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 There's always a trap in the end |{Giulia

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Nathaniel Walton
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MessageSujet: There's always a trap in the end |{Giulia   Lun 21 Juil - 19:28

Nous étions proches de la rentrée, du moins, assez proche pour que Nathaniel n’ait encore repéré aucun bâtiment, et qu’il se permette de rester dans la cour du fameux pommier à se griller des cigarettes assis sur un banc abandonné. De temps en temps, passaient des élèves en troupeaux, rarement à moins de cinq, comme si ils étaient possédés par ce besoin incessant de se sentir entouré, même si c’étaient par des personnes qu’ils ne pouvaient pas encadrer. Ça n’étaient pas vraiment son problème, de toutes façons, mais si Nathaniel était assis sur son banc après 18 heures au lieu d’être tranquillement calé dans sa chambre universitaire, c’était parce qu’un type de troisième année qu’il avait rencontré la veille lui avait promis de lui filer ses cours de l’année précédente histoire qu’il puisse savoir sur quoi portait le programme. A peine avait-il accepté cette proposition que déjà il l’avait regretté. L’individu dont la passion majeure consistait visiblement à lire et relire des livres de physique en plantant des asperges était le type le plus bavard et le moins intéressant que le jeune homme avait rencontré dans sa vie.

Et, visiblement, il n’avait aucune ponctualité. Il était 18 heures 05, et l’autre n’était pas là. Et Nathaniel détestait les personnes en retard encore plus que les autres. N’allez pas croire que lui-même n’était jamais en retard : au contraire, il paraissait être naturellement doué pour arriver un bon quart d’heure après tout le monde, notamment lorsqu’il s’agissait d’un évènement primordial, chose que les élèves de Trinité avaient sans doute pu observer lors du discours de début d’année au cours duquel Nathaniel s’était ramené en plein milieu du laïus du doyen , ce qui lui avait valu un brandissement de machettes si mémorable qu’il avait préféré quitter l’amphithéâtre que de s’attarder dans une salle où le type le plus givré de la création agissait sans que personne ne paraisse s’en formaliser.
Il venait donc d’allumer sa troisième cigarette lorsque le type se pointa enfin accompagné d‘une fille aux cheveux fillasses et au sourire niais, qui tint absolument à lui faire une accolade, chose qui lui valut, après coup, un regard des plus meurtriers.

Alors qu’il prenait les cours en aspirant une nouvelle bouffée, et qu’il se levait avec l’intention non dissimulée de se tirer le plus loin possible des deux individus qui s’étaient mis à parler de la position des étoiles et paraissaient convaincus que le type à la cigarette qu’il était descendait directement d’un héros grec au nom inconnu, ils se mirent à l’encercler littéralement, la fille se plaçant devant lui si près qu’il fut contraint de se rasseoir, alors que le type se mettait à sa droite, se callant confortablement sur le reste du banc.

« …On va te montrer pourquoi, Nath »
« Nathaniel »

Mais le type ne paraissait pas particulièrement se soucier de son patronyme, et venait tout juste de lui attraper la main droite histoire de lire son avenir. Malgré toute son envie de se tirer, il était quand même redevable, et n’avait pas, mais alors pas du tout envie de devoir recommencer tout l’étape « discutons de tout et de rien » avec un autre individu, jusqu’à ce qu’il finisse par lui prêter ses cours. Et puis, c’était quoi, une affaire de quelques minutes, il n’avait qu’à se mettre en stand-by pendant ce temps. Et devait déjà se féliciter d’avoir sa main gauche de libre pour pouvoir continuer à fumer sa cigarette, envoyant par le truchement du hasard toute la fumée au visage de la fille qui ne se départissait pas de son sourire.

Et c’est donc après dix minutes de ce petit manège et sans plus de cigarette, qu’il vit atterrir devant eux une blonde qui venait tout juste de se faire happer par ses geôliers.

Fun.
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Orla O'Dombreuill

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MessageSujet: Re: There's always a trap in the end |{Giulia   Lun 21 Juil - 20:57

Six minutes et vingt deux secondes. Six minutes et vint deux foutues secondes avant de réaliser que l'après-midi était déjà bien entamée et qu'elle avait raté successivement son cours de danse et l'arrivée de sa sœur à Cambridge. Sans aucun doute, la cadette faisait à présent la potiche sur le quai de la gare, rêvant de massacrer son aînée à coup de hachette. Elle était violente quand elle le voulait, malgré sa frêle silhouette et ses traits enfantins. Toujours emmitouflée dans son drap et sa couverture, Giulia songeait déjà à la meilleure façon d'annoncer à ses parents qu'elle avait oublié sa jeune sœur. Oui, au lieu de courir la chercher, elle préférait réfléchir, non elle n'avait vraiment pas l'esprit pratique.
Quoi qu'il en soit, il lui fallu six minutes supplémentaires pour avoir la force d'immerger totalement et d'abandonner son lit, à son plus grand regret. Prenant la direction de la salle de bain, la jeune femme eut l'occasion de croiser plusieurs Amaryllis qui semblaient être elles aussi victimes de la gueule-de-bois-post-soirée-avec-cuite. C'était fatal pour elles. D'abord parce que l'état de larve ne convenait à personne, mais en plus pour des filles qui prônaient la pureté de l'âme et du corps, ça pouvait leur porter préjudice. Autant passer la journée à commater s'était dit l'italo-américaine, telle la grande pécheresse pragmatique. C'était un comble, je vous l'accorde. Néanmoins, contrairement à ses consœurs, Giulia s'évertuait depuis des années et des années à entretenir cette culture dépravée et malsaine. Un peu comme Iggy Pop, la démarche de lézard boiteux en moins.
Une fois sortie de la douche, la jeune femme retourna dans sa chambre à la recherche d'une paire de chaussures accordée à sa tenue, superficialité quand tu nous tiens, tu ne nous lâches pas. Grande érudite de la mode, la chambre de Giulia ressemblait plus à un bazar vintage new-yorkais plutôt qu'à un logement étudiant. Faut dire que Papa et Maman prenaient soin de leur gentille blondinette, se sentant encore coupables d'avoir quasiment mis dehors leur progéniture.
Chaussures trouvées, Dieu soit loué, elle n'envisageait pas une seule seconde sortir nus pieds. Madâââââme était demandée à vrai dire, quelques amis américains avaient fait l'effort de venir jusqu'au Royaume Uni, les mêmes amis qui avaient entraîné Giulia et cette psychopathe de Kenzie Stewarts dans les pires péripéties inimaginables l'été dernier. Il n'y avait pas eu de meurtre mais va sans que l'idée avait traversé plusieurs fois l'esprit de Gattina.

« Comment ça, une teu-pu ? »
s'exclama la voisine de chambre de l'italienne. Oui, les Amaryllis comportaient également quelques.. troubles fêtes pour ne pas dire brebis galeuses et arriérées. Le genre de filles qui voulaient à tout prix attirer les louanges des grandes icônes de la confrérie. « Moi, elle m'a dit qu'elle était repucelée ! » Crise d'hilarité, et rires insupportables digne de deux potiches avides de ragots.
« Non, elle a vraiment sorti ça ? "Repucelée" ?
_ Ouais, repucelée, néovierge, un truc du genre !
_ Peut-être qu'elle croit que ça sert à ça, la pilule du lendemain ! »
Rires cristallins bis, Giulia était prête à se cogner la tête contre le mur, amusée par la bassesse de leur conversation, mais assez curieuse pour se demander quelle était la fille qui avait pu sortir une énormité pareille.

Une fois dans le couloir, la jeune femme risqua un œil à l'intérieur de la chambre voisine, découvrant une petite rouquine hilare en peignoir rose et une grande brune en robe à fleurs rouges et blanches.

Giulia, néo-blondinette, marchait à présent en direction de l'entrée de Cambridge Trinité, persuadée que le chemin était plus rapide en passant par le parc. Ça l'était, c'était certain. Si on faisait abstraction des nombreuses embûches qu'on pouvait rencontrer en cours de route. Les types louches qui demandent du feu, les filles qui se plantent en plein milieu de l'allée pour exhiber leurs ongles fraîchement peints, ou bien deux individus trop mystiques..

« Oh toi, toi ! Oooh ! Viens, je veux voir ta ligne de vie »
s'écria un mâle à son attention. Peine perdue, Giulia avait décidé de ne pas interrompre sa course. Sauf qu'elle fut obligée quand la fille à l'air mièvre se planta devant elle.
« Haan, t'es trop une récalcitrante, un peu comme... Joy Division tu vois ! » s'extasia-t-elle en tirant l'italienne vers le banc, déjà occupé par deux hommes âgés d'une vingtaine d'années en moyenne.

« En fait, si vous êtes là vous deux, c'est parce que.. vous êtes les élus ! On attend votre venue sur Terre depuis des années et des années, on vous a enfin trouvé ! »


L'italienne leva les yeux au ciel, déjà excédé par la parlotte incessante des deux détraqués. Elle posa alors un regard sur l'étudiant qui n'avait pas encore piper mot, soucieuse de savoir dans quoi elle venait d'être embarquée, malgré elle pour une fois.

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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: There's always a trap in the end |{Giulia   Mer 23 Juil - 19:25

En vingt ans d’existence, Nathaniel en avait rencontré des allumés, mais aucun n’avait eu l’envie dévorante de lui lire son avenir, et une fac était le dernier endroit sur ce foutu globe où il aurait prit la peine d’imaginer de tels individus. Mais bien entendu, tout ça était sans compter sur la confrérie des green dont les deux spécimens ici efprésent étaient visiblement les plus atteints. Le jeune homme n’écoutait pas un mot du barbarisme des deux individus, se fichant royalement de la manière dont il allait poursuivre son existence, tout ce qu’il voulait, c’était retrouver sa chambre et commencer à lire ces fameux cours de physique.

La blonde fraîchement arrivée eut droit durant quelques secondes à une inspection muette de notre « élu » : était-elle des leurs? Là était la question, qu’il ne se posa d’ailleurs pas longtemps en notant que le style vestimentaire visiblement très élaboré n’avait rien à voir avec celui de sourire niais et de type mystique. L’expression de son visage témoignait d’une envie folle de faire du meurtre au hippie dans la seconde qui suivrait, mais visiblement aucun des deux ne paraissait sensible aux ondes d’inintérêt que lui-même et la poupée dégageaient avec force. Néanmoins, la patience de Nathaniel avait des limites, et aussi jolie soit la blonde prisonnière de cheveux filasses, elle paraissait néanmoins beaucoup trop contrariée pour qu’il ne prenne la peine d’attendre de voir la suite des évènements, sa réaction étant beaucoup trop prévisible. Elle allait se dégager et tracer plus vite que son ombre, prenant peut-être soin de critiquer allègrement l’un des deux greens qui ne seraient pas (en apparence) le moins du monde vexés et l’excuseraient en parlant de l’alignement des planètes. Mon dieu que c’était beau. D’ailleurs, il venait de dégager sa main de celle de type mystique, profitant que l’attention générale soit portée sur la blonde, lorsque sourire niais se mit à parler d’élus.

Bon, rassurez vous, ce ne sont pas les véritables patronymes des deux représentants des greens. En réalité, ils s’appellent Britany et Nelson. Heureusement pour nos deux prisonniers, ils ont, pour le moment, la chance d’ignorer ces données. Nathaniel, qui pourtant avait été présenté à celui qui paraissait être le moins bête des deux, n’avait pas prit la peine de retenir un pareil patronyme, qui, de plus, n’allait pas vraiment avec le personnage… Non, si il avait pu le nommer lui-même, il lui aurait donné un nom du genre Barney. Que tout le monde aurait appelé Barny, Barns ou Bary…

Enfin, là n’était pas la question. Nous en étions restés au moment où Nathaniel jetait un regard inexpressif sur la nouvelle venue et décidait de se tirer définitivement, avant de se souvenir que sa main était prisonnière d’un type qui lui lisait l’avenir.

« En fait, si vous êtes là vous deux, c'est parce que.. vous êtes les élus ! On attend votre venue sur Terre depuis des années et des années, on vous a enfin trouvé ! »


Bienvenue au royaume des allumés. Qui lui avait dit, déjà, de ne pas traîner avec les greens parce qu‘ils étaient pires que tout ce qu‘on avait pu imaginer?
Pourtant, le jeune homme était d’un naturel curieux, et si les deux allumés de troisième années partaient dans un délire à la Matrix, il voulait au moins s’avoir de quoi il s’agissait. D’autant plus que sourire niais était en train de lire les lignes de la main de la blonde qui paraissait à deux doigts de détaller. Il aurait dû partir pendant que leur attention étaient bloquée sur la blonde, et qu’ils étaient tous deux en train de pousser des petites exclamations du genre « Ah » et « Oh fantastique ! », alors qu’ils lisaient leurs mains.

« Euh… Vous avez chopé cette fille au hasard et… »
« Rien n’est dû au hasard, les étoiles avaient prédit cette rencontre, mon vieux »

Heureusement qu’il lui restait assez de logique pour se souvenir que malgré toute envie de faire de nouvelles expériences, se retrouver destiné à une fille qui paraissait n’avoir pour intérêt que son rouge à lèvres, aussi jolie soit-elle, n’était pas absolument un désir absolu.

Il s’était donc levé, passant entre SN et la blonde. Mais à sa grande surprise, quelque chose se passa. Un peu comme dans un de ces films d’action qu’il n’avait jamais trouvé crédibles. Le genre de truc qui n’étaient crus par personne lorsqu’ils arrivaient. Devinez quoi?
Cinq personnes, deux garçons et trois filles arrivèrent et se mirent à les encercler. Une conspiration? Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il se retrouva, pardon, lui et la blonde agacée se retrouvèrent entraînés vers une tente placée à une centaine de mètres de là.

« On fait ça pour votre bien, vous savez. Pour votre bien et celui de la planète »


Dernière édition par Nathaniel Walton le Sam 16 Aoû - 16:51, édité 1 fois
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Orla O'Dombreuill

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MessageSujet: Re: There's always a trap in the end |{Giulia   Mar 5 Aoû - 18:45

(Encore désolée pour le retard)

Peut-être était-ce une plaisanterie. Ou non, encore mieux, une caméra cachée. Oui, la deuxième solution était la plus plausible, et comportait plus d'avantages – quinze minutes pour devenir une superstar, pas de la Factory mais presque. Giulia examina attentivement les lieux, persuadée d'y trouver une équipe de tournage, pour une émission télévisée ou une futilité dans le genre. Aucun signe suspect. Elle s'attarda alors sur le visage de chaque personnes présentes, les scruta un à un en plissant les yeux, l'air suspicieux.
Quand on grandit aux Etats-Unis, entre New York et Los Angeles, tout avait tendance à être GRAND, que ce soit les donuts achetés au supermarché du coin ou bien l'amour que portaient les américains à leur écran de télévision. Malheureusement, ce n'était pas le cas dans les petites bourgades anglaises, proches de Cambridge ou non. Désillusion.
Sans en connaître la raison, type mystique et sourire niais l'excédaient dès que le son de leurs voix parvenaient à ses oreilles. Seul le brun ténébreux, aussi brun que ténébreux d'ailleurs, semblait ne pas être frappé par la foudre et contraint à la camisole de force. Parce que les deux autres hurluberlus sortaient obligatoirement d'un asile, eux. Néanmoins, aucun sourire ne s'étala sur le visage de la jeune femme. Son regard analysait minutieusement les alentours, comptant bien se tirer d'ici au plus vite. Cette histoire d'élus ne la concernaient pas le moins du monde, sauf si c'était pour la place de présidente des Amaryllis.

« Rien n’est dû au hasard, les étoiles avaient prédit cette rencontre, mon vieux »

Qu'on lui tranche la tête ! L'italienne fulminait et ses poings, sans même le remarquer, s'étaient resserrés. A croire qu'elle pouvait commettre du meurtre de hippie, dans la minute, c'était pratiquement certain. Kenzie Stewarts était forcément dans le coin, une poisse pareille – et encore ce n'était que le début – ne pouvait arriver sans que la néo-brunette (oui, apparemment, les changements capilaires étaient en vogue chez les américaines).
Elle resta figée quelques secondes, cherchant la touffe chevelue responsable de ce massacre. Bien le genre de Stewarts d'être une Green Spirit non ? Bon peut-être pas mais dans tous les cas, comment expliquer l'arrivée soudaine de cinq personnes supplémentaires. Elle se mordilla nerveusement la lèvre. Apercevant le grand brun à ses côtés, quelle ne fut pas sa surprise quand les nouveaux arrivants s'agrippèrent à eux, les entraînants vers d'autres cieux.

« On fait ça pour votre bien, vous savez. Pour votre bien et celui de la planète »
« Si tu veux faire de l'humour mec, le moment est assez mal choisi – et lachez moi bordel » fit-elle d'un ton ô combien agacé – ô surprise - en essayant de dégager ses deux bras.
« On fait ça pour votre bien » répéta type mystique, prenant un air affligé alors que le groupe de tortionnaires et ses pauvres victimes élues avançaient vers une tente. Assez surréaliste. Qui aurait l'idée de planter une tente dans le parc de l'université ? Les sourcils de Giulia ne purent s'empêcher de monter haut, très haut, montrant au monde entier sa perplexité. Il ne fallait pas compter sur les Green Spirit pour faire dans l'ordinaire et le conventionnel. La tente ressemblait de près à un tippy indien. La toile de l'habitation avait été décorée par des artistes en herbe et représentait des visages connus des sixties. Hendrix, Joplin entre autres, Warhol également. Morrison dans un coin. Assez.. original et plutôt extravagant. Dans l'esprit « bab-indien-néo-hippie-fan-de-woodsotck ». Il manquait juste le totem.

« Le grand chef vous attend » annonça type mystique en écartant le bout de toile qui faisait figure de porte alors que les cinq gardes-du-corps attitrés du brun ténébreux sans nom et d'une Giulia ronchonneuse se retrouvaient propulsés à l'intérieur. Ouais, ben, niveau délicatesse on a connu mieux pensa la jeune femme, qui avait viré dans la maussade-mood.

« Namasté ! » cria alors une voix nasillarde dans le fond du tippy tip top rétro. Il faisait lourd, très lourd et de l'encens brulait sur une petite table. Tout pour vous faire régurgiter votre petit-déjeuner tardif. Quelques pas plus loin s'entassait une montagne de coussins sur lequel était assis un – jeune – homme aux traits typés simplement vêtu d'une longue tunique blanche qui laissait entrevoir une partie de ses jambes et de ses cuisses, affreusement ridicule pour un type de sa morphologie. Il souriait d'un air béat. Près de lui, deux de ses disciples féminines, habillées très légèrement – ce qui expliquait en partie la béatitude du « grand chef » aux yeux de Giulia. L'une tenait des grappes de raisins dans ses mains tandis que l'autre.. eh bien, l'autre femme était chargée de faire manger « son » mâle.

C'était presque glauque. Elle avait l'impression de se trouver, au choix, dans un film érotique et bidon tourné à Bollywood ou dans un minuscule harem spécial Green Spirit. Disons que cette confrérie faisait office de vide-poubelle, ceux qui n'avaient pas l'intelligence des Xanda ou la grâce (on passera sur la pureté) des Amaryllis, allaient chez les dégénérés du bulbe, pour se faire peindre le corps ou trouver un sens caché au dernier tome de la série des Harry Potter.

La porteuse de raisins reposa son bien et s'empara d'une théière – suréquipé et moderne l'endroit – avant de remplir deux tasses d'un liquide bouillant empestant le citron et, étrangement, l'estragon. Elle les tendit aux deux invités/élus. Après un long moment d'hésitation, elle les fourra dans les mains de nos deux étudiants, sous le regard avide du Graaaand Chef qui choisit ce moment pour prendre la parole.

« Il faut purifier votre corps mes enfants, vous devez évacuer toutes les toxines avant d'entamer... » il s'interrompit, pour mieux ménager son effet « .. avant d'entamer le grand voyage. »

Euh, oui, et sinon le travail, la famille et le chien ? Et sinon, ce thé, le cyanure fait parti des ingrédients ? L'italienne renifla discrètement le breuvage, mourir par empoisement ne faisait pas parti de ses plans pour être honnête.

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MessageSujet: Re: There's always a trap in the end |{Giulia   Sam 16 Aoû - 21:08

Et donc au final, tout ça n’était qu’un piège? Il aurait dû s’en douter, aussi. Faire confiance à un type qui acceptait sans broncher de filer ses devoirs alors que d’autres les auraient fait payer au prix fort était tout bonnement de l’inconscience. De la naïveté. La mère, psy, du jeune homme, n’aurait pas manquer d’ajouter quelques lignes au dossier perso de son fils, accentuant sur le caractère « profondément crédule », qui allait avec certaines formes de dyslexies, et pour une fois, il aurait été le dernier à la contredire. Parce que, vraiment, se retrouver coincé dans une tente sur le campus d’une des facs les plus prestigieuses du globe, c’était fort idiot.
C’était le genre de situation ou on avait la forte impression que l’écartèlement n’était pas loin, et si l’Angleterre n’avait pas été un pays strictement royaliste, Nathanaël Walton n’aurait pas manqué d’émettre l’hypothèse qu’on songeait à le marier à cette blonde qui avait le visage de quelqu’un qui aurait ô combien préféré se retrouver dans une salle d’examen en face d’un devoir particulièrement corsé.
Faisons une pause en effet pour préciser que le jeune homme n’avait pas peur de grand-chose. Ni des extraterrestres, ni de la noyade, ni même d’être enfermé tout seul dans une pièce sombre pendant une durée indéterminée… Mais l’idée seule de se retrouver face à une copie dont il ne comprendrait pas un mot était pour lui terrifiant : vous comprendrez pourquoi le jeune homme avait une réputation de névrosé dans son ancien bahut…

Revenons à nos moutons.

Le jeune homme aurait très bien pu se débattre et les laisser seuls avec leur connerie, leurs utopies à deux balles et leur tente un peu trop bariolée qui aurait fait attraper une syncope à un conservateur de musée, mais avouons-le, comment pouvait-il résister à l’envie de savoir ce qu’ils lui voulaient? Certes, il y avait 90% de chances que le but de ces types bizarres soient de lui ouvrir les poignets, et de mêler son sang à celui de la blonde, pour ensuite enterrer leurs cadavres entre deux ruches, mais d’ici à ce qu’il les voie sortir des couteaux aiguisés, Nathaniel décida de ne pas s’inquiéter, et de profiter de ce qu’il ne verrait sans doute plus jamais d’aussi près : la tanière d’un green ou les us et coutume des humains les plus givrés du campus. Ça pouvait faire un super titre de bouquin, en plus.

« Namasté »

Personne ne sera étonné d’apprendre que les sourcils du jeune homme se froncèrent en entendant cette salutation. Et de voir la suite des évènements : avec un peu de chances, il était en fait en train de dormir à cette seconde précise, avachi sur le lit qui avait porté des générations d’étudiants, et devait la scène particulièrement traumatisante qui se déroulait devant ses yeux à la fumée du joint qu’avait probablement allumé son camarade de chambre. Il planait dans ses rêves, du moins, il pria très fort pour que ce soit le cas, car voir un type se taper un délire « roi des aztèques » n’était pas la définition exacte de l’aventure.

Le grand chef, qui sans doute n’avait de grand que le nom, paraissait particulièrement enchanté de leur arrivée sur son territoire, et, lorsque l’une de ses disciples lâcha son raisin pour leur porter une tasse d’un étrange breuvage, Nath, pour la première fois depuis l’arrivée de la blonde dans ce qu’il appellerait sans doute plus tard « P.F 1.0 » (pour plan foireux numéro un), lui jeta un regard cherchant à savoir si elle partageait son…ahurissement.
C’était n’importe quoi : un moment on était un tranquille étudiant de Physico mécanique, et l’instant d’après on était plongé dans un remake de la momie, cette dernière interprété par un type n’ayant pour tout vêtement qu’un vulgaire bout de tissu attaché autour des reins.

Le jeune homme attrapa la tasse qu’on lui tendait, mais, sa patience ayant des limites, il ne pu s’empêcher de prendre la parole. Enfin, il essaya…

« Non »

Aussitôt qu’il eut prononcé ce mot, tous les regards convergèrent vers lui : celui du type au pagne, des deux groupies, et des cinq gardes du corps. On aurait dit qu’il avait commis l’irréparable. C’était vrai qu’après tout il n’était que le type qui s’était fait prendre en otage par une bande de tarés… quelle idée stupide de vouloir émettre une opposition.
Le regard que lui jeta la fille qui lui avait apporté la tasse parlait de lui-même : un peu comme si elle craignait… Que le chef ne l’ai entendu : ce qui était le cas. Il se leva plutôt brusquement, manquant de faire glisser son pagne sur ses hanches inexistantes et s’approcha de Nathaniel. Après l’avoir observé avec une attention méticuleuse, puis être passé à l’inspection de la blonde prisonnière à ses cotés, il poursuivit :

« On m’avait prévenu que vous seriez résistants… »

Il s’abstint de commentaires, n’osant plus rien dire, alors que l’autre poursuivait d’une voix particulièrement aiguë : il était visiblement irrité.

« …Mais je refuse la moindre opposition : vous êtes destinés à nous sauver tous : toi, ta jolie compagne, vous êtes la clé de notre écosystème : les étoiles l’ont prédit, et vous ne voudriez pas irriter les étoiles, n‘est-ce pas? »

D’un coup sec, comme pour appuyer ses paroles, il fit voler la tasse de Nathaniel, lequel regarda le liquide se répandre lentement sur la toile de la tente, répandant un nuage de fumée brunâtre qui ne le faisait pas regretter d’avoir tenu le brevage loin de son estomac.

Et puis, claquant des doigts, il se dirigea vers l’entrée de la tente, pour être rejoint quelques secondes plus tard par ses deux acolytes, lesquelles avaient au préalables fait asseoir de manière cérémonieuse les deux prisonniers, face à face. Ils se retrouvèrent seuls à l’intérieur de la tente, mais les ombres se peignant sur la toile et les bribes de voix leur laissaient deviner la présence de leur geôliers.

Inutile de dire que Nath était particulièrement… intrigué par ce qui se passait, incapable de se décider à faire quoi que ce soit, si ça n’était peut-être à… Sortir son paquet de cigarettes de sa poche, l’air tout aussi inexpressif que si il était dans un bar à attendre qu’on lui serve une bière. Après tout, qu'est-ce qui était le plus traumatisant? D'être tenu prisonnier par des types qui sont supposés être vos aînés et ne pas vos calculer jusqu'à la remise des dîplomes, ou alors qu'un type au physique ingrat n'aie aucun scrupule à sortir à moitié nu?
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