporter son attention sur Jason. « Mais de toute manière, on ne peut rien faire maintenant. Mieux vaut prendre le moins de risque possible... Par contre, je pense qu'on peut essayer d'enclencher cette porte » Coup de menton vers la porte qui était au centre de ses réflexions « Je m'adosse, et discrètement, j'essaye de tourner la poignée... Ruston, tu m'écoutes ? »

« Excusez-moi, woohoo, pardon, dégagez le passage » s'exclama un gnome à la barbe blanche sorti de nulle part, trois cafés dans les mains, essayant de continuer son ascension malgré le chemin barré par les deux étudiants. Il claqua sa langue, visiblement exaspéré. Alexey eut un sursaut, non pas à cause du physique disgracieux de ce petit homme, mais plutôt à cause de la surprise qu'il venait de provoquer chez lui. A espérer qu'il n'ait rien entendu de la conversation.
« Non mais je vous jure, Hélauïs, apporte moi un café, patati, patata, nanana, je t'en donnerai du café moi, on ne traite pas Hélauïs comme une vulgaire.. vulgaire.. bonne à tout faire, non mais ! » marmonnait-il alors que les deux élèves de Camdridge se collaient contre le mur pour le laisser passer.

Le russe préféra s'abstenir de commentaire. De toute manière, que vouliez-vous dire à propos de.. ça ? Et surtout, n'avait-il pas mieux à faire ? Alors qu'Hélauïs continuait son cirque, Alexey s'approcha avec discrétion de la porte, s'adossant contre le mur le plus proche en faisant semblant de parler avec cet idiot de Jason. Il tendit alors son bras vers sa droite, attrapa la poignée, la tourna et.. et...

« Qu'est-ce vous fichez ici vous deux ? »
Une femme, en tailleur beige (on fait difficilement plus original hein) venait d'entrer dans son champ de vision et le regardait avec deux petits yeux méchants. Son âge devait osciller entre quarante et cinquante ans, carrure assez imposante, cheveux poivre et sel mal peignés. La caricature même de la vieille fille qui se laissait aller.
« Je répète ma question, et je veux et j'exige une réponse : qu'est-ce vous fichez ici ? »
Elle insistait sur chaque syllabe et donnait l'impression de s'adresser à des déficients cérébraux. A tous les coups, ils venaient de tomber sur une peau de vache qui n'hésiterait pas à les balancer à Qiang.
« L'accès à cette salle est interdit messieurs »
Tiens, tiens, comme par hasard. Peut-être qu'Alexey avait vu juste après tout. Dans tous les cas, il devait trouver quelque chose. Même si sauver Jason des griffes de Qiang n'était pas une de ses priorités, s'il coulait, les deux étaient grillés. M'enfin.

L'Amaryllis se ressaisit. S'il voulait être convaincant, il fallait être soi-même convaincu. Il toussota légèrement, se redressa de toute sa hauteur et affronta enfin le regard tueur de la femme au tailleur beige.
« On cherche... Hélauïs » Peu importe qui il était et quelle était sa fonction au sein de l'équipe d'organisation des Olympiades : il existait et c'était suffisant.
D'accord, c'était absolument nase pour justifier leur présence en ces lieux mais c'était la première chose qui lui était venue à l'esprit. La harpie parut désarçonnée pendant un dixième de seconde, chacun son tour hein. Jason et Alexey devaient vraiment avoir l'air suspect pour qu'une explication aussi pitoyable que celle-ci puisse leur épargner tout un tas de problèmes et de leçons de morale.
« Oh. Bien, il est à l'autre bout du couloir de toute façon, vous n'avez rien à faire ici »

Sans demander leurs restes, les deux gus se carapatèrent aussi loin possible de cette femme. Une nouvelle fois, ils se retrouvèrent dans la cage d'escaliers, Alexey pila net.

« Bon, je crois qu'il faut qu'on monte un plan. Il est... dix-huit heures passées, on mange à dix-neuf heures... Avec un peu de chance, il n'y aura quasiment plus personne dans les bureaux d'ici heures, puisqu'ils seront tous partis diner. Et on aura donc la voie libre. Il faudrait juste trouver la clé de la porte, qui était bel et bien fermée... Des suggestions ? Te sens-tu capable de te servir de ta matière grise ? » lâcha-t-il d'un air amusé. Ils étaient si près du but..
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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Ven 26 Déc - 0:38

Jason est blond. C’est un fait. D’accord, mais ce n’est pas une raison pour croire qu’il est bête. Il faut arrêter avec tous les préjugés sur les couleurs de cheveux. C’est presque aussi grave que la discrimination entre hommes et femmes. Presque. Bon, évidemment, les apparences sont parfois trompeuses. Parfois. Dans le cadre de Jason, on pouvait réellement croire qu’il était bête ET blond. Réellement. Et le problème, c’est qu’il ne s’en rendait pas compte, qu’il ne le faisait pas exprès (ou si peu), et qu’il ne faisait rien pour changer la tendance. Tout ce qu’il savait faire, c’était se référer à Lady Diana (et même si c’est un bon modèle, on ne peut décemment pas se référer toujours à Lady Diana), et donc savoir faire papillonner ses yeux avec beaucoup de grâce, garder son sang froid. Ou peut-être était-ce parce qu’il ne comprenait pas toujours le second degré. Ni les suivants d’ailleurs. Il fallait que tout soit très terre-à-terre pour que cela soit compréhensible à Jason.

Et puis, ce n’est pas sa faute si on l’avait placé à droite. Si le choix lui avait été donné, il se serait placé à gauche, tandis qu’Alexey serait allé à droite. Bon, je ne garantis que cela aurait marché, et encore moins que Jason ait remarqué les mêmes choses qu’Alexey, et réciproquement. Non, il aurait plutôt admiré comment les cheveux de la secrétaire, roux, descendaient avec beaucoup d’harmonie sur ses épaules. Et qu’il y avait un cheveu, long et blond, qui s’était accroché sur l’une de ses manches. Et, comme par hasard me direz-vous, la secrétaire échangeait des petits clins d’œil, fort peu discret, avec l’un des élèves d’Oxford, qui traînait, fort par hasard lui aussi, dans le coin. De toute évidence, le blond et la rousse avaient une relation secrète. Le motif ? L’âge du jeune homme en question. On ne peut décemment pas coucher avec tous les jeunes blonds qui viennent ici sans que la conscience de la rousse soit un tant soit peu titillé. Bref, nous ne sommes pas là pour discuter des relations extraconjugales de la rousse avec le blond, mais bien du blond et du brun qui n’avaient strictement rien à faire dans ce couloir. Juste pour dire que Jason n’aurait, d’un côté ou de l’autre, pas du tout été productif, son attention étant forcément retenue ailleurs que sur la recherche de …

De quoi d’ailleurs ? Alexey n’avait pas spécifié clairement de quoi ils étaient à la recherche. Tout ce que Jason savait, c’est qu’ils devaient trouver les sujets de l’examen de russe du lendemain. Mais, bien entendu, il n’y aurait sans doute pas de tableau clignotant de 50 lumières, avec écrit en lettres capitales : « Les sujets de russe sont ici ! ». Non, il n’y aurait sans doute pas de panneau. Mais alors, que devait-il chercher ? Une porte noire ? Une porte avec écrit Russe dessus ? Jason n’en n’avait vraiment aucune idée. Mais, bien entendu, il n’osait pas demander à Alexey. Il n’osait pas passer pour un blond, pour une personne bête. Il faisait celui qui avait compris, en croisant les doigts pour qu’il ne remarque pas qu’il ne savait pas quoi chercher. Si Alexey avait été plus clair. S’il avait utilisé du premier degré, au lieu de faire des sous-entendus, de dire des paroles cachées, voilées, l’attention de Jason aurait peut-être été meilleure. En fait, non. Il aurait irrésistiblement été attiré par le petit manège de la rousse et du blond. Et même quand il était avec Alexey, il avait du mal à se concentrer. Les cheveux, mi-court, brun, toujours coiffé avec harmonie. C’était vraiment tentant de tendre la main et de les toucher. Jason avait appris à refréner cette passion pour les cheveux. Il savait avec qui il pouvait ou non tendre la main et toucher les cheveux. Et il savait aussi qu’il ne tenterait jamais l’expérience avec Alexey. Comme avec Jamie (mais ça, c’est une autre histoire.). Avant même d’avoir atteint les cheveux, il se retrouverait plaqué au sol avec une violence inouïe. Mais on sait que ça te plaît, J. Hein ?

De toute évidence, soit Alexey était aveugle, soit il était bête (et brun !), soit il avait décidé de passer outre les signaux qu’envoyait Jason malgré lui. Tout le monde aurait du voir que Jason n’avait pas du tout regardé les pièces sur sa droite. Tout le monde. Sauf Alexey de toute évidence. Allez savoir pourquoi … Il n’était pas du genre à accorder sa confiance à Jason, donc il devait sans doute être aveugle.

« Ruston, tu m'écoutes ? »

Alexey tira Jason de ses pensées. Il s’était perdu parmi elle, perdu parmi les cheveux d’Alexey, ceux de Johannes, ceux de Jamie, ceux de Lilianny, ceux de la rousse, ceux du blond. Il venait de se rendre compte qu’il y avait un cheveu sur l’épaule d’Alexey. Si il ne le retirait pas de suite, cela allait le perturber pour le reste du temps qu’il passerait en sa compagnie. Mais comment faire pour le retirer sans paraître ridicule ? Voilà à quoi pensait Jason au moment où Alexey le réveillait. A l’élaboration d’un plan subtile pour retirer le cheveu sur l’épaule d’Alexey. Pathétique et totalement superficiel, non ?

Et là, une chose étonnante se passa. Enfin, une chose étonnante pour Jason. Un petit homme aux cheveux blancs, comme un nain de jardin, passa devant eux, en grommelant dans sa barbe des ignominies, qu’on le traitait comme un esclave. C’est incroyable comme les gueux parlent quand ils ne sont pas en présence de leur maître. C’est fascinant. Ils ont une parole vulgaire, totalement futile, et inconcevable pour les gens du rang de Jason. Un jour, l’envie lui avait pris de lire un livre, ou alors était-ce un magazine, sur les gueux et leurs habitudes. C’est incroyable tout ce qu’on peut apprendre sur une classe sociale aussi répugnante que les pouilleux, et le pire, c’est qu’il existe des personnes qui sont capables de passer du temps à les étudier et à écrire sur eux …

Et puis voilà qu’une seconde pouilleuse passa dans le couloir, et cette fois-ci, ce fût pire que tout. D’abord, elle était affreusement mal habillée. Elle portait un tailleur beige que l’on portait sans doute dans les basses classes sociales du siècle dernier. Ses cheveux, bruns, avec quelques blancs, étaient coiffés en chignon. C’était vraiment disgracieux, et le tout donnait une image à vomir. Mais Jason, lui, et malgré cette vision d’horreur, lui sourit. Et oui, si Lady Diana se serait retrouvé devant une démuni comme elle, elle aurait sans doute souri de toutes ses belles dents blanches, l’aurait complimenté sur son magnifique petit tailleur. Mais Jason n’irait pas jusque là. Il n’avait pas encore l’expérience nécessaire pour mentir avec autant d’aplomb.

« On cherche... Hélauïs »

Jason se retint de froncer les sourcils, et d’ouvrir la bouche pour réfuter ce que venait de dire Alexey. Il avait compris que c’était un mensonge, qu’il fallait le garder secret, et qu’en plus, cela pouvait les sauver. Vous voyez qu’on peut peut-être tirer quelque chose e Jason. Ce n’est peut-être pas un cas si désespéré que ça. Une fois à l'abri des regards, Alexey reprit son petit discours, que Jason tenta tant bien que mal de suivre.

« Tu veux dire qu’on ne va pas manger ? Mais le dîner est le repas le plus important de la journée ! Après le petit-déjeuner et le midi, bien entendu. »

Matière grise … C’était deux mots, guère compliqué pour Jason, mais dont l’association rendait la compréhension difficile. Du moins pour Jason. Du coup, il ne releva pas la pique d’Alexey, car elle lui était tout simplement incompréhensible.

« On n’a qu’à demander à quelqu’un. Je suis sûr que j’ai quelques atouts dans ma poche. »

Jason chercha des yeux la rousse des yeux. Finalement, son don pour observer la nature humaine, et surtout les cheveux des gens allait peut-être servir à quelque chose. Un cheveu blond sur la veste d’une rousse. Des clins d’œil entre la rousse et le blond, et le tour était joué. Un peu de chantage ne faisait pas de mal à personne.

« Excusez-moi … Je cherche la clé de cette porte. »

Avant qu’Alexey n’ait pu le retenir, et avant que la rousse n’ouvre la bouche, Jason reprit la parole.

« Je sais pour votre relation avec le blond d’Oxford … Si vous ne voulez pas que cela s’ébruite … »

Jason continuait de sourire, mais la menace était très présente dans ses mots, et dans sa voix. Normalement, elle n’avait pas le choix …
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MessageSujet: Re: The bears are coming // Jason   Ven 26 Déc - 13:45

« Tu veux dire qu’on ne va pas manger ? Mais le dîner est le repas le plus important de la journée ! Après le petit-déjeuner et le midi, bien entendu »

.... Qu'on l'assomme, qu'on lui coupe la tête, qu'on l'écartèle ! Alexey n'en croyait tout simplement pas ses yeux et ne trouvait rien à répondre. Sa bouche était entrouverte et son visage semblait s'être figé. Comment cet idiot pouvait penser à lui faire la morale sur l'importance des repas de la journée alors qu'il venait de lui exposer un plan ingénieux pour, peut-être, parvenir à trouver les fameux sujets ? Jason était totalement à côté de la place. Pour résumer le fond de sa pensée, nous pourrions la formuler ainsi « ............................................ » Il essaya plusieurs fois d'émettre un son mais ça se révélait impossible. Au lieu de ça, sa conscience lui disait que Jason n'était tout simplement pas sérieux et qu'il se payait de sa tête, ce qui expliquait l'éclat de rire que lança le russe avant de se perdre dans un fou rire nerveux. Qu'il était drôle ce Jason, Alexey était à deux doigts de croire qu'il était sérieux. Plié en deux, il alla même jusqu'à s'appuyer contre la rampe des escaliers pour essayer de reprendre son souffle. Dieu que c'était drôle.

« On n’a qu’à demander à quelqu’un. Je suis sûr que j’ai quelques atouts dans ma poche »

Il ne releva pas tout de suite la gravité de ces propos et ce que ça impliquait, bien plus concentré à retrouver son propre sérieux pour s'intéresser à ce que racontait le Xanda. Demander à quelqu'un, et puis encore ? C'était la meilleure façon de se faire griller. Il fallait agir avec discrétion. Alexey, qui avait mal aux joues soit dit en passant, allait répliquer avec la ferme intention d'expliquer à ce débutant de A à Z pourquoi il ne fallait absolument pas demander à quelqu'un - quoique ce soit. Quant aux atouts dont il parlait, l'Amaryllis n'y croyait pas.

Mais... Trop tard, Jason s'éloignait déjà et retournait du côté des bureaux. Alexey se lança à sa suite, essayant plus d'une fois d'attraper le bras ou bien un bout des vêtements de son idiot de camarade pour le retenir.

« Bordel de dieu, Ruston, arrête ça, je t'assure que c'est pas drôle ! » s'exclama-t-il, l'air à la fois effrayé et contrarié (oui essayez de travailler cette expression, peu de personnes y parviennent). Il s'arrêta net, s'apercevant qu'il se tenait dans l'encadrement de la porte d'un des bureaux. Lentement, son regard quitta ses chaussures, montèrent, montèrent, montèrent et.. Une femme rousse. Jason.

« Excusez-moi … Je cherche la clé de cette porte. Je sais pour votre relation avec le blond d’Oxford … Si vous ne voulez pas que cela s’ébruite … »

.... Encore une fois... Qu'on l'assomme, qu'on lui coupe la tête, qu'on l'écartèle ! Qu'on lui brise chacun de ses os, qu'on lui arracha chaque ongle, qu'on l'étripe ! Qu'on lui fourre un entonnoir dans la bouche et qu'on le fasse boire jusqu'à ce qu'il explose ! C'était pas possible, pas possible vous dis-je. Tellement qu'Alexey ne réussit pas à retenir un petit cri, qu'il essaya de dissimuler sous un soupir. Mais bordel qu'est-ce qu'il était con ! Il croyait vraiment que, sous peine d'un chantage (d'ailleurs d'où il tenait ces informations ? Et est-ce qu'elles étaient sûres ?), une employée (engagée par les organisateurs des Olympiades eux-même donc digne de confiance) allait leur filer la clé de la porte (qu'on leur avait précisément demandé de ne pas approcher) ? A ce moment précis, le russe avait une grande envie de cogner sa propre tête contre le premier mur venu. Tous ses efforts venaient d'être réduits en poussière. Si quelque chose venait à disparaître (même un taille-crayon), ce serait eux qu'on désignerait.

Inspiration, expiration, inspiration... Du calme, du calme. La secrétaire s'était elle aussi figée, contemplant d'un air ahuri ces deux gus qui venaient d'entrer dans son bureau. Il était temps d'agir.

« Jason, je t'ai déjà dit que la plupart de tes imitations de films pouvaient mettre certaines personnes mal à l'aise »

Le russe était finalement entré dans le bureau et commençait à tirer sur la manche de Ruston avec fermeté. Inutile de s'afficher encore plus, ils étaient déjà grillés.

La secrétaire restait muette. De toute manière, il y avait deux solutions : si l'information délivrée par Jason était vraie, elle commencerait à nier tout en bloc ; si l'information était fausse, alors elle se sentirait nullement concernée. Mais dans tous les cas, Alexey ne tenait pas à le savoir. Il en avait fini avec cette histoire, il ne ferait rien pour courir à sa propre perte. Ou plus exactement, il n'allait pas laisser cet idiot les tirer vers le fond.

Avec mal, Alexey était parvenu à tirer Jason du bureau sous l'air toujours aussi ahuri de la secrétaire, et le traînait vers la cage d'escaliers. Adieu la bienséance, et en plus il avait un mal de crâne.

« Bordel ! Ruston ! A quoi tu joues ? C'ETAIT QUOI CE CIRQUE ? Me faire renvoyer de Camdridge pour chantage auprès d'une employée des Olympiades ne fait ABSOLUMENT PAS PARTI de mes projets, donc tes plans foireux tu les fais TOUT SEUL pigé ? Je ne veux pas être mêlé à ça et n'y serai pas mêlé. Fais toi griller si tu veux, moi je me tire » lâcha-t-il en le fusillant du regard. Encore une fois, Ruston pouvait être fier de lui, il était parvenu à saboter la préparation, ou plutôt l'obtention, des sujets de russe.

Alexey tourna les talons et s'engouffra dans les escaliers en direction de la grande salle à manger d'Ashford, il trouvait peut-être une épaule consolatrice ou mieux, une pauvre âme en peine qui lui servirait de défouloir. Dans tous les cas, ses intentions de tricher étaient passées aux oubliettes.

(Fin ?)
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The bears are coming // Jason
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